Mercredi 31 octobre 2007
Depuis trois ou quatre ans au plus, je m’intéresse à la photographie en tant que spectateur et photographe (très largement amateur !). Il est un endroit de Paris que j’affectionne particulièrement en ce domaine: la Maison Européenne de la Photographie. Avant d’entrer dans cet ancien hôtel du 4e arrondissement, je suis chaque fois perplexe et contemplatif devant le jardin zen… J’aime cet endroit architecturalement pour ses coins et ses recoins et artistiquement pour la qualité de ses expositions rarement décevante. Par ce lieu où une atmosphère de tranquillité règne, je découvre le monde via un regard sans cesse renouvelé qui me fait prendre des limites de ma perception. Limites que ne peuvent combler entièrement la littérature, ni la peinture, ni le cinéma… Grâce à cette « Maison du regard », des révélations d’oeuvres de renom sont possibles: Martin Parr ou Marc Riboud…
La liste serait fastidieuse à énumérer.
Sachez simplement que les dernières expositions sont:
- Larry Clark « Tulsa, 1963-1971″
- Livres de nus, une anthologie. La collection d’Alessandro Bertolotti
- Martine Barrat « Harlem in My Heart »
- Choi « Autoportraits aux Enfers »
- Rogérios Rei « Micro-ondes »
- Martin d’Orgeval « Requisitoire », le plancher de Jean
- Romain Osi « Uscita »
- Espaces SFR jeunes talents
Le tout jusqu’au 6 janvier 2008 excepté Rogério Reis (25 novembre 2007).
Atteint d’une maladie temporaire, nommée « baobab dans la main », je remarquerais seulement qu’en 1h30 au plus, le courageux, le curieux ou le passionné peut en faire le tour ! C’est dire la richesse concentrée sur une superficie pas très étendue. Certains sont détaillés, d’autres très courts. Ce qui convient aussi bien au pressé, nez à terre, qu’au flaneur, nez en l’air.
Poil au nez !
Allez donc voir sur le site pour en savoir plus
(Source image –> X)
Mardi 30 octobre 2007
Connaissant le « jamais deux sans trois », il était inévitable que je parle d’un autre jeu tout aussi chouette ! Les loups-garous qui se cachent dans un paisible village. Ils attendent la nuit pour les dévorer, se délectant d’os broyés et de crânes fracassés pour en sucer la moelle et le cerveau, mmmmh…. Seulement, les villageois, allez savoir pourquoi, ne s’en laissent pas conter. Ils prennent la défense du village et s’organisent pour les débusquer. Hélas, des victimes en pâtiront ! Au fil de la partie, de mensonges en déductions, vous saurez qui finira par gagner: les villageois ou les loups-garous. Ces derniers ne sont pas si infâmes que ça, vu qu’ils ne suivent que leur nature, aussi bestiale soit-elle, alors que les villageois n’hésitent pas à tuer leur prochain dans une « chasse aux sorcières » effrénée. Ce jeu est passionnant dans la mesure qu’il révèle nos facettes cachées, pas forcément les meilleures… Je précise que d’autres personnages apparaissent mais je n’en dis pas plus !
Vous pouvez lire les règles dans ce site officiel.
Apprendre à se contrôler, à mentir, à tuer, n’est ce pas folichant ?! Le défoulement au moins est virtuel (sauf si des tordus décident de l’appliquer au sens littéral) et je le préfère encore à un défoulement physique… Clémenceau avait déclaré: « la guerre est une chose trop sérieuse pour être laissée aux militaires ». Le copiant, je déclame: ‘les loups-garous est un jeu trop imaginatif pour être laissé aux sérieux et bornés d’esprit ».
(Source image –> X)
Lundi 29 octobre 2007
« Jeu de main, jeu de vilain » ? Cette expression est vérifiée dans ce jeu populaire et redoutable ! Seule la loi de la jungle prévaut. Vous aurez à vous affrontez devant des adversaires dotés d’un tempérament de fer et de yeux sanguins trahissant le torrent d’adrénaline qui coule dans leurs veines. Ce jeu (vraiment ?) aiguise l’observation, la rapidité et les réflexes de survie. Qualités i-n-d-i-s-p-e-n-s-a-b-l-e-s si vous ne voulez pas avoir les phalanges écrabouillées par une pogne de tigre ou devenir borgne par un TVI (totem volant identifié). J’adore, j’adule, j’idolâtre ce jeu (même marque que Time’s up) qui exprime toute ma hargne et mon aspect teigneux, GROOAAAAH ! Pour qui ne l’aurez pas compris, escargots s’abstenir…
Je rappelle pour les béotiens (QUOI ?! Vous ne connaissez pas ce jeu ??) que le but consiste à choper le totem avant les autres lorsque deux cartes (ou plus) retounées ont la même forme. L’inconvénient est que les cartes finissent pas être mémorisées par les initiés de la Force… Pour contourner, des extensions (voir ici) furent créées avec des formes bien plus tarabiscotées et des pièges propices à griller les neurones.
Time’s up est la culture.
Jungle speed est la survie.
Les deux ensembles, vous voilà bien partis…

(Source image –> X)
Dimanche 28 octobre 2007
Une mélancolie vous guette ? Vous ne savez que faire ? vous vous sentez seul ?
Désir de dégripper les neurones, dérouiller le corps ?
Volonté de s’exprimer devant un groupe avec tout votre talent (ou nullité) enfin reconnue ?
Alors, invitez les amis, prenez Time’s up et jouez !
Avec ardeur, avec folie et rigolade à gogo !
Le but est fort simple: deviner les noms de personnages célèbres en 30 secondes.
Le tout en trois manches:
1) Paroles libres.
2) 1 mot.
3) Mimes.
Règles simples, encombrement minimal… vous êtes sûrs de passer un bon moment partout ! Je parle d’expérience et cerise sur le gateau: la culture étant présente, l’enrichissement personnel est garanti !
Pour aller sur le site, cliquez sur l’image
Vous pouvez égalemet lire les règles du jeu (en pdf).
Samedi 27 octobre 2007
Qui connaît Jacovitti, Benito Jacovitti ? Un dessinateur italien que j’adore ! Il a crée, entre autres, le personnage Cocobill, incroyable cowbow aimant la camomille dont seulement deux numéros existent. Le style de Jacovitti est unique au monde, farfelue, vulgaire et vivant ! D’une vivacité que j’aurais rarement connu… Ces deux « cocobill » étaient présents dans la bibliothèque de mon père qui m’aura décidemment transmis sa passion des BD et des comics. « Etaient » car nous en avions perdu un dans des circonstances non encore élucidées. Le mystère rode toujours… Bref, je le cherchais depuis deux ans déjà et par le plus grand des hasards (comme bien souvent !), je le trouve ! Cet après midi ! Edition originale, en bon état et pas cher ! Je ne réfléchis pas, dis merde en pensée au banquier et zoup là, sous mon bras ! un grand sourire aux lèvres, des larmes brillants dans mes yeux, je m’en vais vite rentrer et le feuilleter doucement. Retrouvant avec émotion ces dessins que jamais je n’oublierais !
Je trouve vraiment dommage que Jacovitti ne soit pas davantage reconnu en France. Son humour est si spécial que ses dessins sont considérés comme débiles ! Il y’en a qui se reconnaîtront à la lecture de ce billet, huhu. Des dessins très chargés et remplis de moults détails tous plus inutiles les uns que les autres: vers de terre, saucissons, crayons, cactus… Voici les couvertures des albums de Cocobill (cliquez sur image pour agrandir):

Je recherche également un autre album, en vain ! Si jamais l’un d’entre vous avez une piste, ayez une pensée pour le p’Ôv Sirtin… Lequel me demanderez vous ? Le voici, Kamasutra dans toute sa splendeur :

(Source images –> bedetheque)
En savoir plus…
- Site officiel (quel dommage que je ne connaisse pas l’italien, gniak !)
- Wikipédia (en français, rassuré mes coco ?!)
Vendredi 26 octobre 2007
Rappelons que les scientifiques sont capables d’un brin d’humour et d’être atteints par des préjugés. Des humains en somme. Il est alors logique qu’ils ne soient pas épargnés par le canular. Son but est de tromper le public par la diffusion d’informations fausses. Cependant, sa signification prend plusieurs sens selon le contexte. Tout comme l’humour, le canular est à double tranchant.
Il y a le canular divertissant qui exerce la perspicacité du lecteur. Le magazine « Sciences et Vie Junior » respecte cet esprit, du moins quand j’étais abonné adolescent. Je tombais toujours dans le panneau chaque année, au mois d’avril ! J’étais chaque fois vexé comme un pou et ravi de me laisser si facilement berner. Je n’oublierais jamais l’article informant sur les risques d’une utilisation prolongée des téléphones portables. Si elle se prolonge, les poils des oreilles subissent une croissance spectaculaire, photos à l’appui ! Evidemmment, je n’ai pas marché, j’ai couru dans le panneau !
Parfois, il se retourne contre son auteur et prend un ton moins plaisant. L’un des plus célèbres est l’homme de Pitdow, un soi disant chaînon manquant entre le singe et l’homme. Finalement un assemblage d’ossements humains et simiesques. Voir journal du net, science pour plus de détails…
Mentionnons aussi le canular destiné à montrer les failles d’un système. L’affaire Solak en est un bon exemple… Sans parler du canular qui tourne à la fraude pour diverses raisons (grande pression, ambition…) comme l’histoire d’une énorme avancée dans la maîtrise des cellules souches en Corée du sud… Hwang Woo-Suk avait publié des résultats qui mettaient en émoi la communauté scientifique avant que celle-ci ne se rende compte qu’ils furent faussés !
Nous avons vu que le canular peut avoir l’effet bénéfique de faire réfléchir son lecteur mais aussi prendre un aspect plus grave dans le sens d’une désinformation. Le grand public n’a pas forcément les connaissances nécessaires pour savoir prendre du recul et analyser les annonces – spectaculaires ? – des médias. Je pense à la secte Raël… Si des scientifiques de haut niveau se font piéger, qu’en est il du citoyen de la rue ?
Comme pour les hoax, il existe des garde-fous: AFIS (Association Française pour l’Information Scientifique).
Un site vous propose de soutenir n’importe quelle affirmation en écrivant un article pseudo-scientifique qui reprend les codes et la tournure sémantique. Un petit bijou d’ironie et de canular ! Scientists of america (une partie du site est en français…).
Jeudi 25 octobre 2007
Les blogs ne me rendent pas fana et ma liste est assez courte pour le moment. Surtout en matière de blogs scientifiques francophones… Je serais ravi de savoir que je me suis trompé et je suis demandeur de liens ! En cherchant un peu, on en trouve des intéressants. Dont Enro, scientifique et citoyen que je tiens à vous faire connaître ! Personnellement, je regrette le manque de travail sur la forme (présentation, décoration…) mais le fond reste sérieux et solide. Ses réflexions ne sont pas à négliger, d’autant plus qu’il s’agit d’une personne du milieu de la recherche.
Récemment, je découvre dans son blog qu’il avait pondu un article sur les Ignobels qui apporte un nouveau regard et plus de profondeur à mon billet (voir ici). Il vaut le coup d’être lu 5 minutes !
Pour une fois, vous n’aurez pas à peiner sur un long baratin…
Et la belle nuitée je vous souhaite !



