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Samedi 5 décembre 2009
Dans l’article précédent, nous avions abordé les questions existentielles de la morve sauf une : pourquoi elle coule dans certains cas ? Ah là, ma brave dame, mon bon monsieur, il faut d’abord connaître les fonctions du nez qui sont :
- Olfactive : ça, on le savait déjà et ça n’apporte rien pour la question.
- Immunitaire : les saloperies de tout poil doivent être éliminées de notre corps comme nous l’avions vu dans le billet précédent.
- Aérienne : c’est à dire filtrer, humidifier et réchauffer l’air inspiré vers les poumons. C’est ce point qui nous intéresse !
En effet, l’air inspiré passe par des superpositions osseuses, longs, étroits et courbes: les cornets nasaux. Il en existe trois paires, recourbées vers le bas et superposées (pas étonnant qu’on aime se curer le nez):
- Le cornet supérieur : très petit.
- Le cornet moyen : aussi long qu’un auriculaire.
- Le cornet inférieur : le plus grand, aussi long que l’index d’une main.

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Leur rôle est de créer des turbulences lorsque l’air passe. Ainsi il circule au plus près de la muqueuse riche en vaisseaux sanguins et cela favorise son réchauffement. Cela permet d’éviter que la gorge et les poumons ne soient submergés d’air sale, froid et sec.

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Mieux: les cornets s’adaptent en fonction de la situation: ils rétrécissent, en cas de course, pour favoriser une plus grande d’absorption d’air à chaque inspiration. Au contraire, ils peuvent grossir dans un environnement froid et sec afin de fournir une surface d’exposition plus importante à l’air inspiré. Il peut alors se réchauffer, humidifié et filtré. Dans d’autres cas, exposition à un allergène (substance qui provoque une allergie) ou le froid, les cornets gonflent sous l’effet de l’inflammation. Ceci, associé à une production plus abondante du mucus nasal fait qu’il coule vers la gorge mais aussi vers l’extérieur. Il y a alors saturation, c’est pourquoi il suffit de presser sa narine pour que ça gicle…

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Mmmmh, gratifiant non ?
Et avec tout ça, je vous souhaite un bon week end…
Plus de détails…
- Anatomie et rôle des cornets dans la respiration
- Quels chemins peut emprunter un microbe à l’origine d’une infection des voies respiratoires ?
Jeudi 3 décembre 2009
Iiiiih, la grippe par ici, aaaaaaah, la grippe par là et que je te rabâche les oreilles et que je m’amuse à te faire peur. Mais il est un autre cauchemar qui hante mes nuits d’hiver : une marée de morve qui envahit les rues et nous étouffe dedans. Bin vi, je prévois des séances de kleenex intensif accompagnées d’une vigoureuse expulsion de morve avant de s’essuyer du revers du bras. Ah la classe ! C’est l’hiver, avec la neige, le froid, c’est l’hiver avec les nez rouges et les gants plus ou moins propres, c’est l’hiveeeeer !

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Au fait, qu’est ce que la morve, d’où vient-elle et où repart-elle ? Autant de questions existentielles dont nous allons nous attaquer. Âmes fragiles, passez votre chemin et laissez votre place aux aguerris du crado en tout genre. Morve quand il est liquide et gluant, crotte de nez quand il est solide et sec et les variations délicates entre les deux extrêmes : autant de formes que peut prendre le mucus nasal, produit par les cellules de la muqueuse nasal, ces mêmes cellules qui tapissent l’intérieur de notre nez et gorge.
La forme dépend de plusieurs paramètres mais le fond ne change guère: le mucus nasal emprisonne tous les corps étrangers qui voudraient faire mumuse dans notre corps: poussières, saletés diverses (pollens…) et, surtout, plein de micro-organismes. Qu’ils soient gentils ou méchants, on s’en fout, l’important, c’est de prendre la sortie et fissa ! Pire, ils sont détruits par des globules blancs, spécialisés dans l’ingestion et la destruction des micro-organismes: c’est la phagocytose nasale. Elle en rajoute une couche, la phagocytose, puisqu’elle multiplie le nombre de déchets à éliminer mais bon, c’est comme ça d’après la Nature soi-disante parfaite.
Voilà pour le « qui ? »: un pot-pourri à se débarrasser au plus vite et pour le « d’où ? »: des sécrétions cellulaires de la muqueuse nasale. Reste la dernière question: partir oui, mais où ça ? Deux possibilités: on s’empresse de refiler ses bébêtes aux autres par un éternuement sonore et on calte vite fait. Ou, plus poli, voire plus noble, avaler notre merde en fermant sa gueule. Le mucus nasal, tout chargé, est constamment ramené vers l’arrière des fosses nasales puis le pharynx avant d’être englouti et détruit par les sucs corrosifs de l’estomac.
De cette manière, nous avalons 1L de morve par jour grâce aux minuscules poils, appelées cils vibratiles, qui tapissent notre nez par millions. ce sont eux évacuent le mucus vers la gorge tout en balayant la muqueuse, emprisonnant tout sur son passage. C’est si efficace que l’intérieur du nez est l’une des parties les plus propres du corps.
Ca m’épate ça, surtout quand je vois le nombre de gens qui se curent le nez (dont votre humble serviteur). Saviez que cette habitude, qui touche 7 personnes sur 10, a un nom ? La rhinotillexomanie. Ca fait plus classe quand même de répondre « je me livre à mon activité favori: la rhinotillexomanie ». Et la mucophagie, vous connaissez ? C’est le fait de manger ses crottes de nez, habitude bien plus répandue que nous le croyons (là, il ne le fait pas votre dévoué serviteur).
Une dernière, pour en rajouter comme il faut et vous pourrez vaquer à vos rêveries. La couleur déposée sur nos mouchoirs est une bonne indicatrice de notre état de santé:
- Transparent et liquide : inflammation sans infection (allergie, asthme), reflux gastrique ou infections (sinusite, rhume, grippe).
- Jaune : infection.
- Vert : infection plus purulente.
- Bleu : infection au bacille pyocyanique.
- Rougeâtre : évoque une hémorragie (présence de sang).
Prochain article: les secrets du cornet nasal.
Non, ce n’est pas enfourner sa glace dans son pif, crado va !.
Plus de détails…
- René, la goutte au nez
- Pourquoi le nez coule-t-il ?
Mercredi 26 août 2009
Voici le scan d’une image issue de la page 41 du merveilleux ouvrage « Au delà du visible ». C’est quoi ça ? C’est justement le but du jeu: essayer de deviner ce qu’elle représente !

Rien ? Pas la moindre idée ?
Et bieeeeen, ce sont des dents d’escargot !
Si, si, c’est vrai et d’ailleurs voici la légende de l’illustration:
Cette image montre une partie de la langue râpeuse de l’escargot, la radula, grossie 4000 fois à l’aide d’un microscope électronique à balayage. La radula se compose d’une membrane étendue sur une base cartilagineuse et recouverte d’une centaines de minuscules dents pointues faites de chitine, un polymère naturel remarquable. Les escargots s’en servent pour manger en produisant un mouvement de râpe sur leurs aliments. La radula pousse continuellement pour remplacer les dents usées par le raclement.
Une petite démonstration par l’image sur la fonction de la radula. Comme quoi, les chats n’ont pas l’apanage de la langue râpeuse et méfie toi la prochaine fois que tu en prendras un sur ta main (l’escargot, pas le chat !).

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Dossier: « La science amusante »
- Comment percer un ballon sans l’éclater ?
- La libellule chanceuse et la grenouille affamée
Mercredi 19 août 2009
Tiens, une petite vidéo sympa et impressionnante. elle a été obtenu grâce à une caméra très rapide qui filmait à je ne sais pas combien d’images par seconde.
Tous les films de ce genre sont regroupés sous le terme de « slow-motion » ou « ralenti » en français. c’est la grande mode en ce moment et je ne compte plus les ballons remplis d’eau puis percés, les éclairs qui tombent, la flamme des briquets et j’en passe ! Si tu en veux d’autres, alors va Visiter le monde du lent (et n’hésitez pas à faire un tour de cet excellent blog !).
Dossier: « La science amusante »
- Comment percer un ballon sans l’éclater ?
- L’image mystère du jour
Mercredi 12 août 2009
A l’instant où tu lis ces lignes, je suis sur la route, loin d’ici et loin de mon blog. Pour ne pas te laisser en rade, internaute camé, j’ai programmé un petit dossier de trois billets, au rythme de publication tranquille d’un par semaine, le mercredi pour être précis.
Aujourd’hui, tu sais comment percer un ballon sans l’éclater. Comment est ce possible ? C’est forcément truqué ! Oh que non. En fait, le ballon a été percé en deux endroits précis: près du noeud et en son point diamétralement opposé. Et alors ? Je me contenterais de reprendre les explications du site WikiDébrouillards où j’ai déniché cette petite expérience:
En temps normal, lorsqu’on perce un ballon, celui-ci éclate. Pourquoi ? Parce que le caoutchouc est tellement sous tension que le moindre petit trou entraîne une déchirure de la membrane. Dans notre expérience, le pic pénètre le ballon par 2 points précis : près du nœud et à l’autre extrémité, là où le caoutchouc est le moins tendu (d’où la couleur plus foncée du caoutchouc dans ces régions). Ainsi, le trou formé par le pic ne s’agrandit presque pas. Le liquide vaisselle (le savon) aide à améliorer la pénétration du pic dans la membrane du ballon sans trop la déchirer.
Dossier: « La science amusante »
- La libellule chanceuse et la grenouille affamée
- L’image mystère du jour
Mardi 5 mai 2009
Pour le blog Darwin, j’avais proposé mon dossier sur la classification phylogénétique du vivant (déjà paru par ici), espérant faire mieux connaître les bases de la phylogénétique aux curieux lecteurs. Las ! La première partie du dossier était truffée d’erreurs, comme l’a justement signalé Taupo. S’ensuivit une discussion par mails qui a aboutit à un remaniement de la première partie dans le blog Darwin. Plutôt que faire les mêmes retouches dans mon blog, genre « ni vu, ni connu », j’ai préféré les mettre en avant et expliquer en quoi je me suis trompé. Ces erreurs portent surtout sur la notion de généalogie. Je conseille également à tous de lire le fichier pdf: « Comprendre la classification du vivant ».
Article original et commentaires
Sirtin:
La phylogénétique a pour but de comprendre l’histoire évolutive du vivant. Elle se base sur deux notions essentielles, stipulant que tous les êtres vivants:
- ont des relations de parenté. C’est la phylogénie (qui est plus proche de qui ?).
- descendent les uns des autres. C’est la généalogie (qui descend de qui ?).
La classification du vivant est représentée par des arbres phylogénétiques. Ce sont des arbres schématiques qui montrent les relations entre les entités vivantes, aux niveaux horizontaux (parenté) et verticaux (descendance).
Taupo:
C’est faux. Il n’y a que des relations de parenté qui sont représentées dans un arbre phylogénétique. La descendance n’a un sens QUE si on est capable d’identifier un ancêtre. C’est cela qui permettrait de répondre à la question « qui descend de qui ». Lecointre et Leguyader (auteurs de l’excellent ouvrage « Classification phylogénétique du vivant », édition BELIN) ont mis en garde sur le piège de la généalogie. Sans cette mise en garde cruciale, les lecteurs auront tendance à penser que des espèces actuelles ont donné naissance à d’autres espèces actuelles. C’est le combat d’un phylogénéticien de faire comprendre au public que la phrase « l’homme descend du singe » n’a pas de sens. L’homme appartient au groupe monophylétique des primates : l’espèce actuelle la plus proche de lui est le chimpanzé. L’espèce éteinte la plus proche de lui doit certainement être l’homme de Neandertal… Dire que l’homme descend de l’homme de Néandertal est également problématique.
Sirtin:
Chacun des nœuds de l’arbre représente l’ancêtre commun hypothétique d’un groupe donné. L’ancêtre commun exclusif et la totalité de ses descendants connus forment un clade ou groupe monophylétique. Ainsi, l’arbre du vivant est un système de clades emboîtés à l’instar des poupées russes. Elle ne vise qu’à chercher la parenté entre les groupes frères et non leur ancêtre commun et exclusif qui reste impossible à identifier car hypothétique. La classification phylogénétique du vivant a chamboulé le système en profondeur. Par exemple, elle ne reconnaît plus les reptiles ni les poissons, ni les végétaux car ce ne sont pas des groupes monophylétiques. Ici, l’arbre est retourné donc au niveau vertical, ce sont les relations de parenté et au niveau horizontal, les relations de descendance.
Taupo:
Lecointre et Leguyader insistent bien sur la distinction entre phylogénie et généalogie qui est essentielle dans le cadre de la démarche de classification du vivant. Trois points les distinguent:
* Une généalogie permet de répondre à la question «qui descend de qui?». La phylogénie permet de répondre à la question «qui est plus proche de qui?», elle traduit des relations de parenté (des degrés relatifs d’apparentement).
* Dans un arbre généalogique, les branches relient des individus bien identifiés: elles correspondent à des liens génétiques d’ancêtre à descendant. Dans un arbre phylogénétique, seule l’extrémité des branches porte des individus identifiés et les branches relient des ancêtres hypothétiques à ces individus. Elles portent les innovations évolutives produites par ces ancêtres. Chaque branche est à l’origine d’un groupe, et ces innovations constituent donc autant d’arguments qui définissent l’existence, la pertinence phylogénétique du groupe.
* Déterminer une généalogie n’est possible, rappelons-le, que si l’on possède des données rétrospectives (des registres d’état civil pour les généalogies humaines). Une généalogie est donc une représentation directe du passé. La phylogénie utilise des données actuelles: à partir de la comparaison des différents descendants, elle s’emploie à reconstituer le passé. Même si , pour Darwin, il ne faisait pas de doute que le registre d’état civil permettant d’identifier individuellement les ancêtres resterait à jamais inaccessible, il employa le terme «généalogie». En effet, lors de la parution de De l’origine des espèces en 1859, il ne disposait pas du mot « phylogénie », qui fut forgé plus tard par Ernst Haeckel, en 1866. Darwin parlait donc de « généalogie » comme nous parlerions aujourd’hui de « phylogénie ».
Sirtin:
Les urodèles et les anoures constituent, par exemple, un groupe monophylétique car ils ont un ancêtre commun. En remontant un peu plus loin, nous avons un ancêtre commun aux urodèles, anoures et gymnophiores. Ces trois espèces constituent également un groupe monophylétique ou clade. Ce qui n’est pas le cas des “reptiles” qui ne prennent pas en compte les autres descendants: oiseaux et mammifères. Même chose pour les “poissons”.
Taupo:
La formulation est maladroite car tous les êtres vivants ont un ancêtre commun, ils sont tous issus de LUCA: « Last Universal Common Ancestor » ou « dernier ancêtre commun universel ».
Correction
La phylogénétique a pour but de comprendre l’histoire évolutive du vivant. Pour cela, elle repose sur deux règles fondamentales, stipulant que tous les êtres vivants:
- ont des relations de parenté entre-eux. C’est la phylogénie (qui est plus proche de qui ?).
- possèdent un ancêtre commun et ils sont donc tous descendants de cet ancêtre. C’est la généalogie (qui descend de qui ?).
La phylogénétique repose sur la représentation de la classification du vivant par des arbres phylogénétiques. Ce sont des arbres schématiques qui montrent uniquement les relations entre les entités vivantes. Chacun des nœuds de l’arbre représente l’ancêtre commun hypothétique d’un groupe donné. L’ancêtre commun exclusif et la totalité de ses descendants connus forment un clade ou groupe monophylétique. Ainsi, l’arbre du vivant est un système de clades emboîtés à l’instar des poupées russes. Elle ne vise qu’à chercher la parenté entre les groupes frères et non leur ancêtre commun et exclusif qui reste impossible à identifier car hypothétique. Il n’est donc pas question de généalogie qui n’a de sens que si nous sommes capables d’identifier les ancêtres, ce qui n’est pas le cas dans la phylogénétique. Cette classification du vivant a chamboulé le système en profondeur. Par exemple, elle ne reconnaît plus les reptiles ni les poissons, ni les végétaux car ce ne sont pas des groupes monophylétiques.
Les urodèles et les anoures constituent par exemple un groupe monophylétique : ils sont plus proches entre eux que de tout autre organisme représenté sur l’arbre. La descendance de leur dernier ancêtre commun n’a donné aucun animal pouvant appartenir à un autre groupe représenté sur l’arbre. En remontant un peu plus loin, nous avons un nœud qui représente le dernier ancêtre commun des urodèles, anoures et gymnophiones. Ces trois espèces constituent également un groupe monophylétique ou clade. Ce qui n’est pas le cas des “reptiles”, un groupe dit paraphylétique qui regroupe seulement une partie de la descendance d’un ancêtre et exclue les oiseaux et les mammifères. Même chose pour les “poissons”.
Jeudi 13 novembre 2008
I – Introduction
II – Brève histoire des classifications
III – Evolution des concepts
III- Evolution des concepts
Au delà d’une simple théorie, scientifique ou non, l’histoire des classifications montre qu’elles sont la résultante de notre vision sur la vie et sur notre rapport avec la nature. Ainsi, la théorie de l’évolution et le développement de la génétique fondent la classification phylogénétique du vivant. Elle repose principalement sur la comparaison des caractères morphologiques et des séquences nucléotidiques entre deux espèces. Mais elle continue à utiliser des termes et des idées plus anciens comme la représentation sous forme d’un arbre, les taxons, la nomination binomiale et la comparaison du style « a ou n’a pas le caractère ».
Si elle est généralement admise dans la communauté scientifique, elle reste mal connue du grand public, et ceci pour plusieurs raisons. Premièrement, les principes de la sélection naturelle sont souvent réduites à l’idée manichéenne de la « loi du plus fort ». En outre, le schéma évolutif le plus répandu représente une progression des « poissons » aux « reptiles » puis aux « oiseaux » et aux « mammifères ». Sa structure induit une notion de progrès et d’une complexification croissante qui mène à l’homme. Or, ce schéma démontre la persistance de l’influence de l’Echelle des Êtres qui est un concept développé par Gottfried Leibnitz au XVII-XVIIIe siècle et dont les bases prennent racine chez Platon et Aristote. En suivant une gradation linéaire du plus simple au plus complexe, cette Echelle classe les organismes selon leur degré de perfection: des minéraux jusqu’aux êtres supérieurs (homme, ange…). A cette vision anthropocentriste (l’homme au centre de l’échelle), s’ajoute la vision finaliste qui donne pour but à l’évolution l’émergence de l’homme.
Echelle des Êtres

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Similitude avec les schémas évolutifs classiques.


Cependant, même chez les spécialistes, la classification phylogénétique n’est pas exempte de concepts anciens. Il suffit de penser au choix de l’arbre comme modèle de représentation de l’histoire de la vie et des relations de parenté entre les êtres vivants. Horst Bredekamp, historien de l’art et philosophe, a publié récemment un livre, intitulé L’arbre et le corail, qui résume ses enquêtes sur les recherches picturales de Darwin à partir de 1834. Selon l’auteur, Darwin penchait plutôt du côté du modèle des coraux du fait de leur construction anarchique. Finalement, il aurait opté pour le modèle des arbres car il voulait publier L’origine des espèces au plus vite, craignant pour la paternité de ses recherches. Le débat n’est pas tranché mais si le modèle des coraux le remporte sur l’arbre, quelles en seraient les perspectives ?
Références
- Classification phylogénétique du vivant. Edition BELIN (2001).
Auteurs: Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader.
- La classification du vivant, mode d’emploi.
- Evolution. De l’origine de la vie aux origines de l’homme.
- Le corail et l’arbre

