Samedi 30 janvier 2010
Après la sarabande du sexe pendant le jour du Saigneur, nous allons évoquer l’identité sexuelle en ce jour du Sabbat (S comme Sexe) . Une paire de couilles depuis la naissance, des caractères en plus comme des poils ou une barbe depuis la puberté et me voilà homme pour l’éternité. Je ne me suis jamais posé de questions sur le fait si j’étais homme ou femme, ça me semblait aller de soi. Finalement, je me suis rendu compte que c’est plus compliqué que ça. Il existe en fait trois types de sexe : biologique (1), social (2) et psychologique (3).
Le sexe biologique lui-même est défini à trois niveaux qui sont :
- le sexe génétique. La présence des chromosomes sexuels X et Y déterminent le sexe de l’individu dès la fécondation bien que l’appareil génital soit indifférencié au départ. Les femmes sont « XX » et les hommes « XY ».
- le sexe gonadique. Les gonades se développent ensuite sous l’expression des gènes présents sur les chromosomes sexuels. Elles se différencient en ovaires pour les femmes ou en testicules pour les hommes.
- le sexe phénotypique. Il s’agit de l’apparence des organes génitaux à la naissance puis de l’apparition des caractères sexuelles secondaires (pilosité, rondeur, masse musculaire, voix…) à partir de la puberté sous l’effet des hormones sexuelles (testostérone chez l’homme et oestrogène chez la femme). A ce moment, l’appareil génital est fonctionnel et l’individu peut engendrer une descendance.
Vient ensuite le sexe social qui correspond à la conception de la société sur ce qui est féminin et ce qui est masculin. Plus précisément, ce terme renvoie à l’éventail des rôles et rapports déterminés par la société, aux traits de personnalité, aux attitudes, aux comportements, aux valeurs, à l’influence et au pouvoir relatifs que la société attribue aux deux sexes en fonction de leurs différences. Aux filles sont associés : la couleur rose, les poupées, le bavardage, le contact humain, la douceur tandis que les garçons font preuve d’agressivité, sont virils, se repèrent dans l’espace, partent à la chasse puis au travail, etc. Ce sont autant de représentations fixées par la société. Il existe d’autres sociétés où une femme peut avoir des comportements ou des prérogatives tenus pour masculins, et inversement un homme peut assumer des traits culturellement marqués comme féminins. . C’est le cas pour les Tchambulis où les hommes prêtent une grande attention aux soins du corps et à la coquetterie alors que les femmes doivent être rudes et fortes pour être efficaces dans la gestion des richesses sociales. Si cela ne suffisait pas, voici d’autres exemples de stéréotype qui définissent le sexe social selon notre société (je dis bien des stéréotypes qui n’ont aucune base biologique valable).


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S’ajoute enfin le sexe psychologique qui est le fait de se sentir homme ou femme. Dans la majorité des cas, le sexe psychologique de la personne est en accord avec son sexe anatomique qui est le repère principal. Pour certains, il existe un décalage entre ces deux types de sexe : ce sont les transsexuels. Ainsi, une femme transsexuelle se sent homme bien qu’elle soit née avec tous les attributs féminins et vice-versa pour les hommes transsexuels. Attention à ne pas confondre avec l’orientation sexuelle qui désigne l’attirance érotique, le désir affectif et sexuel sur des personnes du même sexe (homosexualité), du sexe opposé (hétérosexualité) ou indistinctement sur l’un ou l’autre sexe (bisexualité). Par exemple, une femme transsexuelle se sent homme mais peut être attiré par des femmes. Elle est alors hétéro par son esprit et lesbienne par son anatomie. Ou bien homo psychologiquement et hétéro anatomiquement si son attirance se porte sur les hommes. Bref, l’orientation sexuelle est un autre débat, ma pauvre tête se porte déjà mal en point !

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Tous ces différents types de sexe concourent à la mise en place de notre identité sexuelle. Qu’une dissonance apparaisse à un niveau et c’est toute notre identité qui se retrouve fragilisé si ce n’est remise en cause. J’en veux pour preuve la situation de Caster Semenya (4), une femme sportive qui présenterait des testicules intra-abdominaux. La polémique tourne sur la sécrétion supplémentaire de testostérone qui améliorerait ses performances sans que ce la relève du dopage. Doit-elle alors concourir avec les hommes bien qu’elle se sente femme ? La question est plus délicate que prévu. Bien que ce soit un cas extrême, il est révélateur de la complexité de notre identité sexuelle qui ne peut simplement se définir par la séparation naïve « femme/homme ».

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Plus de détails…
1a – Phénotype sexuel
1b – Mise en place de l’appareil génital
2a – Sexe biologique et sexe social en Mésopotamie
2b – Du genre au sexe ou comment la hiérarchie précède les catégories
3a – Se sentir homme ou femme : le transsexualisme ou transsexualité
3b – Qu’est ce que le syndrome de Benjamin ?
4a – Caster Semenya serait hermaphrodite
4b – Sport et identité sexuelle: l’affaire Caster Semenya
Jeudi 28 janvier 2010

Pour Noël, me fut offert par Sœurette un jeu africain : l’awalé. Il est également connu sous des multiples noms : Awélé, Ajwa, Lela, Chisolo, Kalak, Owaré, Coo, Coro Bawo, Nocholokoto, Dara, Congkak, Mancala, Bawo, Omweeso, Adita-ta, Kasonko, Layo, Gilberta, Schach, Wari, Wallé…

C’est le jeu le plus pratiqué en Afrique. Il domine, avec le go en Asie et les échecs en Occident, le monde des jeux de réflexion. Roi des jeux de semaille, prince des cours de récré et des réunions familiales, il est aussi maître de tournois endiablés. Jeu traditionnel africain, ce petit jeu facile d’apprentissage mais plein de possibilités se joue très jeune dès 4 ou 5 ans. Il en existe une multitude de formes et de variétés.
(Source : –> African Concept )
Les règles du jeu sont très simples et faciles à apprendre. Mais petit à petit, je me rends compte que les stratégies sont plus complexes qu’au premier abord. C’est très tactile avec les graines à déplacer et agréables au toucher. Vraiment un jeu sympa que je conseille à tous pour qui aime se muscler un peu le cerveau.
Mardi 26 janvier 2010
OGM : trois petites lettres qui évoquent tellement de choses comme l’agriculture, la santé, la société, les multinationales, la nature, la science…. OGM : trois petites lettres qui éveillent les passions, attisent les peurs et font empoigner toute sorte de gens, du scientifique au politicien en passant par le citoyen. Ce terme fait davantage appel à nos émotions qu’à notre rationalité et surtout il s’agit d’un vaste sujet dont je m’attaque avec une certaine appréhension. Tellement vaste que je choisis de l’aborder sous un (petit ?) angle et ayez pitié du pauvre mortel que je suis avant de faire pleuvoir les coups.
OGM veut dire « organisme génétiquement modifié » et nous pensons tout de suite aux plantes résistantes aux pesticides ou sécrétant des insecticides, à la moustache de José Bové, aux multinationales de type Monsanto et aux scientifiques fermés dans leur laboratoire. Au delà du débat classique « pour ou contre » qui mélange tout, la politique et la science, les recherches fondamentales et les applications, la démagogie et la peur, je veux aborder un aspect peu traité par les médias : les autres types d’OGM. Il suffit de faire un tour sur le Net, de lire les journaux, de parcourir les ouvrages pour se rendre compte que les OGM sont quasiment assimilés aux plantes et donc à l’agriculture et tout le reste cité plus haut.
Selon la définition la plus courante, les OGM sont des organismes vivants dont le patrimoine a été modifié par l’homme. Cela englobe alors les êtres vivants autres que les plantes. La plus ancienne pratique, si l’on prend cette définition, concerne la sélection. Domestiquer des animaux destinés à l’élevage, sélectionner les individus présentant les meilleurs caractères (production de lait, qualité de la laine…), choisir les plantes au meilleur rendement (graines les plus grosses, pépins plus petits, goût moins amer…) sont des actions qui durent depuis des millénaires et que nous continuons encore avec les chiens, les chats, etc. Nous obtenons également des nouvelles variétés par l’hybridation ou croisement de deux individus issus de deux sous-espèces : pommes, chiens, mulet, etc.
Maintenant, nous sommes dans une nouvelle phase par l’utilisation de méthodes de génie génétique qui modifient des organismes par la transgénèse, c’est à dire l’insertion dans le génome d’un ou de plusieurs gènes issus de la même espèce ou d’un organisme étranger. Quand nous parlons des OGM, nous faisons surtout référence au génie génétique. Quelle différence alors avec la sélection ou l’hybridation ? Ces dernières méthodes se déroulent à un temps plus long, ils s’étalent sur plusieurs générations et ils font appel à des croisement d’espèces proches. Ce qui n’est pas le cas du génie génétique où il est possible d’insérer n’importe quelle gène dans le génome d’un organisme vivant et d’obtenir des résultats beaucoup plus rapide. Ces différences, j’en suis persuadé, sont les principales raisons des craintes. Tout va trop vite, pas assez de recul, gros enjeux politiques et financiers font que nous avons l’impression de ne rien maîtriser d’où une levée de boucliers.
Pourtant, sans entrer dans le « pour et le contre », les OGM sont employés à une échelle beaucoup plus vaste que nous n’imaginons car ils sont très utiles pour les laboratoires de recherche. Sans ces « outils », des découvertes n’auraient pu voir le jour. Derrière les spectaculaires souris fluo qui font la une des médias, une protéine est à l’oeuvre, la GFP (Green Flurorescent Protein) issue d’une méduse. Cette protéine est très utile comme marqueur pour suivre l’évolution d’une population de cellules. De qui pister les cellules cancéreuses ou celles jouant un rôle dans la morphogénèse de l’embryon, etc.

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L’autre star des labos est la drosophile. C’est une petite mouche à vinaigre au bref cycle de vie dont les mutations sont facilement identifiables via sa morphologie. Son élevage est peu coûteux, peu encombrant et sans danger. Pas étonnant qu’elle soit la coqueluche des savants. Une manipulation consistant à insérer par transgénèse le gène Hoxb-9 de la souris chez la drosophile, a entrainé la transformation des antennes en pattes thoraciques. Sans cette expérience, nous n’aurions pu comprendre le rôle des gènes sélecteurs dans le développement embryonnaire.

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Les bactéries sont à l’honneur, sans eux pas de génie génétique et donc pas d’obtention d’OGM. Surce point, je laisse la parole à Yves Le Dréan, chercheur de l’Unité de formation et de recherche en sciences de la vie et de l’environnement :
Enfin, dans la communauté scientifique, certains travaillent sur les plantes. Mais, dans tous les cas, les biologistes moléculaires utilisent des bactéries au départ. En effet, celles-ci possèdent de l’ADN circulaire appelé « plasmide ». C’est dans ces anneaux d’ADN qu’est inséré le gène étudié. Les plasmides génétiquement modifiés sont alors introduits dans des bactéries qui sont mises en culture. En se développant, celles-ci multiplient les plasmides. Ces bactéries OGM sont donc des « usines » à produire les gènes dits « d’intérêt » qui, après purification, pourront ensuite être réintroduits dans d’autres cellules bactériennes, animales ou végétales.
(Source : –> Les OGM sont les principaux outils du génie génétique )
Ainsi, en recherche fondamentale, obtenir des OGM, que ce soit des plantes, des micro-organismes ou des animaux , n’est pas toujours un but mais le plus souvent un moyen de trouver des réponses à certaines problématiques : comment les gènes contrôlent-ils le développement d’un embryon ? Quelles sont les étapes de division de la cellule ? À quoi correspond chaque moment de son développement ? Malheureusement, cet aspect des OGM est rarement mis en avant dans les médias qui préfèrent jouer sur le côté sensationnel. Je pense que c’est également aux scientifiques et aux organismes de recherche de communiquer davantage vers l’extérieur, de mieux faire prendre en conscience que les OGM sont plus vastes que nous pensons, tant que leur utilisation que sur leur débat. Ce qui n’empêche pas d’avoir une réflexion critique au sein de la société mais comment le faire si nous nous focalisons uniquement sur l’agriculture où les enjeux politiques et financiers dépassent ceux de la recherche ?
En savoir plus…
- Source d’information sur les organismes génétiquement modifiés (Québec)
- Synthèse sur les OGM
- Que sont les OGM animaux ?
Dimanche 24 janvier 2010
Nous sommes dimanche, soit la journée de repos ou encore le jour du Saigneur. A cette occasion, j’ai sélectionné rien que pour vous six vidéos, très connues certes mais qui m’ont marquées et toutes en rapport avec le… ssssexe. Une pour chaque jour de la semaine, placé sous la sueur du dur labeur. Et maintenant, profitez joyeux mortels !
1° Le sexe expliqué avec des stylos
2° Graffitis réalisés par Aides
3° Le Spontex et le Hérisson
4° Dessins cochons (?)
5° La capote à l’africaine
6° Anti-Kamasutra
7° ? Non car certaines voies sont impénétrables.
Vendredi 22 janvier 2010
N’importe qui sait que que les érythrocytes (du grec erythro : rouge et kutos : cellule), plus connues sous le terme d’hématies ou de globules rouges, sont des espèces de pneus dégonflés servant à transporter, via l’hémoglobine, des gaz respiratoires dont le dioxygène (O2) des poumons vers les tissus et le dioxyde de carbone (CO2) des tissus vers les poumons.

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Moins nombreux sont ceux qui savent que les globules rouges adoptent une forme en pantoufle dans les capillaires. Pourquoi ? Ce n’est que depuis novembre 2009 que le mystère a été élucidé par le laboratoire de Spectrométrie physique (SPECTRO CNRS/UJF), en collaboration avec un laboratoire marocain et une université américaine (Des globules rouges en forme de pantoufle : une clé de compréhension des maladies du sang ?).
Mais n’allons pas trop vite, déjà qu’est ce qu’un globule rouge ? C’est une cellule très simplifiée et remplie à saturation d’une solution d’hémoglobine, protéine pouvant se fixer au dioxygène et au dioxyde de carbone. Elle apparaît au microscope sous forme de disque biconcave, une forme qui lui confère une élasticité importante, un maximum de surface et donc un maximum d’échanges de gaz avec les cellules. Elles sont également dépourvues de noyau afin de pouvoir se déformer au mieux. En effet, le diamètre des globules rouges est de 7 à 8 micromètres (μm) alors que celui des capillaires ne dépasse pas 2 à 3 μm. Or, les capillaires sont des vaisseaux sanguins très fins où se passent les échanges de nutriments et de gaz avec les tissus au niveau cellulaire.

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A : Forme en parachute dite symétrique.
B : Forme en pantoufle dite asymétrique.
C’est au niveau des capillaires que les hématies adoptent une forme en pantoufle tandis qu’au repos, elles ont une forme en parachute. Pourquoi ? Primo, la forme en pantoufle est beaucoup plus stable que la forme en parachute pendant l’écoulement du sang. Deuxio, une multitude de perturbations apparaissent lors de l’écoulement du sang, surtout quand les vaisseaux sont très étroits et encombrés par d’autres cellules (globules blancs, plaquettes, débris…). Ces perturbations façonnent alors les hématies en forme de pantoufle, ce qui rejoint le fait que cette forme soit plus table que celle en parachute.
Alors quoi, pantouflards les globules rouges ? Que nenni ! Sans eux, nous serions déjà morts…
Mercredi 20 janvier 2010
Sitôt terminé le premier tome des chroniques d’Alvin le Faiseur d’Oson Scott Card, Le septième fils, je n’avais plus qu’une idée en tête : connaître la suite, la suite, la suiteuuuuh ! C’est chose faite grâce aux miracles de l’Internet, une petite commande et zou les voilà à portée de main en moins d’une semaine. Toujours aussi belles les couvertures et le papier granuleux au contact.

Et là, je perdis la raison et la réalité, plongé entièrement dans l’histoire. Je lève la tête du bouquin et voilà 4h qui se sont envolés en une seconde. Ah ces moments exquis de la lecture profonde où je lisais à la fois vite et lentement, où je me couchais chaque nuit à 2h du matin et n’ayant qu’une idée en tête, connaître la suiteuuuuh au rythme effréné d’un livre par jour. J’ai enfin pu tourner la dernière page, yeux cernés et cerveau en marmelade, aller me coucher et dormir à poings fermés, cavalant mes rêves fantastiques que j’ai vite oubliés, hélas !
Les chroniques d’Alvin narre la vie d’un Faiseur dans le cadre de l’Amérique du 19e siècle, du temps des pionners et des indiens, de la colonisation et de la « civilisation », à la fois imaginaire et réelle, magique et technologique. Dans ce monde, chacun a un talent, une sorte de don qui lui est propre mais le Faiseur est celui qui cumule plusieurs dons, si ce n’est presque tous. C’est le cas de Alvin, septième fils d’un septième fils, d’où son statut. Il doit la vie à Peggy, une Torche capable de voir les multiples avenirs, sans qui il n’aurait jamais pu naître et c’est toujours grâce à elle qu’il a pu grandir et atteindre l’âge adulte. Sans elle, le Défaiseur aurait eu vite raison de lui.
Le Défaiseur ? C’est une puissance qui cherche à réduire l’Univers à néant, qualifié de maléfique à moins qu’il ne s’agît d’une version magique de l’entropie ? Bref, tous les oppose: le Faiseur et le Défaiseur, Alvin et les apparitions du Défaiseur. Mais quelle est la tâche précise de Alvin ? Contrer le néant d’accord mais comment ? Telle est sa folle quête, voire désespérée tout au long de son apprentissage et de ses errances dont il croisera des multiples personnages plus ou moins réels: Napoléon Bonaparte, Mot-pour-mot (William Blake), Abraham Lincoln, Tenskwatawa, Honoré de Balzac…
C’est une véritable épopée qu’a construit Orson Scott Scard sur plusieurs années :
* Le Septième Fils (1987)
* Le Prophète rouge (1988)
* L’Apprenti (1989)
* Le Compagnon (1995)
* Flammes de vie (1998)
* L’homme-au-grand-sourire, nouvelle parue dans Légendes de Silveberg (1998)
* Sur le Yazoo Queen, nouvelle parue dans Légendes de la fantasy 1 de Silveberg (2003)
* La Cité de cristal (2003)
* Master Alvin (à paraître)
Le plus remarquable est d’avoir réussi à garder une réelle continuité entre les différents tomes. A part le dernier, La Cité de cristal, qui m’a déçu car en rupture brutale avec Flammes de vie. Une grande partie de l’histoire d’Alvin se trouve dans deux nouvelles: The Grinning Man et Le Yazoo Queen que je me procurerais sans doute mais c’est dommage car le lecteur est perdu et la cohérence, jusque là solide, se délite. Apparemment, il existe encore une suite mais qui se fait attendre. J’espère que ce sera le dernier: 7 tomes en tout pour retracer la vie de Alvin, septième fils d’un septième fils, pas mal non ?!
Lundi 18 janvier 2010
Maigrichon, voilà ce que je suis : un tas d’os, un malingre, je me fais même mal aux fesses quand je m’assois trop fort sur mes os iliaques. Je gagne péniblement du poids et pourtant ce n’est pas faute d’essayer : je ne mange pas, je me goinfre. Pire : j’avale, j’engloutis comme quatre tandis que les autres me regardent en s’exclamant « mais qu’est ce qu’il bouffe ! » tout en brandissant leur petit doigt. Si ce n’est une remarque du type : « bin dis donc t’es pas bien gros » ou « tu n’aurais pas maigri toi ? ». Que veux-tu ? Je suis comme je suis, je suis fait comme ça.

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Pourquoi donc cette minceur (pour ne pas dire maigreur) permanente ? Jusqu’à maintenant, je ne voyais que deux possibilités, sans être sûr de leur « fondement scientifique » :
1° Mon métabolisme est du genre puissant à faire cramer toutes les réactions chimiques de fabrication et de dégradation des molécules, d’où le fait que j’ai souvent chaud et que mon appétit soit élevé. C’est une cocotte-minute à deux pattes quoi !
2° Mes intestins torchent leur boulot en prélevant juste ce qu’il faut pour les besoins de mon organisme et le reste, zou chié comme un malpropre ! Pas étonnant que ma douce se plaigne de, enfin bref, passons passons comme disait le sage.
En fait 3°… Oui, il existe une troisième possibilité : le rôle de la flore intestinale dans l’ingestion des aliments. Il faut savoir que nous avons un sacré paquet de bactéries dans notre tube digestif : des milliards et des milliards (le tout faisant 1 kg) pour une variété d’espèces assez spectaculaire : 1000 environ : c’est le microbiote. Au départ stérile, le tube digestif du nouveau-né est rapidement colonisé (en 24 h) par le microbiote des parents et de l’environnement. Le plus remarquable est que 2/3 des bactéries est spécifique à chaque personne et ceci pour toute sa vie. Cet équilibre du microbiote est bénéfique pour tous : les bactéries vivent pépères dans nos tripes, en se nourrissant de nos aliments tandis qu’elles facilitent notre digestion, renforcent notre système immunitaire, etc.
Allons plus loin : et si notre capacité à prendre du poids dépendait de notre microbiote ? C’est ce Peter Turnbaugh et Jeffrey Gordon ont démontré en 2006 : la flore intestinale diffère entre les souris obèses et minces. Mieux : le transfert du microbiote d’une souris obèse à une souris mince la faisait grossir ! Courant 2009, la même équipe a fait une nouvelle expérience en transférant la flore intestinale provenant de caca humain à des souris « stérilisées », c’est à dire dépourvu de microbiote depuis la naissance suite à une manipulation génétique. Elles sont normalement insensibles à un régime hypercalorique et elles ne deviennent pas obèses. Suite au transfert de la flore intestinale, elles contiennent maintenant un microbiote humain qui se transmet à leur descendance. Nourries avec des aliments gras, les voilà qui se mettent à grossir ! L’expérience est répétée en transplantant la flore des souris soumises à ce régime dans l’intestin des souris « stérilisées ». Résultat : ces dernières ont également connu une prise de poids.

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Ainsi, l’obésité pourrait s’expliquer en partie par la colonisation du tube digestif du nouveau-né par le microbiote de parents obèses. Ceci reste à confirmer et ne peut exclure d’autres facteurs comme la génétique, le mode alimentaire, etc. Inversement, ma minceur pourrait s’expliquer par une flore intestinale particulière qui m’empêche de prendre du poids. Ah , mes p’tits bactéries, que deviendrais-je sans vous ?!
En savoir plus…
- Le microbiote – Quelle importance pour la santé humaine ?
- Le projet MicroObes
- Microbiome et Obésité
- Obésité et flore intestinale
- Microbiote intestinal et obésité

