Dimanche 7 février 2010

Mosaï ques > Focus + Science


(Source image –> X)

C’est quoi ce machin ?! Ce truc pas beau et bizarre à voir n’est rien que moins le Mandelbulb, premier objet fractal en 3D, Une sacré prouesse pour la première fois réalisée par Daniel White, un pianiste passionné de fractales. J’en suis resté sur le cul, les yeux me sont sortis de la tête et les bras m’en sont tombés quand j’ai regardé cette vidéo disponible sur Youtube.

Pour mieux apprécier la vidéo, il faut savoir qu’une fractale est « une forme géométrique infiniment fragmentée de telle sorte que chaque échantillon, à n’importe quelle échelle, possède une apparence semblable à l’ensemble ». Autrement dit, le même motif se répète à l’infini et c’est vertigineux de s’y plonger. Les fractales, terme inventé par Benoît Mandelbrot en 1975, sont connus depuis une vingtaine d’année et fascinent bon nombre de gens par ses particularités mathématiques mais aussi esthétiques comme en témoigne cette superbe image.


(Source image –> X)

Déjà impressionnant en 2D, imaginez alors ce que ça donne en 3D… C’est chose faite grâce à Daniel White qui a donné le nom de Mandelbulb en hommage de Mandelbrot. De vertigineux, nous plongeons alors dans la folie de l’infiniment répétition du même motif dans les trois dimensions ! Je n’avais jamais vu un tel résultat et je n’ai pu m’empêcher de partager ma stupéfaction. Et ça sert à quoi ? Heu, à part impressionner la galerie, je ne sais pas trop… Je vous invite donc à parcourir les liens ci-dessous pour tout savoir sur les fractales.

En savoir plus…

* Sur le mandelbulb

- The unravelling of the real 3D Mandelbulb
- Mandelbulb : un volume de Mandelbrot en 3D

* Sur les fractales

- Art et fractacles
- Dossier : les fractales
- Quelques belles images inédites

Vendredi 5 février 2010

Mosaï ques > Littérature + Variée

Bien qu’ayant adoré Les chroniques d’Alvin le Faiseur, je restais un peu sur ma faim sur le dernier tome « La cité de cristal » à cause de sa rupture brutale avec les cinq tomes précédents. A partir de là, l’histoire perdait sa superbe continuité qui faisait la force de la série. J’avais lu sur le Net qu’Orson Scott Card avait écrit deux nouvelles avant « La cité de cristal » : « L’homme-au-grand-sourire » paru dans « Légendes » de Silveberg et « Sur le Yazoo Queen » publié dans « Légendes de la fantasy 1″ de Silveberg toujours.

Je m’empresse donc d’acheter ces deux anthologies pour les dévorer ! Verdict : j’ai bien aimé la rencontre entre Alvin, Arthur Stuart (son jeune compagnon de voyage) et Davy Crockett raconté dans « L’homme-au-grand-sourire ». C’est bien écrit et c’est drôle. Bien qu’évoqué dans le tome 6 par Arthur, c’est plutôt une histoire inédite à lire en bonus. L’histoire qui manque et dont fait référence le début du tome 6 est le « Sur le Yazoo Queen » avec l’apparition de Jim Bowie, le Tueur au couteau, et Abraham Lincoln. Ce n’est pas mal mais sans plus.

Je comprends mieux le début de « La cité de cristal », la continuité de l’histoire est meilleure mais je regrette quand même cette rupture entre les tomes 5 et 6. Que sont devenus ses compagnons, En-vérité Cooper et Mike Fink, qui l’accompagnaient ? Et Peggy la Torche, trop en retrait à mon goût… J’espère que sortira bientôt le prochain tome « Master Alvin », qu’il sera le dernier (septième tome sur l’histoire de Alvin, septième fils d’un septième fils, ça serait joliment tourné !) et surtout qu’il gardera une belle continuité avec le reste de la chronique. Je croise les doigts, *gniiiiiiih* !!

Mercredi 3 février 2010

Mosaï ques > Focus + Science

A ma gauche les viandes « blanches » (poulet, veau…) et à ma droite les viandes « rouges » (bœuf, canard…). D’où vient cette différence de couleur ? Terrible question dont m’a posée une amie et je crois bien avoir répondu un peu n’importe comment. Après une petite recherche sur le net, la distinction s’explique par une différence de concentration en myoglobine dans les muscles. Quézaco ?

Les muscles ont besoin de dioxygène (O2) pour fonctionner. Le dioxygène est transporté des poumons aux tissus par l’hémoglobine, une protéine contenue dans les globules rouges (ou hématies) et responsable de leur couleur rouge. La myoglobine est une molécule très similaire à l’hémoglobine sauf qu’elle est localisée dans les cellules musculaires et qu’elle présente une affinité encore plus grande pour le dioxygène. Ainsi, l’hémoglobine du sang libère le dioxygène dans les muscles et la myoglobine en récupère une partie pour constituer une réserve locale. Quand les muscles se contractent, les vaisseaux sanguins se contractent aussi, diminuant du coup l’apport du dioxygène au muscle qui en a justement besoin ! C’est là qu’intervient la myoglobine en libérant sa réserve pour compenser l’insuffisance de l’apport sanguin.

Tout ça pour dire que la myoglobine est responsable de la couleur du muscle. Or, la viande est un ensemble de tissu musculaire associé à du gras, des nerfs et du sang. Plus la myoglobine est présente en grande quantité, plus la viande est rouge et inversement. Pour cette raison, la viande du canard est rouge car le volatile sollicite davantage ses muscles en vol que le poulet qui présente une viande blanche. Mais comment expliquer que la viande du veau est blanche contrairement au bœuf ? En fait, l’alimentation joue également un rôle dans la quantité de myoglobine. Le veau (et les animaux jeunes en général) est soumis à un régime alimentaire appauvri en fer, molécule essentiel dans la structure de la myoglobine. Troisième paramètre à prendre en compte : l’augmentation de la teneur en myoglobine des muscles de l’animal en fonction de son âge. La viande des jeunes animaux est ainsi plus claire que celle des animaux plus âgés.

Pour en savoir plus, allez faire un tour le dossier « La couleur de la viande » du site boucherie-france.

Lundi 1 février 2010

Mosaï ques > Môa ! Et vous...

500 ! Oui, oui, pas le 400e, ni le 300e et encore moins le 200e ou 100e article mais bel et bien le 500e billet qui tombe pile le 1er février. A un mois de la nouvelle année, ce n’est pas mal du tout. J’hallucine même quand je vois que le blog existe déjà depuis deux ans et trois mois, déjà… Que le temps passe vite et c’est toujours grâce à vous mes chers lecteurs ! Vos questions et vos réactions alimentent la passion de Sirtin. Elles entretiennent même les innombrables mosaïques de l’Arlequin, burlesque personnage haut en couleurs. Je vous dis : merci.

L’autre bonne nouvelle est de constater que le blog se porte en bonne santé. Son taux de fréquentation ne fait que croître régulièrement pour aller titiller la barre mythique des 10 000 visiteurs par mois (ça varie de 7000 à 9000 visites selon les périodes). Allez, encore un petit effort et Sirtin passera pour de bon dans la catégorie des poids moyens pour un temps que j’espère durable. J’avais aussi l’espoir de sortir la nouvelle maquette du blog ce jour-ci mais pour des raisons de temps, ce sera pour courant février, faute de pouvoir préciser la date.

D’ici là, rendez-vous au 600e article et j’espère bien aller jusqu’à 1000 juste pour le plaisir d’obtenir un chiffre tout rond. Que se passera-t-il pendant tout ce temps ? Mystère et boule de gomme !

(Sources images –> Cerveau + Nez + Oreille + Main + Oeil + Bouche + Nez et oreilles + Mains + Yeux + Bouches)

Samedi 30 janvier 2010

Mosaï ques > Humanus + Science

Après la sarabande du sexe pendant le jour du Saigneur, nous allons évoquer l’identité sexuelle en ce jour du Sabbat (S comme Sexe) . Une paire de couilles depuis la naissance, des caractères en plus comme des poils ou une barbe depuis la puberté et me voilà homme pour l’éternité. Je ne me suis jamais posé de questions sur le fait si j’étais homme ou femme, ça me semblait aller de soi. Finalement, je me suis rendu compte que c’est plus compliqué que ça. Il existe en fait trois types de sexe : biologique (1), social (2) et psychologique (3).

Le sexe biologique lui-même est défini à trois niveaux qui sont :

  • le sexe génétique. La présence des chromosomes sexuels X et Y déterminent le sexe de l’individu dès la fécondation bien que l’appareil génital soit indifférencié au départ. Les femmes sont « XX » et les hommes « XY ».
  • le sexe gonadique. Les gonades se développent ensuite sous l’expression des gènes présents sur les chromosomes sexuels. Elles se différencient en ovaires pour les femmes ou en testicules pour les hommes.
  • le sexe phénotypique. Il s’agit de l’apparence des organes génitaux à la naissance puis de l’apparition des caractères sexuelles secondaires (pilosité, rondeur, masse musculaire, voix…) à partir de la puberté sous l’effet des hormones sexuelles (testostérone chez l’homme et oestrogène chez la femme). A ce moment, l’appareil génital est fonctionnel et l’individu peut engendrer une descendance.

Vient ensuite le sexe social qui correspond à la conception de la société sur ce qui est féminin et ce qui est masculin. Plus précisément, ce terme renvoie à l’éventail des rôles et rapports déterminés par la société, aux traits de personnalité, aux attitudes, aux comportements, aux valeurs, à l’influence et au pouvoir relatifs que la société attribue aux deux sexes en fonction de leurs différences. Aux filles sont associés : la couleur rose, les poupées, le bavardage, le contact humain, la douceur tandis que les garçons font preuve d’agressivité, sont virils, se repèrent dans l’espace, partent à la chasse puis au travail, etc. Ce sont autant de représentations fixées par la société. Il existe d’autres sociétés où une femme peut avoir des comportements ou des prérogatives tenus pour masculins, et inversement un homme peut assumer des traits culturellement marqués comme féminins. . C’est le cas pour les Tchambulis où les hommes prêtent une grande attention aux soins du corps et à la coquetterie alors que les femmes doivent être rudes et fortes pour être efficaces dans la gestion des richesses sociales. Si cela ne suffisait pas, voici d’autres exemples de stéréotype qui définissent le sexe social selon notre société (je dis bien des stéréotypes qui n’ont aucune base biologique valable).


(Source images –> X)

S’ajoute enfin le sexe psychologique qui est le fait de se sentir homme ou femme. Dans la majorité des cas, le sexe psychologique de la personne est en accord avec son sexe anatomique qui est le repère principal. Pour certains, il existe un décalage entre ces deux types de sexe : ce sont les transsexuels. Ainsi, une femme transsexuelle se sent homme bien qu’elle soit née avec tous les attributs féminins et vice-versa pour les hommes transsexuels. Attention à ne pas confondre avec l’orientation sexuelle qui désigne l’attirance érotique, le désir affectif et sexuel sur des personnes du même sexe (homosexualité), du sexe opposé (hétérosexualité) ou indistinctement sur l’un ou l’autre sexe (bisexualité). Par exemple, une femme transsexuelle se sent homme mais peut être attiré par des femmes. Elle est alors hétéro par son esprit et lesbienne par son anatomie. Ou bien homo psychologiquement et hétéro anatomiquement si son attirance se porte sur les hommes. Bref, l’orientation sexuelle est un autre débat, ma pauvre tête se porte déjà mal en point !


(Source image –> X)

Tous ces différents types de sexe concourent à la mise en place de notre identité sexuelle. Qu’une dissonance apparaisse à un niveau et c’est toute notre identité qui se retrouve fragilisé si ce n’est remise en cause. J’en veux pour preuve la situation de Caster Semenya (4), une femme sportive qui présenterait des testicules intra-abdominaux. La polémique tourne sur la sécrétion supplémentaire de testostérone qui améliorerait ses performances sans que ce la relève du dopage. Doit-elle alors concourir avec les hommes bien qu’elle se sente femme ? La question est plus délicate que prévu. Bien que ce soit un cas extrême, il est révélateur de la complexité de notre identité sexuelle qui ne peut simplement se définir par la séparation naïve « femme/homme ».


(Source image –> X)

Plus de détails…
1a – Phénotype sexuel
1b – Mise en place de l’appareil génital

2a – Sexe biologique et sexe social en Mésopotamie
2b – Du genre au sexe ou comment la hiérarchie précède les catégories

3a – Se sentir homme ou femme : le transsexualisme ou transsexualité
3b – Qu’est ce que le syndrome de Benjamin ?

4a – Caster Semenya serait hermaphrodite
4b – Sport et identité sexuelle: l’affaire Caster Semenya

Jeudi 28 janvier 2010

Mosaï ques > Jeux + Môa ! Et vous...

Pour Noël, me fut offert par Sœurette un jeu africain : l’awalé. Il est également connu sous des multiples noms : Awélé, Ajwa, Lela, Chisolo, Kalak, Owaré, Coo, Coro Bawo, Nocholokoto, Dara, Congkak, Mancala, Bawo, Omweeso, Adita-ta, Kasonko, Layo, Gilberta, Schach, Wari, Wallé…

C’est le jeu le plus pratiqué en Afrique. Il domine, avec le go en Asie et les échecs en Occident, le monde des jeux de réflexion. Roi des jeux de semaille, prince des cours de récré et des réunions familiales, il est aussi maître de tournois endiablés. Jeu traditionnel africain, ce petit jeu facile d’apprentissage mais plein de possibilités se joue très jeune dès 4 ou 5 ans. Il en existe une multitude de formes et de variétés.
(Source : –> African Concept )

Les règles du jeu sont très simples et faciles à apprendre. Mais petit à petit, je me rends compte que les stratégies sont plus complexes qu’au premier abord. C’est très tactile avec les graines à déplacer et agréables au toucher. Vraiment un jeu sympa que je conseille à tous pour qui aime se muscler un peu le cerveau.

Mardi 26 janvier 2010

Mosaï ques > Cogitations + Science

OGM : trois petites lettres qui évoquent tellement de choses comme l’agriculture, la santé, la société, les multinationales, la nature, la science…. OGM : trois petites lettres qui éveillent les passions, attisent les peurs et font empoigner toute sorte de gens, du scientifique au politicien en passant par le citoyen. Ce terme fait davantage appel à nos émotions qu’à notre rationalité et surtout il s’agit d’un vaste sujet dont je m’attaque avec une certaine appréhension. Tellement vaste que je choisis de l’aborder sous un (petit ?) angle et ayez pitié du pauvre mortel que je suis avant de faire pleuvoir les coups.

OGM veut dire « organisme génétiquement modifié » et nous pensons tout de suite aux plantes résistantes aux pesticides ou sécrétant des insecticides, à la moustache de José Bové, aux multinationales de type Monsanto et aux scientifiques fermés dans leur laboratoire. Au delà du débat classique « pour ou contre » qui mélange tout, la politique et la science, les recherches fondamentales et les applications, la démagogie et la peur, je veux aborder un aspect peu traité par les médias : les autres types d’OGM. Il suffit de faire un tour sur le Net, de lire les journaux, de parcourir les ouvrages pour se rendre compte que les OGM sont quasiment assimilés aux plantes et donc à l’agriculture et tout le reste cité plus haut.

Selon la définition la plus courante, les OGM sont des organismes vivants dont le patrimoine a été modifié par l’homme. Cela englobe alors les êtres vivants autres que les plantes. La plus ancienne pratique, si l’on prend cette définition, concerne la sélection. Domestiquer des animaux destinés à l’élevage, sélectionner les individus présentant les meilleurs caractères (production de lait, qualité de la laine…), choisir les plantes au meilleur rendement (graines les plus grosses, pépins plus petits, goût moins amer…) sont des actions qui durent depuis des millénaires et que nous continuons encore avec les chiens, les chats, etc. Nous obtenons également des nouvelles variétés par l’hybridation ou croisement de deux individus issus de deux sous-espèces : pommes, chiens, mulet, etc.

Maintenant, nous sommes dans une nouvelle phase par l’utilisation de méthodes de génie génétique qui modifient des organismes par la transgénèse, c’est à dire l’insertion dans le génome d’un ou de plusieurs gènes issus de la même espèce ou d’un organisme étranger. Quand nous parlons des OGM, nous faisons surtout référence au génie génétique. Quelle différence alors avec la sélection ou l’hybridation ? Ces dernières méthodes se déroulent à un temps plus long, ils s’étalent sur plusieurs générations et ils font appel à des croisement d’espèces proches. Ce qui n’est pas le cas du génie génétique où il est possible d’insérer n’importe quelle gène dans le génome d’un organisme vivant et d’obtenir des résultats beaucoup plus rapide. Ces différences, j’en suis persuadé, sont les principales raisons des craintes. Tout va trop vite, pas assez de recul, gros enjeux politiques et financiers font que nous avons l’impression de ne rien maîtriser d’où une levée de boucliers.

Pourtant, sans entrer dans le « pour et le contre », les OGM sont employés à une échelle beaucoup plus vaste que nous n’imaginons car ils sont très utiles pour les laboratoires de recherche. Sans ces « outils », des découvertes n’auraient pu voir le jour. Derrière les spectaculaires souris fluo qui font la une des médias, une protéine est à l’oeuvre, la GFP (Green Flurorescent Protein) issue d’une méduse. Cette protéine est très utile comme marqueur pour suivre l’évolution d’une population de cellules. De qui pister les cellules cancéreuses ou celles jouant un rôle dans la morphogénèse de l’embryon, etc.


(Source image –> X)

L’autre star des labos est la drosophile. C’est une petite mouche à vinaigre au bref cycle de vie dont les mutations sont facilement identifiables via sa morphologie. Son élevage est peu coûteux, peu encombrant et sans danger. Pas étonnant qu’elle soit la coqueluche des savants. Une manipulation consistant à insérer par transgénèse le gène Hoxb-9 de la souris chez la drosophile, a entrainé la transformation des antennes en pattes thoraciques. Sans cette expérience, nous n’aurions pu comprendre le rôle des gènes sélecteurs dans le développement embryonnaire.


(Source image –> X)

Les bactéries sont à l’honneur, sans eux pas de génie génétique et donc pas d’obtention d’OGM. Surce point, je laisse la parole à Yves Le Dréan, chercheur de l’Unité de formation et de recherche en sciences de la vie et de l’environnement :

Enfin, dans la communauté scientifique, certains travaillent sur les plantes. Mais, dans tous les cas, les biologistes moléculaires utilisent des bactéries au départ. En effet, celles-ci possèdent de l’ADN circulaire appelé « plasmide ». C’est dans ces anneaux d’ADN qu’est inséré le gène étudié. Les plasmides génétiquement modifiés sont alors introduits dans des bactéries qui sont mises en culture. En se développant, celles-ci multiplient les plasmides. Ces bactéries OGM sont donc des « usines » à produire les gènes dits « d’intérêt » qui, après purification, pourront ensuite être réintroduits dans d’autres cellules bactériennes, animales ou végétales.
(Source : –> Les OGM sont les principaux outils du génie génétique )

Ainsi, en recherche fondamentale, obtenir des OGM, que ce soit des plantes, des micro-organismes ou des animaux , n’est pas toujours un but mais le plus souvent un moyen de trouver des réponses à certaines problématiques : comment les gènes contrôlent-ils le développement d’un embryon ? Quelles sont les étapes de division de la cellule ? À quoi correspond chaque moment de son développement ? Malheureusement, cet aspect des OGM est rarement mis en avant dans les médias qui préfèrent jouer sur le côté sensationnel. Je pense que c’est également aux scientifiques et aux organismes de recherche de communiquer davantage vers l’extérieur, de mieux faire prendre en conscience que les OGM sont plus vastes que nous pensons, tant que leur utilisation que sur leur débat. Ce qui n’empêche pas d’avoir une réflexion critique au sein de la société mais comment le faire si nous nous focalisons uniquement sur l’agriculture où les enjeux politiques et financiers dépassent ceux de la recherche ?

En savoir plus…
- Source d’information sur les organismes génétiquement modifiés (Québec)
- Synthèse sur les OGM
- Que sont les OGM animaux ?