Dimanche 29 novembre 2009
Elle trotte dans ma tête depuis des années puis elle est partie un moment. C’était pour mieux revenir en force, ce matin, en me réveillant. Quoi donc ? Ma grande question, sans réelle réponse !
- Suis-je libre ? Entièrement libre ?
- Je ne sais pas…
Vendredi 27 novembre 2009
Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté
Ce mot magique pour lequel ont bataillé bon nombre de personnes, à travers les siècles. Et que continue un groupe, les Voltés, en 2084 au sein de Cerclon. Une cité spatiale, située sur un astéroïde proche de Saturne, là où se sont réfugiés des terriens pour fuir la guerre chimique qui ravage la Terre. Ici, pas de dictature, pas de répression mais une démocratie très proche de la notre si ce n’est qu’elle poussée à son paroxysme. Et cette démocratie devient, à sa manière, une oppression de l’insolite, du bizarre, bref de la hors-norme. Ici, tout doit être régulé, géré au sein de la norme, au point d’en étouffer créativité et inventivité. C’est ce que lutte un groupe de personnes charismatiques, le Bosquet. Non point des chefs car ils sont anarchiques mais des noyaux durs d’idées et d’actions: Capt, le philosophe, Kamio, le peintre humaniste, Slift, l’immoraliste en actes, etc.
Telle est la trame du premier roman de Alain Damasio. J’avais adoré son deuxième roman, La Horde du Contrevent, mais j’attendais la sortie en version poche avant de lire enfin « La zone du Dehors ». Le sujet est beaucoup plus politique mais passionnant et surtout bien construit sur les arguments opposés par les deux « clans »: Bob Volte et John Norme. Je me suis amusé à reconnaître des procédés d’écriture qui allaient être poussés plus loin dans « La Horde du Contrevent »: éclatement des points de vue des personnages (bien qu’ici Capt démarque clairement des autres), écriture de la ponctuation qui prend parfois le pas sur le texte, notion du vif, même façon de parler entre Slift et Golgoth…
Un régal que ce livre et qui illustre à merveille la citation de Thierry Van Humbeeck:
Bien plus que le bruit des bottes,
je crains le silence des pantoufles.

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Mercredi 25 novembre 2009
Peut-être as tu entendu parler du LHC ou Large Hadron Collider ? Il s’agit d’un immense accélérateur de particules, situé à la frontière franco-suisse et ayant pour but de répondre à certaines failles du modèle standard de la physique. Comment ? En obtenant des données expérimentales à partir des collisions à haute énergie entre particules. Voici, grosso modo, ce qu’est le LHC.
Il s’agit aussi d’une formidable aventure humaine et technique, un projet dingue qui a su être mené à terme, malgré des problèmes de démarrage qui défraient la chronique. Quelques chiffres pour s’en donner une idée, tirées de Futura-Science:
- Le LHC a une forme d’anneau qui fait 27 km de long, situé dans un tunnel à environ 100 mètres sous terre, près de Genève.
- L’énergie totale dans le centre de masse sera de 14 TeV.
- La fréquence de révolution des particules est de 11,2 kHz (11 200 fois par seconde).
- Les aimants supraconducteurs du LHC sont refroidis à 1,9 K avec de l’hélium superfluide à la pression atmosphérique. Soit une température de -271°C, c’est encore plus froid que l’espace intersidéral.
- Etc.
Mais cela reste un concept abstrait tant les chiffres ne nous disent pas grand chose au fond. Plus maintenant avec cette animation, sous-titrée en français, qui explique comment on arrive à produire des protons circulant à grande vitesse à partir d’une simple bouteille d’hydrogène. Il suffit de cliquer sur l’image pour voir la vidéo.
Comment obtenir des protons à haute vitesse ?

Quand je disais que c’est un projet complètement dingue… Merci au blog « En quête de sciences » qui m’a fait découvrir l’animation.
En savoir plus…
- Le guide du LHC (fichier pdf)
- Accélérer des particules ?
Lundi 23 novembre 2009
Ouf ! Ce soir, nous avons fini de monter l’étagère qui a pris sa place finale sous la mezzanine. Quatre planches de rien du tout qui nous a pris et du temps, et de la réflexion et de l’énergie. C’est qu’il l’a fallu couper, poncer, vernir, limer, visser, angler et j’en passe mais le résultat n’est pas trop dégueu, ma foi ! Jugez-en…
Avant
Après
Nous ? Qui ça nous ? Bin, moi et une amie de Chambéry qui m’a demandé de l’aide pour l’aménagement de son appartement, c’est-à-dire faire une étagère. Sans peur et sans reproche (mouais…), me voici chez elle et c’est parti mon kiki pour le trip « bricoleurs du dimanche ». Tout le week end a passé sous la sciure et le lundi à se promener pour l’un et à travailler pour l’autre. Je suis content d’avoir appris des petits trucs en plus et d’avoir bricolé tout simplement, en contact avec le bois rustique, vivant. Et elle ? D’avoir fait sa première étagère de ses propres mains, je suppose !
Samedi 21 novembre 2009

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Je suis tombé sur un article du Courrier International, « Les anneaux de la tradition », qui expliquait la longueur démesuré des cou, pouvant atteindre jusqu’à 20 cm, voire plus ! En fait, il ne s’agirait que d’une illusion:
Le collier est une spirale qu’on change, entièrement, au fil de la croissance de la fillette. Cette spirale est supportée non pas par le cou mais par les côtes, qui se développent en penchant vers le bas. Plus les côtes penchent, plus le collier tombe sur les épaules : à ce moment-là, il devient trop large pour enserrer tout le cou et il est changé pour une spirale plus longue qui perpétue le processus. L’apparence de ce long cou est donc créée par la déformation des os des côtes et des clavicules et par la compression des muscles des épaules.

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En fait, le collier est constitué d’une seule spirale en bronze ou laiton, changée plusieurs fois lors de la croissance, et non d’une accumulation d’anneaux au fil des ans (voir image ci-dessus). J’ai aussi vérifié sur le Net et l’explication de la déformation des côtes est confirmée (voir image ci-dessous).

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La partie gauche de l’image montre que les côtes d’une personne normale croissent généralement presque horizontalement. La partie droite montre que les côtes de la femme girafe penchent vers le bas à presque 45 degrés. [... ] Comme les côtes sont connectées aux vertèbres, elles se développent vers le bas, si bien que la spirale glisse plus bas le long des côtes. A chaque fois que la spirale tombe plus bas sur les épaules, elle devient trop courte et trop large. Donc elle est remplacée par une nouvelle spirale qui est plus lourde et compte plus d’anneaux, pour pousser les côtes vers le bas avec une force renouvelée. C’est la seule déformation qui a lieu et cela ne cause aucun dommage au squelette. [...] La place disponible qui est gagnée en poussant les côtes vers le bas fait qu’il est possible de presser les muscles dans les épaules avec l’aide de la spirale, ce qui donne l’impression que le cou a été allongé.
Et v’là le travail !
Quand même curieux comme coutume, non ?
Plus de détails…
- Le secret des femmes-girafes enfin dévoilé
- Les anneaux de la tradition
- Le tourisme des femmes-girafes
- Myanmar: les femmes girafes
Jeudi 19 novembre 2009
Il y a un an (déjà !), j’avais acheté mon matériel informatique sur Novatux, un excellent site dont j’en avais parlé dans mon billet: Linux, que la force soit avec moi !. Lors de l’achat, j’avais suggéré à Novatux d’ajouter une option « SMS » pour les sourds dans le formulaire de création de compte. Le temps a passé… Et voilà que Novatux me contacte pour me signaler l’ajout de cette option !
Comme Stefhan l’a fait dans son billet, Vendeur de PC accessible !, l’initiative vaut la peine d’être signalée et soulignée. Ce n’est peut être pas grand chose mais ça facilite beaucoup la vie pour les sourds, mine de rien..

Mardi 17 novembre 2009
Aujourd’hui, je découvre une nouvelle vision de l’art urbain grâce à Controleman. Un pseudo qui désigne un photographe Montréalais. Sa passion est de parcourir toutes les entrailles des grandes villes: égouts, métros, catacombes, collecteurs d’eau… Soit des endroits peu connus et dont peu s’y rendent alors qu’il s’agit de structures anciennes, parfois centenaires. Sans eux, aucune ville digne de nom n’aurait pu se développer. Lui, il s’engouffre dedans et prend des photos très belles. A travers leur esthétisme originale, c’est tout un patrimoine qui se révèle sous un autre jour. Un petit exemple avec cette photo qui m’a tapé dans l’œil.
Il suffit de cliquer sur l’image ci-dessus pour s’y rendre dans sa galerie et n’hésitez pas à faire un tour sur son site: Controleman. Un grand merci au magazine « Graffiti Art » qui m’a fait connaître une autre approche de l’art urbain !


