Mardi 13 juillet 2010

Après Prodigieuses créatures, j’ai eu envie de lire un autre roman de Tracy Chevalier, ce fut « Le récital des anges ». Peut être un clin d’œil au poème de Emile Nelligan ?

Plein de spleen nostalgique et de rêves étranges,
Un soir, je m’en allai chez la Sainte adorée
Où se donnait, dans la salle de l’empyrée,
Pour la fête du ciel, le récital des anges.

[Lire la suite...]

Bref, l’histoire se passe à Londres, en janvier 1901, date de la mort de la reine Victoria. Chaque famille doit se rendre au cimetière comme le veut la coutume. Du fait des tombes mitoyennes, les Waterhouse et les Coleman se feront connaissances, en particulier leurs filles, Lavina et Maude, sans oublier Simon, le fils du fossoyeur qui s’était caché derrière une tombe. Ils deviendront les meilleurs amis, le trio se rencontrant souvent au cimetière pour jouer et partager leurs secrets. Pourtant, ils n’ont pas beaucoup de points commun : Simon est un « vilain garnement » d’une famille modeste qui se réduit à un père fossoyeur ivrogne et à un grand-père fossoyeur enterré au cimetière même. Lavinia est une tête à claque qui me donne envie de lui bourrer la gueule à coups de pied tellement elle est à cheval sur les conventions sociales et imbue d’elle même. Heureusement que Maude me sauve de la migraine avec sa lucidité, peut être à cause de son délaissement par une mère ne vivant que pour et par elle.

L’histoire conte les relations des personnages au fil des années, sous fond de l’époque victorienne (encore !). Chacun s’exprime à tour de rôle, un peu comme au théâtre et la vie poursuit son bonhomme de chemin. Jusqu’au jour où la mère de Maude épouse la cause des suffragettes pour le droit de vote des femmes et là, rien ne va plus alors qu’avant ce n’était pas terrible pour Maude… La cause des suffragettes est intéressante mais je trouve dommage qu’elle soit réduite le point de vue d’une femme ne sachant vivre, ni pour elle, ni pour les autres.

En bref, l’histoire n’est pas mal et plaisante à lire mais je préfère de loin « La jeune fille à la perle » et « Prodigieuses créatures ». Une chose est sûre, je déteste l’époque victorienne, je suis content de ne pas avoir vécu dedans, trop farouche pour perdre ma liberté de pensée et de comportement, disant merde aux conventions sociales, ‘acré nom d’dieu !


[Scan couverture]

Mosaïques : CultureLectures

Dimanche 11 juillet 2010

Charmant ! C’est le seul mot qui me reste en tête à la fin de la lecture du livre « Miss Charity » de Mary-Aude Murail. Charmant, un mot tellement « Angleterre victorienne », époque où naît et grandit une fille au nom de… Charity. Au début de l’histoire, la pauvre fait triste mine avec sa famille coincée du balai dans le cul, entre sa mère envahissante, bavarde, pipelette et son père digne avec ses favoris en forme d’oreilles de cocker, lointain et muet. Les deux parents ont en commun de considérer Charity comme un bibelot guère plus différent du mobilier de la maisonnée.

L’histoire aurait pu être triste et barbante mais la fille fait preuve de créativité pour échapper à sa morne routine et fuir la folie d’ennui qui la menace perpétuellement. Comment ? En s’intéressant à la nature, botanique, études de champignons, esquisses d’aquarelle, élevage hétéroclite d’animaux en tout genre : lapin, crapaud, escargots, souris, canard… Elle est entourée également de sa bonne, Tabitha d’origine écossaise, à moitié folle, voyant le mal partout, et de sa préceptrice Blanche, petite Française snobée par les respectables dames anglaises, sentimentale comme le sont les Françaises.

Son enfance fait d’elle, malgré elle, une « originale » destinée à finir vieille fille, son destin est tracé pour la société. Son enfance lui confère, malgré elle, une personnalité forte et indépendante, mêlée de naïveté et hardiesse, dotée d’un esprit scientifique. Elle peut gagner sa vie tout en ignorant de la vie en elle-même, la vie grouillante de Londres.

J’ai aimé le livre pour son histoire simple, son écriture agréable et drôle, sa satire de l’époque victorienne, pesante avec ses conventions sociales. Le livre est destiné aux enfants, étonnant quand on sait qu’il fait 650 pages mais les adultes auraient tort de le bouder et de rater les jolis dessins qui agrémentent les pages. Vraiment charmant !


[Scan couverture]

Mosaïques : CultureLectures

Vendredi 9 juillet 2010

Ayé, des pensées à portée scientifique et sociale m’ont assailli l’esprit, faisant de moi un pseudo-penseur à deux balles. Mais là, impossible de les sortir tout de suite, il a fallu les mariner, les cocotter jusqu’à trouver leur forme pour qu’elles daignent enfin s’exprimer au delà du ça, du moi et du surmoi (vous voyez que je raconte n’importe quoi, mariner des pensées est une activité dangereuse).

« D’accord, d’accord mais quelles pensées bordel ! » s’impatientera (à juste titre) l’internaute. Oh là, doucement, avant de les propager sur le Net, je te propose un jeu. Oh, trois fois rien, un petit jeu de rien du tout ! Saurais-tu me dire le sens des pictogrammes ci-dessous ?

Allez, hop, en commentaire, dis-moi ce que représente et ce signifie les pictogrammes :

  • 1 ?
  • 2 ?
  • 3 ?
  • 4 ?

La réponse dans une semaine, jour pour jour, le vendredi 16 juillet.
Avec mes pensées, cela va de soi.

Mosaïques : CogitationsScience

Mercredi 7 juillet 2010

En juin, j’aurais vu pour la première fois un feu de la Saint-Jean, un feu immense qui fait suer en été et qui est un prétexte à la fête. En fait, il s’agît d’une longue tradition (expliqué par notrefamille) que je connaissais de nom sans avoir jamais vu. C’est chose faite maintenant.

C’est impressionnant de constater comment la chaleur peut s’étendre au point de roussir les feuilles des arbres (et les poils des jambes). Les pompiers n’étaient pas loin au cas où. Je les ai vite oublié devant les bonnes crêpes, le cidre et les jeu de fléchette. J’aurai gagné un petit flacon pour faire des bulles de savon et je me suis amusé à les photographier devant le feu.

Je me suis posé la question, « pourquoi le feu est orange ? » et j’ai cherché un peu mais le sujet est bien plus complexe que je ne pensais. On verra si j’en reparlerai ou pas. d’ici là, c’est l’été pour de bon qui arrive, chouette !

Mosaïques : Môa ! Et vous...

6 articles aléatoires

Depuis quelques temps, la rumeur courait courait: il était possible de faire du pop-corn avec des téléphones portables ! Il suffit de les disposer en croix autour de quelques grains de maïs puis les bipper. Un événement qui fait le tour d’Internet, au point qu’il est qualifié de « buzz de l’été »… La preuve par la [...]

C’était destiné à ma douce mais je l’ai pris sans remords (et avec sa permission quand même, terrible douce). Quoi donc ? Le premier tome des chroniques d’Alvin le faiseur, « Le septième fils ». Outre une superbe couverture et une bonne qualité du papier, particularités qui font exception parmi les livres de poche, je fus emporté [...]

Qui se colle contre une falaise abrupte, les jambes flageolantes au lieu de boire son apéro vautré dans la chaise longue. « Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? » était sa vertigineuse pensée. Tout ça pour faire plaisir aux amis qui lui ont offert un cadeau d’anniversaire, les salopards ! Hum, y’en a qui [...]

Hop, hop, niveau trois du stage IELSF (Initiation d’enseignement de la langue des signes française) que je suis à IVT ! Foi de l’expression corporelle et du travail de la découverte de soi-même par des techniques proches du théâtre comme c’était le cas dans les deux premiers niveaux. Cette semaine, nous avons abordé l’histoire des [...]

Les frapadingues de chat qui me servent de mère et de soeur raffolent des vidéos de chat. C’est donc à elles et à tous les passionnés de chat que je fais (re)découvrir deux grands classiques : Simon’s cat : animations drôles et justes de son chat. I am Maru : la vie trépidante d’un chat [...]

Grazie à la Meya qui a réagi à mon article sur l’urine. Elle me fournit le sujet du jour alors que j’étais en panne d’idées (oui, oui, ça m’arrive !). J’y pense, à propos de l’urine, j’avais lu que si t’es blessé et que tu n’as pas d’antibactérien ou autre truc pour nettoyer la plaie, [...]

Merci à : La Gotton pour la bannière, à Meyabulle pour son soutien et à Vincent pour ses conseils.