Mercredi 30 septembre 2009

Te souviens tu de mes belles chaussettes ? Celles qui font glousser le mécréant, fier de ses chaussettes blanches, sans une tache ? Ah mais non, c’est que j’aime le couleur et pis c’est comme ça ! Non ? Alors, tu peux les (re)voir ici: « Ah, les chaussettes ! » et là: « Desserts et chaussettes ».

Ne trouves tu pas qu’elles habillent le pied d’un air nouveau, inédit ? Oui, ridicule même diront les mauvaises langues… Puis, vient la fatigue du tissu, le relâchement pernicieux et, signe de la déchéance finale, le trou, le gros qui mine la plante des pieds. On a alors le choix entre:

- garder la paire contre vents et marée,.
- la jeter à la poubelle, même pas digne d’un tombeau.

Mais j’ai fait un troisième choix: lui redonner un look avant-gardiste capable de rivaliser avec la haute-couture. Voici le résultat !

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Décoiffant, n’est-il pas ? Une recette très simple: prendre son doigt le plus vigoureux, l’insérer dans le trou infâme, tirer un bon coup et galber le mollet. Rien de plus simple. Ridicule ?! Ah, les mauvaises langues qui feraient mieux de fredonner: les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles sèches, archi-sèches ?

Lundi 28 septembre 2009

Nous n’avons pas d’animaux de compagnie, ma douce (ahem) et moi. Pas de chat, pas de chien, pas de poissons, pas d’oiseaux de toute sorte. Non juste nous, bestiaux étranges… Mais c’était sans compter les animaux de passage qui passent faire un coucou, parfois s’incrustent puis repartent vers d’autres horizons. Un petit aperçu du bestiaire que j’ai réussi à prendre en portrait.

T’as vu mes belles dentelles ?
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Tu veux ma photo ?
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Comme je suis maousse !
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Gare à ma corne !
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Chut, je ne suis pas là…
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Bin, comment tu m’as repéré ?
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La serial killer des pucerons
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Et oui, c’est ça la Provence. Certains sont tout petits, d’autres, sacrément gros comme le criquet ou le scarabée. C’est toujours amusant de les voir et ça change des « iiiiiik » ou « beeeeerk ». Clique sur Ouh, des joujoux si choux ! pour voir d’autres animaux de passage. Ceux-ci étaient bien trognons ! Le « aaaah » ou « oooooooh » sont acceptés.

Samedi 26 septembre 2009

Récemment, j’ai découvert des aimants cubiques, petits mais incroyablement puissants ! Ne sachant pas trop quoi en faire, je les ai quand même acheté car j’adore faire mumuse avec le magnétisme. Devant les réactions d’un certain Vincent et autres spectateurs, j’ai trouvé une fonction très intéressante à ces aimants: animer une soirée. J’ai fait une petite vidéo et ayez bien en tête qu’il ne s’agît que l’une des nombreuses possibilités de ces aimants cubiques.

Comment obtenir des aimants si puissants dans un volume réduit ?

Après quelques recherches, il s’agît d’aimants fabriqués à partir d’un alliage de Néodyme (Nd), de Fer (Fe) et de Bore (B). La formule chimique complète de l’alliage est donc: Nd2Fe14B. Ce sont, à ce jour, les aimants les plus puissants du marché. Petit bémol: du fait de la présence de fer, susceptible de corroser le matériau dans un environnement humide, les aimants en néodyme sont recouverts par un revêtement anti-corrosif en nickel, cuivre, étain, zinc ou époxy. Mais ce revêtement est fragile et sensible aux chocs. Les miens sont déjà abîmés après plusieurs manipulations alors soyez délicats avec eux ! Concernant le procédé de fabrication, je préfère laisser la parole à OPUS dont les explications seront plus claires que les miennes:

Le principal mode de fabrication d’un aimant permanent est le frittage.
Les composés qui entreront dans la composition de l’aimant sont d’abord extraits de minerais. Ensuite, ils sont dosés, mélangés et calcinés pour finalement donner le matériau recherché. Ce matériau brut est ensuite concassé, puis broyé en une fine poudre. Cette poudre est ensuite pressée en présence d’un champ magnétique, dont elle s’imprégnera. La prochaine étape est le frittage, qui consiste à agglomérer la poudre en la chauffant, mais sans la faire fondre. L’aimant est alors presque terminé. Il ne reste qu’à le refroidir à l’aide de jets d’air : c’est la trempe. L’aimant peut alors être usiné. Il sera coupé, percé et meulé pour qu’il ait la forme voulue. Il peut ensuite être enduit d’une couche protectrice de zinc, de nickel ou de résine d’époxy. L’aimant est maintenant terminé, il ne reste plus qu’à l’inspecter pour s’assurer qu’il corresponde bien aux critères établis et qu’à l’emballer.

Certains aimants sont aussi formés par moulage. Le matériau obtenu à partir de la matière première est alors fondu et versé dans un moule dans lequel il refroidira en présence d’un champ magnétique. Cette technique permet de produire des aimants de formes plus complexes que ce qui peut être obtenu par frittage, et possédant des propriétés mécaniques différentes.

Champ magnétique et pôles nord/sud

En manipulant les aimants, j’ai remarqué plusieurs choses. Qu’il existe bien un pôle nord et un pôle sud dont les contraires s’attirent et vice-versa. La particularité est que ces amants sont cubiques et présentent du coup deux pôles nord et deux pôles sud. Ce qui permet des interactions plus subtiles. Pour faire simple: c’est plus marrant ! Chaque petit cube a ses propres lignes de champ magnétique. En se regroupant par blocs, ils se comportent comme un seul aimant. C’est à dire qu’ils présentent les lignes de champ d’un seul gros aimant qui sera plus puissants qu’un cube isolé. Là aussi, c’est marrant ! En fait, on peut faire le processus inverse : diviser les aimants en deux autant de fois qu’on veut. On finirait par aboutir aux atomes, qui se comportent comme des petits aimants. D’ailleurs, il est possible de visualiser le champ magnétique d’un aimant en dispersant au-dessus de la limaille de fer.

Lignes de champ magnétique d’un aimant
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Aimantation induite et permanente

Une dernière remarque: les billes de la vidéo ne sont pas magnétiques. Pourtant, en restant en contact avec les aimants, elles finissent par être magnétiques et s’attirent entre-elles. L’effet est temporaire et s’appelle l’aimantation induite. Les aimants cubiques, au contraire, possèdent une aimantation permanente. Ceci est dû aux atomes de fer qui se comportent comme des petits aimants. Normalement orientés n’importe comment, ils s’orientent tous dans la direction des lignes de champ magnétique d’un aimant permanent, ici les cubes. Du coup, le fer provisoirement se comporte comme un aimant car tous ses atomes sont bien orientés. Marrant, nan ? (Oui, je sais, je radote…).

Prochaine étape: faire de la lévitation avec mes aimants ! (voir lien ci-dessous). Je vous tiens au courant si ça a marché ou pas, héhé.
*Se frotte les mains*

En savoir plus…
- Les aimants et leurs secrets
- Tout sur les aimants
- Lévitation magnétique

Jeudi 24 septembre 2009

Les physiciens, qui n’ont déjà plus beaucoup de tifs sur la tête, s’en arrachent à coeur joie depuis quelques années. Allons bon, qu’est ce qui ne va pas encore ? L’Univers ! Pfffiu, rien que ça… Plus précisément, le modèle standard qui décrit l’Univers dans toutes ses étapes de sa formation, du big bang jusqu’au cosmos actuel où nous sommes. C’est une théorie solide, sans cesse confirmée par les faits observés et par les expériences réalisées. Elle est capable de décrire le bestiaire des particules élémentaires, ces petites briques qui composent la matière. Elle peut expliquer la formation des galaxies, des planètes, des amas nuageux (bien que leur portrait est affiné en permanence) et j’en passe. Tout est pour le mieux pour le commun des mortels.

Sauf que !

Les physiciens, êtres étranges et jamais satisfaits, continuent à se lamenter sur les sombres mystères de l’Univers, revoient perpétuellement leur copie en chantonnant « Y a quelque chose qui cloche là-dedans. / J’y retourne immédiatement. » Quoi donc ? La matière ordinaire, celle que nous connaissons et qui forme nos corps, les planètes, les étoiles et galaxies, ne forme que 5% de la quantité de matière contenue dans l’Univers ! Où sont donc les 95% restants ? Quelle est sa composition ? Quelle est son origine ? Autant de questions insolubles qui frôlent le trou noir où s’abîment la raison et la réflexion. Il y aurait 25% de matière inconnue, étrange, qualifiée de « noire » et 70% d’énergie noire. Celle là même qui justifie l’accélération de l’expansion de l’Univers. Nul ne sait ce que représente ces énergie et matière « noires »… Les physiciens donnent libre cours à leur imagination en échafaudant des théories plus ou moins tirées par les cheveux (faut pas s’étonner qu’ils deviennent chauves…), en inventant des nouvelles particules « exotiques ». Mais le mystère demeure et ça agace plus d’un, ça chatouille, ça gratouille, ça démange furieusement…

Univers: structure filamenteuse (matière) avec des grands vides (matière noire ? énergie noire ?)
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A ce niveau, je ne peux m’empêcher de penser que si on ne trouve rien, c’est peut être parce que énergie et matière « noires » n’existent pas tout simplement ? Qu’on lorgnait du mauvais côté de la lunette ? Plutôt que s’encombrer de nouvelles particules qui complexifient plus qu’elles ne simplifient le modèle standard, ne faudrait pas revoir notre manière de penser, balayer notre conception de l’Univers ? Plus simple à dire qu’à faire… Après tout, il existe un antécédent dans le domaine de la physique: la théorie de l’ether. Les physiciens du 19e siècle postulaient que l’espace était rempli d’éther, une sorte de milieu subtile extrêmement ténu, élastique et universellement répandu dans le vide comme dans la matière. L’éther est lié à l’apparition ou à la transmission des phénomènes lumineux, électriques, calorifiques, magnétiques. Cette notion de l’éther vient de la réfutation du vide dans l’espace: comment la lumière pourrait se propager dans un vide alors qu’il a été établit sur sa nature ondulatoire ? Le son, après tout, a besoin de l’air comme support pour se propager et ne peut s’entendre dans le vide. Ce n’est pas si farfelue que ça et il faudra attendre la théorie de la relativité d’Einstein pour infirmer pour de bon la théorie de l’éther et accepter que l’espace est constituée de vide. Entre-temps, Michelson fit une expérience afin de déterminer le mouvement de la Terre par rapport à l’éther : la lumière aurait dû avoir, relativement à la Terre, une vitesse moindre dans le sens du déplacement de celle-ci qu’en sens contraire. L’expérience n’a rien montré et elle fut tenue pour un échec. Pourtant, il aurait suffit de voir les résultats d’un autre point de vue pour conclure à l’absence d’éther et donc infirmer la théorie de l’éther. Seulement, le contexte ne s’y prêtait pas.

Où est passée l’anti-matière ?
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(Source image –> X)

A partir de cette histoire, je retrouve des similitudes avec l’énergie et la matière « noires » qui n’ont été ajoutées que pour coller avec les observations faites. Et, si comme l’éther, elles n’existaient pas ? C’est là que Gabriel Chardin intervient en proposant une alternative. Il s’agirait tout bêtement d’antimatière ! Quézaco ? C’est une matière ayant les propriétés inverses de la matière « ordinaire ». Ainsi, un anti-électron aura une charge positive et un anti-noyau, une charge négative, contrairement aux électrons de charge négative et aux noyaux de charge positive. Et ainsi de suite. Quand de la matière rencontre de l’anti-matière, ils s’annihilent en libérant beaucoup d’énergie. C’est ce qui s’est passé au tout début de la formation de l’Univers, sachant qu’il y avait plus de matière « ordinaire » que d’anti-matière, d’où son absence actuellement. Mais on ne savait expliquer cet excédent de matière « ordinaire ». Gabriel Chardin fait table rase en postulant qu’il y avait 50% de matière « ordinaire » et 50% d’anti-matière qui se sont séparés très tôt. Il y a eu donc annihilation partielle. De plus, la matière a tendance à se condenser par la force de gravitation qui est une force attractive. L’anti-matière, au contraire, aurait une force répulsive, « anti-gravitationnelle », qui lui donnerait une forme nébuleuse. Et voilà pour la matière noire ! Cette force répulsive expliquerait l’expansion de l’univers. Et voilà pour l’énergie noire !

La solution est trouvée, les physiciens peuvent passer à autre chose ? Que nenni ! Car il reste à confirmer cette théorie par des observations et des expériences, notamment sur la force « anti-gravitationnelle » jamais constatée. Même si la théorie de Gabriel Chardin se révélait fausse, elle a au moins le mérite de faire table rase de la notion d’énergie et de matière noire tout en affinant le modèle standard. Et ce n’est pas rien…

En savoir plus…
- Le Bestiaire des particules
- Energie noire, la grande inconnue
- Le statut de l’éther : l’expérience de Michelson (VII)
- Albert Abraham Michelson
- Antimatière: est-elle la clé de l’Univers ? Science&Vie, n°1105 (octobre 2009), p54

Mardi 22 septembre 2009

Il faut savoir que ce roman, écrit en 1859 et publié sous forme de roman en 1860, est considéré comme l’ancêtre des polars et romans policiers. Wilkie Collins a choisi une écriture à plusieurs voix pour sa narration, sur le principe d’un rapport d’enquête. Dès le début du roman, le lecteur est prévenu que ce qu’il va lire sont des témoignages « objectifs », le but étant de procéder à l’examen des faits par le biais de témoignages écrits et formels et non de ouï-dire. Le lecteur est donc comme mis à la place d’un juge, dont le devoir est d’écouter chacun sans préjugés. Il se retrouve donc à lire les « minutes » d’un procès qui n’a pas eu (et n’aura jamais) lieu, des témoignages écrits par les différents protagonistes et rangés dans l’ordre chronologique des événements. Ce procédé d’écriture (qu’il reprend également dans Pierre de Lune, son autre roman phare) est assez inhabituel pour l’époque, assez novateur, et il permet au lecteur d’entrer dans la tête de tous les personnages, de voir les événements de leur point de vue, voire de se mettre à leur place.

Tout est dit concernant la structure du livre grâce Biblioblog qui a beaucoup apprécié l’histoire. Un jeune professeur de dessin, Walter Hartright, se rend Limmeridge House enseigner aux deux pupilles de M. Fairlie, Marian Halcombe et Laura fairlie. Il se lie d’amitié avec Marian et tombe amoureux de Laura, hélas promise à Sir Percival Glyde. Il quitte donc la demeure par respect de Laura mais il rencontre une étrange femme, habillée en blanc, échappée d’une asile, et qui est le portrait craché de Laura. Entretemps, Sir Perceval Glyde n’est pas si innocent que l’on croirait. A partir d’un banal triangle amoureux se révèle une intrigue plus complexe et un effroyable secret…

L’ancêtre du polar, il fallait bien que je le lise ! La structure reste originale avec les différents témoignages mais j’avoue m’être pas mal ennuyé. Peut être que j’ai l’esprit obtus au romantisme du 19e siècle mais j’étais sans cesse agacé par la comparaison permanente entre hommes et femmes. Déjà que la misogynie me donne de l’urticaire, il a fallu attendre 300 pages avant de connaître le meurtre et de savoir qui allait mourir. Puis 200 pages pour dévoiler le coupable qu’on connaît depuis le début. Manque de pot, l’intrigue est trop prévisible à mon goût et je n’ai pas été surpris, rien, que dalle, des nèfles.

« La dame en blanc » a connu un grand succès dès sa publication. Je ne comprends pas trop pourquoi mais au moins je l’aurais lu et il faut bien reconnaître que, sans ce livre, peut être que le polar ne serait pas né ?

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(Scan couverture)

Dimanche 20 septembre 2009

Ca doit faire la 3e fois, peut être plus, que je lis « Malevil » de Robert Merle. C’est l’histoire d’un groupe d’humains qui se retrouve seuls au monde suite à une préposée bombe (une seule ?) nucléaire qui dévaste tout, le vivant et le minéral. Ce groupe ne doit son salut qu’à une grande cave profonde au sein d’un château aux murs épais et protégé par une falaise. La scène se passe en France dans les années 70 et il semblerait que la Terre soit ravagée entièrement mais comment savoir en l’absence d’informations, pas de télé, pas de radio ? A partir de cette cave qui regorge de victuailles, de vin et à partir du château où se trouvent des animaux rescapés, ce groupe tente de survivre tant bien que mal. Puis, petit à petit, une société se forme avec la rencontre des bandes de pillards, de la confrontation avec un chef d’un village voisin… Que va-t-il se passer ensuite ?

Ce livre est passionnant car nous sommes loin de la technologique, au contraire, c’est un retour en arrière. « Un retour au Moyen-Âge » disait un des personnages mais ce n’est pas tout à fait exact puisque l’ensemble des connaissances est gardée mais il manque le matériel et le savoir-faire. A partir d’une poignée d’humains et du traumatisme de l’apocalypse, comment évoluent les mentalités et les valeurs morales ? Il n’y a d’ailleurs ni de bons ni de méchants bien distincts puisqu’il s’agît de survivre d’abord puis de vivre. Le livre fait preuve d’une grande souplesse morale et d’une psychologie assez fine des personnages. On finit par s’attacher à eux et on vit avec eux leurs premiers pas « après l’événement ». Emmanuel, le plus malin et le plus ambigüe de tous. Colin, le complexé taquin. Peyssou, la bonne bouille au coeur d’or et qui gonfle son bras dès qu’on le touche. La Menou, squelette ambulant au caractère trempé et son fils Momo, simple d’esprit qui n’aime pas l’eau. Thomas, le citadin à l’esprit scientifique. Miette, jeune fille muette qui s’offre à tous sans complexe d’un élan de générosité. Et bien d’autres encore…

On rit et on pleure avec eux.
A la fin se pose l’inévitable question du progrès scientifique: jusqu’où aller ?

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(Scan couverture)

Vendredi 18 septembre 2009

Il y a belle lurette que ma tante, médecin de formation et de métier, m’avait parlé du Musée d’histoire de la médecine, situé à l’université René-Descartes. Il fallait voir ses yeux briller quand elle en parlait et ce n’est pas très étonnant quand on sait qu’elle peut s’extasier devant des organes conservés au formol et exposés au Musée de paléontologie (Jardin des plantes, Paris). Bizarre ma tante ? Non, juste médecin comme je suis biologiste et parfois amené à décapiter des rats pour en extraire la cervelle…

Bref, elle m’en avait parlé et ce n’est que maintenant que je suis allé faire un tour avec une amie. La salle, située au deuxième étage de l’université, est spacieuse et très belle avec le bois patiné en guise de murs et de sol, une verrière en guise de plafond et des galeries en fer forgé. Elle contient principalement une collection d’instruments de chirurgie du 18e au 19e siècle, soit 1500 objets par là. Les instrument évoquent plus des séances de torture que de guérisons. On trouve à foison des coffrets d’amputation ou de trépanation, comme le montre les images ci-dessous.

Trépan à manivelle
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(Source image –> X)

Trépan de Bichat
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(Source image –> X)

Ce n’est qu’un exemple des horreurs qu’on peut voir et que je passerais sous silence (non, je ne raconterais pas le guéridon fabriqué à partir de pied, de vertèbres, de cervelle, de sang, de viscères…). Il ne faisait pas bon tomber malade à l’époque… Pourtant, ces instruments constituent les bases de la médecine moderne, faite à partir de tâtonnements et d’aléas… C’est un musée étrange, méconnue et que seuls les hardis peuvent entrer.

Ma tante avait raison…
A voir !
A frissonner !