Jeudi 22 juillet 2010
Ayé, je me suis enfin décidé à mettre à jour la Noosphère ou blogroll (quel vilain nom !) ou blogosphère (c’est déjà mieux). J’ai réussi à scier le baobab dans ma main. Maintenant, vous pouvez avoir un aperçu de mes centres d’intérêt :
- la bande dessinée, grande passion depuis mon enfance !
- mes blogueurs scientifiques, sorry si je ne cite pas tout le monde…
- les illustrateurs que je suis régulièrement, ils le méritent bien.
- le trop méconnu Linux qui a révélé une autre voie de la Force au jeune Padawan que je suis !
- les incontournables liens scientifiques contre l’obscurantisme et les idées reçues
- sans oublier l’inclassable, petite liste de pépites dont je ne savais trop où placer
J’ai d’autres passions mais je préfère éviter une liste longue comme mon ex-baobab. J’en profite aussi pour partager une bonne nouvelle : l’ouverture du blog de la Gotton ! Celle là même qui a accepté de faire une petite bannière pour Sirtin. Quoi, vous la connaissez pas ?! Alors, foncez la découvrir en cliquant sur l’image et excusez-là si le blog est encore vide. C’est qu’elle l’est tout neuf, l’est tout jeune !
Mosaïques : En vrac • Môa ! Et vous...
Mardi 20 juillet 2010
Pas vraiment le temps, pas vraiment l’envie, fait chaud, le soleil le tente, la fraîcheur le soulage, pas d’idées claires, pas de pensées nettes, travailler en été, quelle idée ! L’arlequin a quitté son costume bariolé pour un petit temps. D’ici qu’il le remette et retrouve sa tête, voici un fond d’écran qu’il viens d’installer et qui représente une division cellulaire.

Sympa, non ? J’en profite pour faire connaître Vladstudio, site que j’adore pour les fonds d’écran proposés et ses travaux sur l’image plus généralement. L’arlequin peut se reposer l’œil serein, il a posté un article à contenu scientifique ! Quoi, c’est rien du tout, juste du baratin ? Peut être mais contemplez la division cellulaire et faîtes un petit sourire aux cellules qui se divisent et meurent dans votre corps, inlassablement, sans répit, qu’il fasse chaud, qu’il fasse froid. Chapeau bas !
Dimanche 18 juillet 2010
Hop, hop, un petit jeu où je me suis bien amusé. Hop, hop, c’est ce que doit faire littéralement le petit pixel pour avancer, hop, hop ! Puis, en attrapant le nombre de pixels demandé en haut à gauche de l’écran, le pixel se verra muni d’une fonction plus élaborée. Il progresse quoi !
Ce n’est pas compliqué, il faut juste être patient pour traquer tous les pixels, persévérer si un pixel semble inaccessible tout en étant sur le point de le choper. Oui, c’est énervant et c’est pour ça que je mets le jeu ! Mais une fois, arrivé à la fontaine, but du jeu, quel soulagement d’en avoir fini (si vous n’avez pas abandonné en cours de route).
Allez, hop, hop !
Cliquer sur l’image pour jouer

Mosaïques : Jeux • Môa ! Et vous...
Vendredi 16 juillet 2010
J’avais proposé un petit jeu il y a une semaine, jour pour jour. Le but consistait à retrouver le sens des pictogrammes ci-dessous.

Voici donc la réponse :
- 1 = Les aveugles
- 2 = Les mentaux
- 3 = Les rouleux
- 4 = Les sourds
Ici, je me suis amusé à inverser les symboles en choisissant de représenter une certaine population par leur avantage, leur point fort et non par leur faiblesse. Ainsi, les aveugles sont représentés par leur oreille et les sourds par leur œil. Ils ne sont plus des handicapés mais des avantagés : avantage visuel ou auditif. Quant aux rouleux, j’ai pensé à un biceps bien musclé mais ce n’est pas forcément le cas pour tous alors j’ai choisi d’ôter le fauteuil pour se concentrer sur l’arc qui personnifie la volonté. Pour les mentaux, le symbole en lui même est joli et je n’ai pas eu le besoin de changer mais j’avoue que je connais très mal cette population. Du point de vue extérieur, ils pourraient être à plaindre mais que savons-nous de leur point de vue intérieur ? Je me garderais bien de porter un jugement et je regrette juste de ne pas mieux les connaître pour identifier leurs points forts.

[Source image de gauche] + [Source image de droite]
A comparer avec les pictogrammes d’origine qui représentent des handicapés : handicapé visuel, handicapé auditif, handicapé mental et handicapé moteur. Quel contraste dans le choix des mots et donc de la manière de les considérer. Cette manière se retrouve vite dans les dessins où c’est le manque, la perte criante qui est mise en avant.
Je sais de vécu qu’il est très facile de passer de l’affirmation « tu n’as pas » à « tu ne peux pas » et devoir porter cette étiquette en permanence. Dès l’enfance, le regard de l’autre t’enferme dans la négativité, l’incapacité en se focalisant sur tout ce que tu ne peux pas faire. Très rare sont ceux te considère sous l’angle de la capacité, sur ce que tu as de plus par rapport aux autres, ce petit grain de sel qui fait ton originalité, ta force et que perdrais si tu étais comme les autres. C’est pourquoi je m’amuse à demander aux amis sourds « qu’est ce que tu perdrais si tu devenais entendant ? » et bien rare sont ceux qui peuvent me dresser une liste spontanée. La liste des malheurs, quant à elle, est déjà établie dans leur tête mais de qui vient-elle ? De eux mêmes ou de leur entourage ? C’est pourquoi je propose d’inverser le sens des pictogrammes pour obtenir un nouveau regard.
Je ne vais pas non plus nier d’un bloc tous les désavantages qu’entraînent le manque ou la perte d’un organe et, sans aller jusqu’à l’optimisme de Pangloss qui, selon Candide, est « la rage de soutenir que tout est bien quand tout va mal », il est bien de temps en temps d’inverser un peu les valeurs et de montrer ce qui fait notre force, notre avantage que nous pourrions utiliser au maximum.
Ces deux regards ne sont ni meilleur ni pire l’un de l’autre, ils renferment chacun une parcelle de vérité, une facette d’un miroir dégrossissant. Je fais simplement remarquer que le point de vue « optimiste » est celui du vécu, du social que je porte en moi et l’autre point de vue « pessimiste » est avant tout médical et donc scientifique. C’est là que ma pensée veut véritablement s’exprimer tout en peinant à prendre forme. Pendant mes études scientifiques, j’ai rencontré des professeurs, des scientifiques qui partageaient leur savoir mais chaque fois ils étudiaient le handicap sous un angle réducteur en ne considérant que l’organe ciblé et non la personne elle-même. Je comprends ce point de vue et je peux le partager mais quelque part ça me crispe toujours et je trouve dommage d’oublier de prendre en compte l’ensemble et non seulement la partie.
C’est ainsi qu’en moi véhiculent le regard scientifique et le regard social et qui parfois s’entrechoquent, prennent des directions opposés tout en s’enrichissant mutuellement. Je pense, sans verser dans la prétention, que cela me confère un avantage certain de pouvoir manier le vécu et la distance, de maîtriser à fond son sujet tout en intégrant d’autres facettes. Après tout, un(e) scientifique est avant tout une femme ou un homme donc pris dans le moule des valeurs de la société actuelle. Cependant, quand je m’aperçois que beaucoup de scientifiques se focalisent sur une très petite partie d’un organisme, par exemple un gène, une protéine, une cellule… et qu’ils en tirent des conclusions pas toujours honorables, je me dis qu’ils ont oublié l’ensemble, ils ont oublié la personne, l’organisme. Je pourrais être un spécialiste des mécanismes de l’épilepsie mais je n’aurais pas le vécu des épileptiques et leur savoir dans ce domaine vaut aussi bien le mien, c’est simplement différent.
Est-ce que les scientifiques s’en rendent vraiment compte ? Je pense : « pas toujours ». Tout leur savoir ne vaudra jamais le vécu et je suis persuadé que les axes de recherches en seraient bouleversé si le vécu s’ajoutait à la démarche scientifique. Allez, les avantagés, bougez-vous les fesses ou tout autre partie du corps quel qu’il soit, du moment qu’il nous mène vers l’avant !
PS : je ne sais pas si je fus clair mais j’envoie une petite pensée à ceux qui ont participé au jeu.
PS 2 : l’inverse est vrai aussi, le savoir scientifique ne peut qu’enrichir le vécu, l’approfondir et le compléter.
Mosaïques : Cogitations • Science
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