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Mardi 9 mars 2010
Aaah, fourrer son doigt dans le nez, quel plaisir ! Mais si, mais si, vous l’avez tous fait au moins une fois dans votre p’tite vie. Le doigt qui se promène dans la narine, touillant consciencieusement de fond en comble, l’ongle s’arrêtant sur les crottes (dures ou molles) pour les gratter et les éjecter, voire même les manger pour les plus aguerris en suçant le doigt. Seulement, il arrive parfois que les crottes s’agglomèrent dans une touffe de poils et ça tire et ce n’est pas agréable. Vous avez beau gratter, ça ne veut pas partir alors il n’y a pas 36 solutions, soit vous laissez comme ça en cachant du mieux la touffe poilue crottée, soit vous prenez votre courage à deux mains en insérant deux doigts en forme de pince pour tirer d’un coup sec la touffe ou le poil de nez.
RROGNTUDJUUUU !!!
Cette injure à la Prunelle ne saurait décrire la désolation qui vous empare: la douleur vive qui manque de vous arracher le nez, accompagnée d’une larme torrentielle à l’œil. Ça ne rate jamais ! Combien de fois vous m’avez demandé : « Mais pourquoi on pleure quand on arrache un poil du nez ? » (c’est peu dire la gravité du sujet). N’ayez crainte manantes et manants, votre preux chevalier s’en est allé par vaux et par monts vous rapporter un semblant de réponse. Déjà, penchons nous un peu sur l’anatomie de l’appareil lacrymal, cet ensemble d’organes qui permet de produire des larmes.

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Sous l’effet de différents stimulus (irritations, émotions, lumière excessive…), les larmes sont produites par la glande lacrymale, située dans l’orbite oculaire, et débordent de l’œil si elles sont produites en trop grande quantité. Sinon, elles se déversent dans le sac lacrymal via le canal du point lacrymal puis dans la cavité nasale (les flèches noires représentent le trajet des larmes). Veuillez m’excusez si je simplifie trop mais je ne veux pas me lancer dans les détails.
Sachez simplement que les glandes lacrymales sont innervées par le nerf facial VII. Or, les poils du nez (ou vibrisses) et les fosses nasales sont innervés par le nerf trijumeau V. Lors de la présence de poussières ou de certaines molécules irritantes, un signal nerveux est envoyé au cerveau via le nerf trijumeau V. Le cerveau va ensuite commander l’éternuement ou bien envoyer un autre signal nerveux au nerf facial VII afin de provoquer une réaction des glandes lacrymales et donc une production des larmes.

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La solution apportée par le preux chevalier est donc la suivante : arracher un poil du nez provoque une stimulation du nerf trijumeau V qui se propage ensuite jusqu’au glandes lacrymales via le nerf facial VII. Votre larmoiement est en réalité un réflexe automatique et indépendant de votre volonté, qu’elle soit d’or, d’arain ou d’acier.
Maintenant, sauriez-vous répondre à cette question : « Quel est le nerf le plus long du corps humain ? ». Réponse en commentaire !
Vendredi 19 février 2010
Les assidus auront remarqué que le blog était un peu vide cette semaine. Les autres n’auront rien vu puisque je viens de rattraper mon retard. La raison de cet « abandon » passager ? Le fait d’avoir suivi une formation d’une semaine dans l’association Petits débrouillards, commencée samedi dernier pour se terminer hier soir. Le but ? Devenir animateur scientifique ou du moins acquérir les bases pour intervenir plus tard auprès des enfants dans divers lieux et occasions : écoles, centre de loisirs, festivals, fête de la science, etc.
J’y suis allé parce que je n’ai toujours pas trouvé du travail et je commençais à tourner un peu en rond et c’était également l’occasion de voir une autre manière d’aborder la science et de la faire découvrir aux autres, surtout les enfants. Ce qui m’a plu dans la philosophie de l’association, c’était l’acquisition des connaissances par l’expérimentation et le questionnement. Autrement dit, les réponses ne sont pas apportées sur un plateau mais construites progressivement avec l’enfant dans le respect de la démarche expérimentale. Plus facile à dire qu’à faire…
Je ne regrette pas de l’avoir suivi car j’ai appris plein de choses qui m’ont donné envie d’aller plus loin et d’intervenir de temps en temps auprès des écoles. Le blog c’est bien mais ce n’est pas le même public, ni le même contact. Cela m’a permis de rencontrer plein de monde avec qui je me suis bien entendu, voir des nouvelles têtes est toujours enrichissant et c’est une bouffée d’air pour moi. Les formatrices ont réussi à mettre de l’ambiance et nous voilà redevenus enfants à expérimenter, loin des certitudes parfois fausses des adultes.
Affaire à suivre…

En savoir plus…
- Petits débrouillards national
- Petits débrouillards PACA
- Wiki débrouillard
Jeudi 11 février 2010
Je regrette qu’il n’y ait pas assez de chansons sur la science (lire: Le regard du poète et le regard du scientifique) alors quand j’en tombe sur une, c’est l’occasion de la diffuser ! Par la même occasion, je rends hommage à Boris Vian, poète, chanteur, musicien mais aussi ingénieur de l’Ecole centrale. Un de ces touche-à-tout comme je les aime !
Je chante des chansons
Pour distraire les savants
Qui font des réactions nucléaires
Un thème populaire
C’est celui des protons
Et de ses amours avec les neutrons
Lorsque l’uranium
Approche sa fission
C’est moi qui met ça en musique
Le type à la pomme
Le dénommé Newton
N’avait pas prévu c’t'invention
Je chante Heisenberg et Nils Bohr et Fermi
Et les grands physiciens atomistes
Les trucs de Meismer et de Joliot-Curie
C’est ça qui m’passionne dans la vie
Je chante Hahnemann et le coup des quanta
Et la mécanique ondulatoire
Pour sûr qu’ils en ont des idées dans la poire
Les mecs qu’ont inventés tout ça
Et je chante Albert
Einstein de son nom
Qu’est un gars fantastique
Sans lui l’univers
Pourrait faire ballon
Personne saurait jamais qu’c'est rond
J’y pense brusquement
Pour distraire mes savants
Vaut ptète mieux leur parler d’autre chose
Des lis et des roses
Et des fraisiers grimpants
Et des filles que l’on trousse dans les champs.
Samedi 30 janvier 2010
Après la sarabande du sexe pendant le jour du Saigneur, nous allons évoquer l’identité sexuelle en ce jour du Sabbat (S comme Sexe) . Une paire de couilles depuis la naissance, des caractères en plus comme des poils ou une barbe depuis la puberté et me voilà homme pour l’éternité. Je ne me suis jamais posé de questions sur le fait si j’étais homme ou femme, ça me semblait aller de soi. Finalement, je me suis rendu compte que c’est plus compliqué que ça. Il existe en fait trois types de sexe : biologique (1), social (2) et psychologique (3).
Le sexe biologique lui-même est défini à trois niveaux qui sont :
- le sexe génétique. La présence des chromosomes sexuels X et Y déterminent le sexe de l’individu dès la fécondation bien que l’appareil génital soit indifférencié au départ. Les femmes sont « XX » et les hommes « XY ».
- le sexe gonadique. Les gonades se développent ensuite sous l’expression des gènes présents sur les chromosomes sexuels. Elles se différencient en ovaires pour les femmes ou en testicules pour les hommes.
- le sexe phénotypique. Il s’agit de l’apparence des organes génitaux à la naissance puis de l’apparition des caractères sexuelles secondaires (pilosité, rondeur, masse musculaire, voix…) à partir de la puberté sous l’effet des hormones sexuelles (testostérone chez l’homme et oestrogène chez la femme). A ce moment, l’appareil génital est fonctionnel et l’individu peut engendrer une descendance.
Vient ensuite le sexe social qui correspond à la conception de la société sur ce qui est féminin et ce qui est masculin. Plus précisément, ce terme renvoie à l’éventail des rôles et rapports déterminés par la société, aux traits de personnalité, aux attitudes, aux comportements, aux valeurs, à l’influence et au pouvoir relatifs que la société attribue aux deux sexes en fonction de leurs différences. Aux filles sont associés : la couleur rose, les poupées, le bavardage, le contact humain, la douceur tandis que les garçons font preuve d’agressivité, sont virils, se repèrent dans l’espace, partent à la chasse puis au travail, etc. Ce sont autant de représentations fixées par la société. Il existe d’autres sociétés où une femme peut avoir des comportements ou des prérogatives tenus pour masculins, et inversement un homme peut assumer des traits culturellement marqués comme féminins. . C’est le cas pour les Tchambulis où les hommes prêtent une grande attention aux soins du corps et à la coquetterie alors que les femmes doivent être rudes et fortes pour être efficaces dans la gestion des richesses sociales. Si cela ne suffisait pas, voici d’autres exemples de stéréotype qui définissent le sexe social selon notre société (je dis bien des stéréotypes qui n’ont aucune base biologique valable).


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S’ajoute enfin le sexe psychologique qui est le fait de se sentir homme ou femme. Dans la majorité des cas, le sexe psychologique de la personne est en accord avec son sexe anatomique qui est le repère principal. Pour certains, il existe un décalage entre ces deux types de sexe : ce sont les transsexuels. Ainsi, une femme transsexuelle se sent homme bien qu’elle soit née avec tous les attributs féminins et vice-versa pour les hommes transsexuels. Attention à ne pas confondre avec l’orientation sexuelle qui désigne l’attirance érotique, le désir affectif et sexuel sur des personnes du même sexe (homosexualité), du sexe opposé (hétérosexualité) ou indistinctement sur l’un ou l’autre sexe (bisexualité). Par exemple, une femme transsexuelle se sent homme mais peut être attiré par des femmes. Elle est alors hétéro par son esprit et lesbienne par son anatomie. Ou bien homo psychologiquement et hétéro anatomiquement si son attirance se porte sur les hommes. Bref, l’orientation sexuelle est un autre débat, ma pauvre tête se porte déjà mal en point !

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Tous ces différents types de sexe concourent à la mise en place de notre identité sexuelle. Qu’une dissonance apparaisse à un niveau et c’est toute notre identité qui se retrouve fragilisé si ce n’est remise en cause. J’en veux pour preuve la situation de Caster Semenya (4), une femme sportive qui présenterait des testicules intra-abdominaux. La polémique tourne sur la sécrétion supplémentaire de testostérone qui améliorerait ses performances sans que ce la relève du dopage. Doit-elle alors concourir avec les hommes bien qu’elle se sente femme ? La question est plus délicate que prévu. Bien que ce soit un cas extrême, il est révélateur de la complexité de notre identité sexuelle qui ne peut simplement se définir par la séparation naïve « femme/homme ».

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Plus de détails…
1a – Phénotype sexuel
1b – Mise en place de l’appareil génital
2a – Sexe biologique et sexe social en Mésopotamie
2b – Du genre au sexe ou comment la hiérarchie précède les catégories
3a – Se sentir homme ou femme : le transsexualisme ou transsexualité
3b – Qu’est ce que le syndrome de Benjamin ?
4a – Caster Semenya serait hermaphrodite
4b – Sport et identité sexuelle: l’affaire Caster Semenya
Lundi 18 janvier 2010
Maigrichon, voilà ce que je suis : un tas d’os, un malingre, je me fais même mal aux fesses quand je m’assois trop fort sur mes os iliaques. Je gagne péniblement du poids et pourtant ce n’est pas faute d’essayer : je ne mange pas, je me goinfre. Pire : j’avale, j’engloutis comme quatre tandis que les autres me regardent en s’exclamant « mais qu’est ce qu’il bouffe ! » tout en brandissant leur petit doigt. Si ce n’est une remarque du type : « bin dis donc t’es pas bien gros » ou « tu n’aurais pas maigri toi ? ». Que veux-tu ? Je suis comme je suis, je suis fait comme ça.

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Pourquoi donc cette minceur (pour ne pas dire maigreur) permanente ? Jusqu’à maintenant, je ne voyais que deux possibilités, sans être sûr de leur « fondement scientifique » :
1° Mon métabolisme est du genre puissant à faire cramer toutes les réactions chimiques de fabrication et de dégradation des molécules, d’où le fait que j’ai souvent chaud et que mon appétit soit élevé. C’est une cocotte-minute à deux pattes quoi !
2° Mes intestins torchent leur boulot en prélevant juste ce qu’il faut pour les besoins de mon organisme et le reste, zou chié comme un malpropre ! Pas étonnant que ma douce se plaigne de, enfin bref, passons passons comme disait le sage.
En fait 3°… Oui, il existe une troisième possibilité : le rôle de la flore intestinale dans l’ingestion des aliments. Il faut savoir que nous avons un sacré paquet de bactéries dans notre tube digestif : des milliards et des milliards (le tout faisant 1 kg) pour une variété d’espèces assez spectaculaire : 1000 environ : c’est le microbiote. Au départ stérile, le tube digestif du nouveau-né est rapidement colonisé (en 24 h) par le microbiote des parents et de l’environnement. Le plus remarquable est que 2/3 des bactéries est spécifique à chaque personne et ceci pour toute sa vie. Cet équilibre du microbiote est bénéfique pour tous : les bactéries vivent pépères dans nos tripes, en se nourrissant de nos aliments tandis qu’elles facilitent notre digestion, renforcent notre système immunitaire, etc.
Allons plus loin : et si notre capacité à prendre du poids dépendait de notre microbiote ? C’est ce Peter Turnbaugh et Jeffrey Gordon ont démontré en 2006 : la flore intestinale diffère entre les souris obèses et minces. Mieux : le transfert du microbiote d’une souris obèse à une souris mince la faisait grossir ! Courant 2009, la même équipe a fait une nouvelle expérience en transférant la flore intestinale provenant de caca humain à des souris « stérilisées », c’est à dire dépourvu de microbiote depuis la naissance suite à une manipulation génétique. Elles sont normalement insensibles à un régime hypercalorique et elles ne deviennent pas obèses. Suite au transfert de la flore intestinale, elles contiennent maintenant un microbiote humain qui se transmet à leur descendance. Nourries avec des aliments gras, les voilà qui se mettent à grossir ! L’expérience est répétée en transplantant la flore des souris soumises à ce régime dans l’intestin des souris « stérilisées ». Résultat : ces dernières ont également connu une prise de poids.

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Ainsi, l’obésité pourrait s’expliquer en partie par la colonisation du tube digestif du nouveau-né par le microbiote de parents obèses. Ceci reste à confirmer et ne peut exclure d’autres facteurs comme la génétique, le mode alimentaire, etc. Inversement, ma minceur pourrait s’expliquer par une flore intestinale particulière qui m’empêche de prendre du poids. Ah , mes p’tits bactéries, que deviendrais-je sans vous ?!
En savoir plus…
- Le microbiote – Quelle importance pour la santé humaine ?
- Le projet MicroObes
- Microbiome et Obésité
- Obésité et flore intestinale
- Microbiote intestinal et obésité
Vendredi 8 janvier 2010
Tout est dit dans le titre: l’os n’est pas une structure inerte et encore moins « morte ». Il s’agît d’un véritable tissu complexe et vivant. la confusion vient peut être du fait que ce sont les squelettes que l’on trouve dans les tombes ou que nous nous cassons une dent sur un os en mangeant de la viande ? Certes, les os sont durs au contact mais ils n’en restent pas moins vivants sinon comment ferions-nous pour grandir déjà ?
L’ensemble des os forme le squelette qui remplit trois fonctions:
- Mécanique : le tissu osseux est un des tissus les plus résistants de l’organisme. Il peut supporter des contraintes mécaniques grâce à sa solidité et à ses propriétés élastiques. Il forme donc la charpente de notre corps en nous soutenant et en protégeant nos organes internes (comme le coeur dans la cage thoracique). Le squelette facilité aussi le mouvement, en conjonction avec les muscles.
- Métabolique : le tissu osseux est un véritable réservoir de calcium. Il libère ou stocke les sels minéraux sous l’effet des pressions mécaniques qui le remodèlent en permanence.
- Hématopoiétique : les os participent à la formation des cellules sanguines via leur moelle rouge.
Bien qu’il existe plein d’os différents (plats, courts, longs, irréguliers) ayant chacun leur fonction précise, nous ne verrons que la structure d’un os long, déjà complexe en elle-même. Au niveau externe, l’os est composé de trois parties : l’épiphyse, la métaphyse et la diaphyse.
- L’épiphyse est l’extrémité renflée de l’os. Elle est faite de tissu spongieux recouvert de cartilage et elle assure l’articulation avec les os voisins.
- La métaphyse contient le cartilage de conjugaison qui permet la croissance des os et et qui disparaît à l’âge adulte.
- La diaphyse est la partie centrale creuse et allongée de l’os. Elle est faite d’un tissu compact qui entoure le canal médullaire. Il contient la moelle rouge chez l’enfant et la moelle jaune chez l’adulte.

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Il suffit de visualiser l’image ci-dessous pour se convaincre qu’un os jeune n’a pas tout à fait la même structure qu’un os adulte. C’est pourquoi les bébés et les enfants sont beaucoup plus souples grâce à leurs « os cartilagineux » et donc pas entièrement terminés. J’envie toujours les marmots qui peuvent se gratter le nez avec leur pied !

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Passons maintenant au niveau interne d’un os long, composé de six tissus différents :
- [1] Le périoste : membrane fibreuse recouvrant les os sauf les articulations.
- [2] L’os compact : très dense et uniforme.
- [3] L’os spongieux : ressemblant à une éponge.
- [4] Le cartilage articulaire ou hyalin : recouvrant les extrémités de l’os. Il est à la fois rigide et élastique.
- [5] La moelle osseuse ou moelle rouge : occupant toutes les cavités de l’os spongieux. Elle produit chaque jour 100 à 150 milliards de globules rouges et 1 à 30 milliards de globules blancs.
- [6] La moelle jaune : masse graisseuse occupant le centre de la diaphyse des os longs chez l’adulte.

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Pas simple hein ? De plus, vu que l’os est un tissu vivant, il se renouvelle sans cesse sous l’action de deux types de cellules osseuses : les ostéoclastes qui détruisent l’os ancien et les ostéoblastes qui fabriquent un os nouveau. Ce cycle permanent de formation et de destruction s’appelle le remodelage osseux. Il se déroule en trois étapes: la phase de résorption où les ostéoclates creusent des véritables « trous » ou lacunes dans l’os.

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Puis survient la phase de formation caractérisée par l’arrivée des ostéoblastes au fond des lacunes qu’elles combleront avec des protéines.

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Finalement, le remodelage se termine par la phase de minéralisation où le tissu osseux jeune, appelé « tissu ostéoide » va se calcifier. Le remodelage osseux, en renouvelant l’os en permanence, permet à ce dernier d’être solide et résistant. Ainsi, notre squelette se renouvelle plusieurs fois au cours de la vie par une succession de cycles alternant résorption et formation osseuse.
Comme si cela ne suffisait pas, la masse osseuse connaît une évolution au cours de la vie pouvant être divisée en trois périodes :
- La phase de croissance osseuse rapide : elle commence dès la naissance et dure jusqu’à l’âge de 18-20 ans. Elle permet l’établissement de la masse osseuse maximale sous l’effet de facteurs génétiques, mécaniques (poids, exercice physique), endocriniens (hormones sexuelles à la puberté) et nutritionnels (apport en calories, en calcium, en protéines).
- La phase en plateau : elle reste stable pendant une dizaine d’années à partir de 18-20 ans.
- La phase de perte osseuse : elle est inévitable dès que la maturité osseuse est atteinte. Elle se poursuit jusqu’à la mort. C’est là que surviennent les méchantes fractures du fait de la fragilité des os.

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Je crois que ça ira pour aujourd’hui. Si avec ça, tu penses toujours que l’os est une structure inerte alors laisse moi te balancer mon tibia contre tes os iliaques ! Nan mais…
En savoir plus…
- L’os vivant
- Le tissu osseux
- L’os: une structure en constante évolution
Mardi 15 décembre 2009
Qu’on aime ou qu’on déteste la science, on ne reste pas indifférent devant. Pis: on se fait une représentation du savant mais laquelle ? Je me suis amusé de la retrouver à travers des personnages, réels ou imaginaires. Pardonne moi adorable lectrice, doux lecteur, mais le sujet est si vaste que je reste forcément superficiel. J’espère avoir donné quelques aperçus à la fois rigolos et pertinents à travers ces portraits.
Il y a l’image d’un savant touche à tout, curieux de tout et capable d’inventer les plus folles machines. C’est l’inventeur génial, parfaitement incarné par Géo Trouvetou, un des personnages phares de la bande à Picsou. Heureusement qu’il est assisté par Filament, muet mais propice à réparer les gaffes de son maître.
Géo Trouvetou

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il est impossible de rater une évocation de Albert Einstein dont sa photo se retrouve aisément, surtout quand il est vieux et non jeune. Pourquoi ? Vieux, on dirait un papy rassurant avec ses cheveux en bataille et sa grosse moustache. C’est le savant rêveur, distrait, abordable en apparence.
Albert Einstein

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Dans la même catégorie, on retrouve le Professeur Tournesol. A la croisée de Géo Trouvetou et Albert Einstein: inventeur mais rêveur et distrait, enfermé dans son monde et restant hermétique face aux réflexions des autres (en grande partie parce qu’il est sourd). Il exaspère le monde mais reste attachant. c’est aussi le savant poète où, sous sa carapace, se cache de la tendresse (à ce propos, lire: Le regard du poète et le regard du scientifique).
Professeur Tournesol

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Il paraît que Hergé s’est inspiré de Auguste Piccard pour le personnage du Professeur Tournesol. Ce n’est pas n’importe qui: il a été l’homme ayant monté le plus haut et descendu le plus bas de son époque. Il a atteint l’altitude de 15 781 mètres, à l’aide d’un ballon libre et il a été le premier à voir la courbure terrestre de ses propres yeux ! Descendu aussi à 10 916 mètres, grâce au bathyscaphe, il avait alors 76 ans… Là, nous avons affaire au savant explorateur, prêt à tout pour tester les limites de la science.
EDIT : Je me suis embrouillé les pinceaux dans la généalogie de la famille Piccard. Auguste est bien monté à 15 781 mètres avec son ballon mais c’est son fils, Jacques, qui est descendu à 10 916 mètres avec Don Walsh, lieutenant de la Navy. Ils sont descendus grâce au Trieste, un bathyscaphe inventé par Auguste et la descente du Trieste fut son 4e record (indirect) du monde à l’âge de 76 ans. Merci à Marion Montaigne qui m’a révélé mon erreur via son article : Mardi, c’est océanographie.
Auguste Piccard

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Par moment, le savant incarne l’idée d’un vieux sage barbu détenant tout le savoir. C’est le cas avec Charles Darwin: quelle belle barbe blanche et quel regard profond il possède ! Il est plus proche du grand-père sévère que du papy sympa à la Einstein. Par contre, comme lui, il fait partie des savants révolutionnaires où, à eux seuls, ils ont bousculé un dogme et imposé une nouvelle vision à la science et au-delà (lire aussi: Charles Darwin: l’image du Patriarche).
Charles Darwin

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Dans le genre Patriarche mais aussi révolutionnaire et inventeur touche à tout, nous avons l’incontournable Léonard de Vinci. Un esprit curieux, foisonnant et artistique. C’est le savant interdisciplinaire par excellence. Ne faisant pas de véritable distinction entre des multiples activités.
Léonard de Vinci

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Et bien sûr, persiste et signe le savant fou, celui qui inquiète plus qu’il ne rassure. Celui qui peut entraîner le monde dans sa folie, à force de vouloir manipuler et contrôler des forces qui dépassent son entendement. L’archétype même est le docteur Frankenstein mais je n’ai pas trouvé d’image de lui puisqu’il est un personnage de fiction.
Savant fou

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Très proche mais pas tout à fait, est apparu l’image du savant froid et inhumain. Capable des pires cruautés au nom de la science, j’ai nommé: Josef Mengele. D’après Wikipédia, il était un médecin nazi allemand actif au camp de concentration d’Auschwitz, où il a participé à la sélection des envois vers les chambres à gaz et s’est livré sur de nombreux prisonniers à des expériences à prétention scientifique constituant des violations graves des droits de l’homme (tortures, sévices corporels entraînant souvent la mort).
Josef Mengele

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J’ai une tendresse pour le docteur Emmet Brown, de la trilogie « Retour vers le futur ». Il cumule plusieurs représentations: inventeur touche à tout, explorateur, fantaisiste, un poil fou et incarnant une certaine « sagesse » par sa crinière blanche. C’est le parfait savant excentrique avec ses grands gestes.
Emmet Brown

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Remarquons que je n’aborde que des personnalités distinctes et individualistes dans leur démarche. Est ce vraiment pertinent dans notre époque actuelle où la recherche se fait de plus en plus en groupe ? D’ailleurs, je me demande si le prix Nobel garde sa valeur dans cette optique… Bref, quel est le cliché qui alimente l’image du savant actuel ? La blouse blanche ! Qui est celle des médecins aussi, donc évocation d’un monde aseptisé où la blancheur règne: laboratoires, hôpitaux…
La blouse blanche, nouvel archétype

Maintenant, domine peut être le savant fourmi, un de plus dans un laboratoire à chercher une bébête et extrêmement spécialisé dans son domaine ? Une signature de plus dans un papier scientifique ? La rigueur, toujours la rigueur et foin de la poésie !
Savant fourmi

Il est toujours intéressant, quand l’expression « tour d’ivoire » revient souvent, de connaître le regard porté sur les scientifiques à travers les archétypes. Notons qu’un personnage peut revêtir plusieurs représentations, en même temps, ou variables dans le temps. Au fond, n’est ce surtout pas la gueule que nous avons qui assure une célébrité vers le public, scientifique ou pas ?


