Vendredi 30 octobre 2009
En voilà un film noir même si le fait de savoir que c’est une film d’animation à partir de pâte à modeler faisait penser le contraire. Très noir car « Mary et Max » aborde la vie vue par deux êtres dont tout destinait à les opposer et qui, au final, se révèle proche par leur tristesse et leur désespoir. C’est aussi un film très tendre par la relation qui s’installe et s’affermit au fil des années, avec leurs éclats d’amitié et de trahison. C’est avant tout un film décalé, tant par les couleurs, l’animation que la technique narrative: un échange de pensées par une correspondance entre un new-yorkais de 44, présentant le syndrome d’Asperger, et une fillette australienne de huit ans qui se sent mal dans sa peau. Une voix off nous fait entrer dans l’intimité de leur lettre et très peu de paroles sont prononcées directement par les protagonistes.
Alors oui, noir et rose, sombre et tendre, j’ai beaucoup aimé le film au point de ne pas sentir le temps passer. Petit bémol: je déteste les cinémas qui allument brutalement les lumières à la fin de la séance !

(Source image –> X)
Sur plus de vingt ans et d’un continent à l’autre, Mary et Max raconte l’histoire d’une relation épistolaire entre deux personnes très différentes : Mary Dinkle, une fillette de 8 ans joufflue et solitaire, vivant dans la banlieue de Melbourne, en Australie, et Max Horowitz, un juif obèse de 44 ans, atteint du syndrome d’Asperger et habitant dans la jungle urbaine de New York.
Plus de détails…
- Site officiel
- Critique Dvdrama
Mercredi 28 octobre 2009
Une amie m’a montré le parcours de la chiotte, un trajet qui consiste à rendre visite aux toilettes de plusieurs lieux publics: bar, marché, théâtre, restaurant, magasin… Non, non, ce n’est pas pour le plaisir d’humer les odeurs des « déchets organiques » mais pour s’en mettre plein la vue devant un tableau du peintre Erell. Bin vi, cette artiste a fait le choix d’accrocher ses tableaux dans les toilettes publiques et de créer un parcours avec. Tout ça, d’après mon amie toujours, parce qu’elle avait offert un tableau à une amie et quelle ne fut pas sa surprise (et sa vexation) de constater que son amie avait accroché son tableau dans les toilettes ! Bin vi, c’était le seul endroit possible pour prendre le temps de contempler ce tableau (lire Si l’envie vous en dit…).
Comme quoi, il ne suffit de pas grand chose parfois pour que germe une idée originale. En plus, ce n’était pas de la merde ce qu’elle avait fait: à chaque fois un visage de femme surgit d’une masse monochrome de couleurs, à travers les tâches, les stries et tous les tourments de la vie minérale que suggère les tableaux. Bin vi, j’ai bien aimé le parcours. Un détail curieux: beaucoup des chiottes visités ont une porte coulissante, une spécificité des toilettes dijonnaises ? Une anecdote: tu devrais voir la tête des clients quand ils nous, moi et mon amie (juste une amie), entrer ensemble dans les sanitaires !

(Scan flyer)

(Source image –> X)
Lundi 26 octobre 2009
Et hop, un livre scientifique de plus, un ! Mais attention, ce n’est pas barbant du tout, c’est même poétique. Ce n’est pas très étonnant quand nous connaissons le sujet, « Plaidoyer pour l’arbre », et l’auteur: Francis Hallé. Il nous fait partager, non seulement, les dernières connaissances sur l’arbre mais aussi sa passion sur ces êtres vivants beaucoup plus complexes et mystérieux que nous pensons.
Un « bête » arbre: des feuilles, un tronc, des racines, quoi de plus banal ? Ca réfléchit même pas, ça bouge pas, ça baise pas (du moins pas comme les humains), à quoi bon ? Tout juste pour décorer nos jardins et en faire du papier, bah ! Malheureux, c’est ignorer à tel point la vie des humains et le développement des sociétés dépend de la survie des arbres ! Francis Hallé délivre un portrait exemplaire de l’Hévéa sans lequel nous n’aurions jamais connu le caoutchouc. Ce matériau qui équipe les pneumatiques des avions, voiture. Lui qui constitue les joints et bien d’autres objets encore, sans lui que deviendrons nous ? De même, la déforestation liée aux immenses monocultures a des répercussions dramatiques sur l’environnement et donc sur nous: inondations, sécheresses…
Il serait faux de croire que le livre n’aborde que les points négatifs. Au contraire, il commence par une analyse de ce qu’est qu’un arbre et comment le définir. une question plus complexe que nous pensons tant nous sommes habitués aux arbres européens. Mais quid du palmier, du bananier par exemple ? Les arbres tropicaux, voilà un autre thème abordé de long en large tellement nous les ignorons, focalisés sur nos arbres « nationaux ». Quels sont leurs apports bénéfiques pour les populations locales ? Il aborde aussi d’autres thèmes curieux comme l’immortalité potentielle des arbres, la réfutation d’un arbre en tant qu’être individuel mais en tant que « colonie ». Très curieux mais très enrichissant ! « Plaidoyer pour l’arbre », comme son titre l’indique, milite pour que nous prenons l’arbre en meilleur considération car il le mérite bien.
Non vraiment, un ouvrage à lire rien que pour casser nos conceptions européennes sur les arbres. D’autant plus, bien que le sujet soit scientifique, une large place est accordée à la poésie du passionné et à la littérature, soit un déclivage bénéfique !

(Scan couverture)
Samedi 24 octobre 2009
Un copain m’avait posé une question, un rien tordu :
- Pourquoi est-ce que les vaches ne peuvent pas descendre l’escalier ?
- Ah ouiiiiii, c’est un problème d’articulation !
- Comment ça ?
- Je sais plus mais je me rappelle que ça venait de l’articulation.
- …
Evidemment, il ne fut pas très satisfait de ma réponse. Ni moi d’ailleurs, j’ai même ruminé des nuits entières avant de me lancer dans un nouveau article Ô combien productif ! En quelque sorte, je ne m’étais pas trompé puisque, dans le livre « Pourquoi les vaches ne peuvent-elles pas descendre les escaliers ? » de Paul Heiney et Caroline Lepage (quel hasard !), la réponse était donnée dans la page 36:
Cela vient de l’organisation de ses genoux: l’articulation fléchira en montant l’escalier mais pas dans la descente.
Une phrase et pis basta ! Quelle articulation ? A l’avant, à l’arrière ? En quoi les genoux des vaches sont différents de mes genoux ? Non, je n’était pas satisfait alors j’ai prospecté mais je n’ai pas trouvé grand chose à me mettre sous la dent. Ce qui suit reste du domaine des cogitations d’un non spécialiste de l’anatomie des vaches…
Pour commencer, les pattes avant de la vache fléchissent comme nos jambes. La vache peut lever ses pattes avant et donc monter les escaliers sans problème. Et descendre aussi, je suppose. Ce qui coince, c’est au niveau des pattes arrières (flèche rouge). La vache ne peut pas beaucoup plier vers l’avant (voire pas du tout ?) et ça la gêne pour descendre les escaliers. Je doute même qu’elle puisse monter si les marches sont trop hautes. Il serait intéressant, si l’on veut décrocher le prix Ignobels, de connaître la hauteur des marches maximale que peur gravir une vache…
Squelette d’une vache

(Source image –> X)
Oui, je sais, ce n’est pas très clair, même pour moi. Coup de bol, j’ai déniché une vidéo qui montre la marche d’une vache. Regardez bien les pattes avant puis arrière. Clic, la lumière se fait ! Non ? Tant pis, j’aurais au moins essayé…
Bénie soit la nature qui eut l’heureuse initiative de ne pas faire des escaliers dans les pâturages des vaches. Doit-on voir la patte d’une divinité bovine ?
Jeudi 22 octobre 2009
Oups, voici un moment déjà que je délaisse ce blog. La raison est très simple et tiens en quatre mots: Happy birthday to me. Ne vous étonnez pas si vous croulez sous les articles que je ponds à tour de bras pour rattraper le retard !
Ce billet fait suite à une discussion entre amis à Lyon sur la première ligne de métro automatique en France. Y’en avait qui affirmait Paris, d’autres Lyon et que je te crêpe le chignon dans tout ça et que je bourre le pif, paf ! Après renseignement sur le Net, il ressort que tout le monde a un peu raison et un peu tort. Tout dépend en fait des termes utilisés comme nous allons voir.
La première ligne de métro:
- entièrement automatique a été mis en service à Lille en 1983.
- à grand gabarit a été mis en service à Lyon (Ligne D) en 1992.
- dans une capitale a été mis en service à Paris (Ligne 14) en 1998.
Ou comment la communication se met au service de la politique pour assurer l’image d’une ville moderne. Et oui, mon coco ! Vous pouvez donc faire votre chauvin, du moment que vous utilisez les bons termes.
Sources
- Métros de France
- Métro automatique
- Métro Lyonnais (fichier pdf)
Mardi 20 octobre 2009
Et voilà, le cap du fameux « quart de siècle » est enfin franchi ! Souvent, l’on me disait: « Tu verraaaaas quand tu auras 25 ans ! ». Et bien me voilà à 25 ans et j’en aurais vu des choses ! A part la ride et le cheveu blanc de plus, of course. Ah oui, un peu plus con chaque jour, un peu plus gaga mais que voulez- vous ?
Mais qu’est ce que j’ai vu ? Une belle surprise le samedi dernier dans une salle mal famée d’un resto mexicain. Plein d’amis qui sont venus, sous l’organisation militaire de ma douce. De justesse, j’ai pu retenir une larme, de justesse… La réception fut originale avec les « space invaders » en guise de masque (une figure récurrente de l’art urbain). Je passe sur les détails de la fête et de ma gueule de bois… J’ai vraiment été gâté tant par eux que par la famille. Mais chut, je ne dévoile pas tout ici, non mais !

Et qu’est ce que ça me fait d’avoir 25 ans ? Une autres question fréquente… Et bien pas grand chose si ce n’est « un petit pas pour l’humanité, un grand pas pour moi ». Je ne me sens pas tellement différent qu’à mes 18 ans, avec un peu plus de poil, il est vrai. Non, ce qui m’étourdit, c’est qu’en 6 ans, il s’est passé tellement de choses ! Voilà de quoi me rassurer pour mes prochaines 25 ans qui seront, je n’en doute pas, aussi riches ! Les plus belles années n’existent pas, elles sont là toute notre vie pour peu que nous sachions s’en occuper chaque jour…
Dimanche 18 octobre 2009
Lors de ma deuxième année de fac, je me rappelle très bien du mortel ennui que j’éprouvais face à la reproduction des végétaux, spécialement les algues et les champignons. Toutes ces histoires de gamètes, de spores ou de sporanges dont je n’en avais rien à foutre… La diction monotone et le manque d’enthousiasme manifeste des professeurs dans cette discipline ne faisaient rien pour arranger la situation. A croire que tout le monde prenait racine !
C’est dommage car c’est quand même un domaine vachement intéressant, pour peu qu’on prenne le bon angle (je ne m’en rends compte que maintenant). Que se serait-il passé si l’on avait utilisé cette vidéo (provenant de Koreus) aux cours ?
Un peu de poésie que diable !
Laissons aussi les étudiants rêver à certaines poses langoureuses…

