Dimanche 27 juin 2010

Sur le trajet menant à mon travail, ma curiosité fut piquée par une structure en fil de fer informe et qui prenait forme au fil des jours. La voici achevée et je n’ai pus résister de vous présenter cette belle sirène dont la queue est composée de bouquins en tout genre.

Cette sirène au nom inconnu fait sûrement suite à Zarafa, la girafe immense fabriquée aussi à partir d’une armature en fer et de livres. je l’aimais bien cette bestiole avec ses couleurs bariolées et sa tête délicatement posée entre les branches d’un arbre, vous fixant de son doux regard. Las, elle fut brulée par des supporters de l’OM, ces crétins lobotisés comme en témoigne cet article : « Parade de l’OM » à Marseille. La seconde mort de Zarafa, brûlée « vive » en martyr de la bêtise.


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Apparemment, je ne fus pas le seul attristé car cette sirène à la chevelure onctueuse et à la poitrine somptueuse. De sa présence, elle illumine la ville et mes yeux. Ne sois pas triste, bientôt une autre girafe te tiendra compagnie, vois son armature en cours d’élaboration, attends petite sirène, attends ta girafe charmante. D’ici là, chacun peut déposer et prendre librement des livres dans cette boîte bleue. Une excellente initiative à développer partout !

J’aime beaucoup les initiatives où l’art prend possession d’un espace urbain pour envahir les rues à la rencontre du passant et titiller l’esthétique en nous. C’est le cas de la sirène et de Zarafa mais aussi de l’exposition actuelle qui a lieu à Marseille jusqu’au 8 octobre : Cool Globes / Les Cool Globes vont déferler dans les rues de Marseille.

Sur le même principe d’autres manifestations comme la Vach’Art (voir les photos), des globes représentants la Terre sont éparpillés un peu partout à travers Marseille. Ils évoquent, évidemment par les temps qui courent, la biodiversiré et le déréglement climatique. Toutes les informations sont dans les liens ci-dessus et maintenant place aux photos !

Je me suis bien amusé à les chercher et découvrir au coin d’une rue, d’une intersection. C’est sympa et mine de rien ajoute une touche d’insolisme dans notre espace de vie désincarné par la routine et la banalité. Pour finir mon parcours, voici une vue dégagée sur la mer depuis le vieux port, lieu touristique par excellence et, je l’espère, amateurs de l’art « rural ».

Mosaïques : CultureEvénements

Vendredi 25 juin 2010


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Merci à Djab de m’avoir signalé le dossier du magazine « Pour la science » (juin 2010 – n°392) –
La fusion nucléaire sera-t-elle un jour exploitable ?
. Sa réaction fait suite à mon billet sur un ouvrage de Areva : Tout sur l’énergie nucléaire d’Atome à Zirconium où j’avais conclu par une mention brève sur la fusion nucléaire.

Fission nucléaire

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Quézaco ? Contrairement à la fission nucléaire qui consiste à libérer de l’énergie en « cassant » le noyau d’un atome lourd (comme l’uranium et le plutonium) en plusieurs noyaux plus légers, la fusion nucléaire consiste à dégager de l’énergie par fusion entre des noyaux légers.

Fusion nucléaire

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De toutes les réactions de fusion entre les noyaux légers, c’est la fusion du deutérium et du tritium, deux isotopes lourds de l’hydrogène, qui dégage le plus d’énergie et qui est considérée comme la plus prometteuse. Seulement, pour arriver à créer cette énergie considérée comme « propre » (pas ou peu de déchets radioactifs) et « fabuleuse » (illimitée et libération d’énergie plus grande que celle de la fission nucléaire), il reste à surmonter des nombreux obstacles sur le plan technologique et théorique. Ce sont les interrogations et les limites que fait le tour du dossier du magazine « Pour la science ».

Sans entrer dans le pessimisme ni la critique gratuite, l’enthousiasme ne doit pas nous faire oublier tout ce qu’il reste à faire dans les prochaines décennies. Décennies ? Et oui, c’est le minimum considéré avant que nous sachions maîtriser d’abord puis exploiter toutes les applications de la fusion nucléaire tellement l’enjeu est important et les défis nombreux à surmonter. Le dossier a pour mérite de révéler une réalité bien plus complexe et plus passionnante aussi.

Je fus surpris de découvrir une autre voie prometteuse pour arriver à la fusion nucléaire : le contrôle par confinement inertiel. Cela consiste à comprimer une microbille grâce à des centaines de laser puissants. L’autre voie est le contrôle par confinement magnétique dans des tokamacs, structures toriques contenant un plasma dans des conditions de température et de pression extrême (cf liens ci-dessous). Or, la voie magnétique est beaucoup plus médiatisée que celle des lasers et c’est dommage.

C’est vraiment intéressant à lire et je vous invite aussi à parcourir l’article de Dr Goulu – la fusion thermonucléaire – où il explique pourquoi la fusion nucléaire que nous tentons de maîtriser n’a rien à voir avec celle du soleil, bien que le contraire soit affirmé par les médias !

Pour en savoir plus sur…

* la fusion contrôlée par confinement inertiel

- Un pas de plus vers la fusion nucléaire contrôlée ?
- Le NIF testera la fusion nucléaire en 2010

* la fusion contrôlée par confinement magnétique

- Tout sur l’ITER
- La fusion contrôlée : le rêve du nucléaire « propre »

Mosaïques : CultureLectures

Mercredi 23 juin 2010

Suite à mon billet, L’influence des bactéries dans la flore intestinale humaine, des pertinents lecteurs m’ont fait remarqué que notre organisme tolérait les millions de bactéries présents dans notre tube digestif, au niveau de l’intestin et du colon. Comment sont-elles tolérées par le système immunitaire ? Je fus sans voix et c’était là, un excellent sujet pour un autre billet !

1) Nous avons un trou qui traverse littéralement notre corps. Il est ouvert aux deux extrémités, la bouche et l’anus, il est long, complexe et sinueux mais n’empêche. C’est bel et bien un trou que nous nommons « tube digestif ». On avale d’un côté et ça sort de l’autre. Pour s’en convaincre, il suffit de trouver une source de lumière puissante et éclairer l’anus pour voir la bouche s’illuminer (ou vice-versa). Quoi, ça ne marche pas comme ça ? Bref, la lumière qui nous baigne et qui entre dans notre bouche est la même que celle présente dans notre tube digestif. C’est le meilleur moyen pour distinguer l’extérieur de l’intérieur.

2) Notre peau est exposée à l’extérieur et donc à toute la faune microbienne. Pourtant, nous n’en tombons pas malade en permanence grâce à l’épithélium, une couche de cellules étroitement juxtaposées et associées les unes aux autres grâce à des jonctions intercellulaires. L’épithélium constitue une interface avec le milieu extérieur et donc une barrière physique que les micro-organismes ne peuvent franchir. De même, les intestins sont recouverts d’un épithélium (formée d’une seule couche de cellules) au niveau des villosités d’où la tolérance du système immunitaire envers les bactéries. De plus, cette barrière est capable de sécréter en continu une fine couche de glaire dans laquelle viennent se coller des particules étrangères (poussière, microbe) avant d’être éliminées.


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3) Cependant, cette explication ne suffit pas car l’épithélium intestinal a aussi pour rôle de faciliter le contact entre les nutriments contenus dans la lumière de l’intestin grêle et le sang, c’est l’absorption intestinale. Il faut savoir que l’intestin grêle peut être long d’au moins 8 mètres et présenter une grande surface de contact grâce à ses villosités, équivalente à celle d’un terrain de football (300 m2). Rien à voir avec la peau (1.5 m2) ! Comment les aliments pourraient passer sans déclencher une réaction du système immunitaire et pas les bactéries ? En fait, les aliments sont dégradés (découpés) en acides aminés, les « briques » des protéines, eux-mêmes constituant des cellules. De ce fait, ils ne sont plus allergéniques et peuvent passer dans le sang sans souci.

4) Et les bactéries ? D’abord, ce sont des bactéries commensales, c’est à dire qu’ils vivent des déchets qui se trouvent à l’extérieur de nos tissus comme la peau, le tube digestif, la bouche… Elles ont colonisé très tôt le tube digestif des nouveaux-nés, 24h après pour être précis. Or, durant notre croissance, le système immunitaire apprend à distinguer le « soi » (nos cellules) du « non soi » (toute présence étrangère). Il empêche que les commensales ne pénètrent dans les tissus ou ils pourraient causer des infections. Il existe un petit risque que les microbes peuvent pénétrer avant que l’hôte ait pu construire une défense efficace, c’est la maladie infectieuse. Il se pourrait alors que le contact permanent avec la flore bactérienne rend les défenses plus « tolérantes » jusqu’à atteindre un équilibre. En fait, ce sont des pathogènes facilement domptables même si le jeu du chat et de la souris n’est pas encore entièrement élucidé.

5) Pour finir, Les bactéries commensales sont parfaitement adaptées pour survivre dans le tube digestif et tout le monde s’y retrouve : stimulation continue de notre système de défense, digestion facilitée (dégradation des molécules par les bactéries), « place occupée » donc pas de champ libre pour les intrus non désirables, apport alimentaire pour les micro-organismes, etc. Qu’un intrus arrive à s’installer en profondeur et c’est le déséquilibre où même les bactéries commensales peuvent se retourner contre nous.

Plus de détails…
- Tube digestif et système immunitaire
- Cellule épithéliale
- La tolérance du système immunitaire du tube digestif

Mosaïques : HumanusScience

Dimanche 20 juin 2010

Qui se colle contre une falaise abrupte, les jambes flageolantes au lieu de boire son apéro vautré dans la chaise longue. « Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? » était sa vertigineuse pensée. Tout ça pour faire plaisir aux amis qui lui ont offert un cadeau d’anniversaire, les salopards !

Hum, y’en a qui sont perdus là bas alors retour en arrière. Au commencement était le Verbe : agir ! Agir en sélectionnant une activité parmi d’autres proposées par le guide des sensations offert par les amis pour mes 25 ans. Hier, j’ai commencé à utiliser ce précieux cadeau en sélectionnant la Via Ferrata (les amis n’y sont donc pour rien, pas ma faute si je choisis toujours les trucs casse-gueule). C’est parti pour Digne-les-bains et me voilà au pied de la falaise proprement dite, en compagnie d’un guide (quand même !) et de deux autres participants.

Rocher de neuf heures

Le principe de la Via Ferrata est d’offrir les mêmes frissons de l’escalade à un large public à l’aide de barreaux et de câbles. Les sensations fortes peuvent êtres décuplées par la traversée de ponts suspendus ou l’utilisation de tyroliennes. C’est comme ça que le frisson m’a pris quand j’ai escaladé la première échelle et que j’ai eu le malheur de regarder le vide derrière moi, bien que sachant pertinemment qu’il ne faut jamais le faire. Résultat : mes jambes se sont mis à trembler légèrement…

Chemin de barreaux en métal

A la longue, j’ai pu maîtriser mon appréhension même si elle ne m’a jamais quittée et de mieux profiter du parcours, les pieds jugés sur des prises parfois pas plus gros que le bout de mon pied ! Par contre, j’ai adoré la traversée des ponts suspendus au-delà du grand vide. C’est rigolo que je me sente plus à l’aise dessus que perché sur les barreaux, contrairement aux deux autres grimpeurs. J’enviais le guide qui se sentait à l’aise blaise, les pieds croisées, corps penché en arrière, maintenu par son baudrier.

Pont suspendu

La vue valait largement le coup avec une vue prenant sur la vallée. Le soleil n’était pas au rendez-vous mais ce n’est pas plus mal, il ne faisait pas trop chaud. Finalement, le parcours fut plus court et moins physique que je pensais. La Via Ferrata du Rocher de neuf heures est classée AD+ (assez difficile), soit 3/6 (1 = F ou Facile à 6 = ED ou Extrêmement difficile). Donc pour une première fois, c’était parfait. J’avoue que je suis bien tenté d’en refaire une autre un peu plus longue et physique.

Vue sur la vallée

Pendant l’ascension, j’ai eu de nombreuses occasions d’admirer de près cette bestiole qui m’intriguait car elle se retrouvait partout : sur les sentiers, sur les parois verticales, dans les grottes aériennes, la tête en bas, la tête en haut, et hop que je monte et hop que je descends, les lois de la gravité ? Connais pas ! J’ai pu aussi admirer l’acrobatie des hirondelles qui descendaient en piqué, en rasant la paroi rocheuse ou bien viraient à la dernière minute, impressionnant.

Bestiole à pattes

La prochaine fois, j’espère être en compagnie plus silencieuse. J’ai fini par détester le bavardage incessant du guide avec les deux autres grimpeurs. La communion avec la nature, tu peux repasser avec leur pénible jacasserie. C’est pourtant pas compliqué de la fermer de temps en temps pour profiter pleinement avec ses yeux et son corps !

Mes amis, ce n’est que la première activité de l’été.
A suivre donc !

Mosaïques : En vracMôa ! Et vous...

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