Jeudi 31 juillet 2008

(Source capture d’écran –> X)
L’apparition d’une troisième tache rouge dans la plus grosse planète du système solaire, Jupiter, est un événement propice à marquer l’astronomie et les esprits. Déjà que la Tache rouge ou « oeil jovien » impressionne: elle fut découverte par Robert Hooke en 1664 et perdure encore jusqu’à maintenant. Il s’agît d’un cyclone gigantesque et permanent qui s’étend sur environ 25000 km de longueur et 12000 km en latitude et capable d’engloutir la Terre.
Comparatif de taille entre la Terre et la Tache rouge

(Source image –> X)
Les mécanismes de sa formation restent mal compris et les jeux de cartes s’embrouillent à la découverte d’une petite soeur: une deuxième tache, ovale et blanche cette fois ci, photographiée en 2000 par le célèbre télescope spatial, Hubble. Alors, imaginez, une troisième tache, un troisième cyclone ! La Terre n’est pas la seule planète à connaître des vastes changements climatiques, à la différence près que la cause n’est pas humaine…
En savoir plus…
- La Grande Tache Rouge
- Et de 3 pour Jupiter
- Climat de Jupiter : le grand bouleversement !
Mercredi 30 juillet 2008
En 2007, une campagne de sensibilisation sur la qualité de l’eau du robinet fut lancée à Paris et en Île-de-France par SEDIF (le syndicat des eaux d’Île-de-France).

Ce qui n’aurait pas plu à Cristaline, le leader français sur le marché de l’eau en bouteille. D’où cette contre-campagne diffusée quelques mois plus tard après celle de SEDIF.

Bien que SEDIF ait choisi de marquer la différence avec l’eau en bouteille, le ton opté par Cristaline est nettement plus agressif. Depuis que j’ai quitté la demeure parentale, j’ai choisi de ne plus acheter des packs d’eau en bouteille et de ne consommer que l’eau de robinet. D’emblée, ma position est claire: l’eau en bouteille est beaucoup plus chère et plus polluant que l’eau de robinet. Bon nombre d’associations et d’organismes ont crié au scandale avant de faire haro sur la marque Cristaline et ils ont raison. Je regrette simplement qu’ils utilisent la même argumentation: à savoir que l’eau de robinet est meilleure que l’eau en bouteille. Oui, mais en quoi ? Sur quelles critères ?
Sachez que l’eau de robinet de la France est l’une des meilleurs au monde car elle doit remplir les conditions de 63 critères. Une exigence qui n’est pas appliquée aux eaux en bouteille ! La qualité sanitaire est prise en compte mais également la qualité du confort, c’est à dire agréable à boire. Cela peut paraître futile en regard des pays du Tiers-monde qui n’ont pas accès à l’eau potable: première cause de mortalité dans le monde. Pourtant, le critère de confort est de plus en plus puissant dans les pays industrialisés et ne peut être ignoré… D’un point de vue financier, l’eau de robinet est bien meilleur marché que l’eau en bouteille car cette dernière facture surtout l’emballage, la bouteille qui représente 80% du prix… Sans parler de l’impact écologique avec l’accumulation du matériau plastique qui constitue la bouteille, l’émission de CO2 dû au transport jusqu’aux supermarchés, etc.
Vous trouverez toutes les informations plus bas, mon message est simple: je n’ai pas aimé la campagne de Cristaline et je vous encourage tous à boire de l’eau de robinet. En cas de doute sur la qualité, il est toujours possible de contacter la municipalité locale. D’ici là, n’oubliez pas que, même en période estivale, il n’est pas obligatoire de boire deux litres d’eau par jour (lire le billet Deux litres par jour ? Pauvre vessie !)
Plus de détails…
* Sur la campagne de Cristaline
- Cristaline vs Eau de Paris (= source images)
- La bataille de l’eau potable
* Sur l’eau de robinet
- La qualité de l’eau de robinet
- De la ressource au robinet
- Cinq paradoxes dans la politique de l’eau
Mardi 29 juillet 2008

(Source image –> X)
Pour obtenir cette superbe photo qui remplit les rêves des poètes, il est nécessaire que l’air atteigne le « point de rosée » ou « point de saturation dont la définition est donnée par l’agence de l’efficacité énergétique du Québec (voir aussi Meteomedia)
L’air, à une température donnée, ne peut contenir qu’une quantité limitée de vapeur d’eau. Lorsque la quantité de vapeur d’eau est à son maximum, le point de rosée ou de saturation est atteint. Toute vapeur d’eau en excédent devient liquide, c’est la condensation.
Savoir le principe du point de rosée, qui varie selon les conditions atmosphériques locales, ouvre deux fantastiques applications: l’imagination et la mise en place successive d’un piège à rosée et d’une usine à rosée. Soit deux techniques permettant de recueillir de l’eau potable dans les régions arides et désertiques. Une sacrée gageure quand on sait que le manque d’eau constitue la première cause de mortalité dans le monde ! Ouvrir un simple robinet n’est pas à la portée de tous encore… (à ce propos, lire le rapport, en pdf, de l’Unesco: « l’eau pour les hommes, l’eau pour la vie »).
L’usine à rosée
Pouvoir recueillir la rosée fraîchement déposée du matin afin de la conditionner en bouteille d’eau, totalement utopique me direz-vous ? Hé bien détrompez-vous, une technologie mise au point par un laboratoire commun entre le CEA, l’ESPCI et le CNRS, permettant de récolter les gouttes de rosée, serait sur le point de voir le jour. Une usine à rosée est même en cours de construction en Inde. Elle produit actuellement jusqu’à 350 litres d’eau potable par nuit lorsque les conditions sont réunies, à savoir un vent faible et une nuit claire.
Cette usine dispose actuellement de 850 m2 recouvert d’un isolant thermique qui condense la rosée, qui ensuite est dirigée vers des bacs où l’eau est ensuite filtrée puis désinfectée avant d’être mise en bouteille. A terme ce gigantesque système de condensation devrait couvrir une superficie totale de 12.000 m2, ce qui devrait permettre de récupérer de 1.200 à 6.000 litres d’eau toutes les nuits. La production d’eau pouvant atteindre 0,7 litres au mètre carré.
(Source –> econo-ecolo)
En savoir plus…
- La rosée, une oasis dans l’atmosphère
- Boire la rosée à la bouteille
Le piège à rosée: « WatAir »
Cette étrange pyramide inversée est un bel exemple de reformulation d’un objet simple mais volumineux : le filet capteur d’eau, qui permet aux populations de certaines régions sèches, de pouvoir recueillir plusieurs dizaines de litres par jour, en captant au matin la rosée de l’aube (en savoir plus sur le procédé : la rosée une oasis dans l’atmosphère). Organisée par l’ONG WaterAid (New York) et sponsorisée par l’agence d’architecture ARUP , le concours a primé ce dessin “WatAir” que l’on doit aux architectes israeliens Joseph Cory et Eyal Malka. Cette pyramide de 96 m2 pourrait, selon ses concepteurs, recueillir un cinquantaine de litres d’eau potable par jour.
(Source –> ecolopop)
En savoir plus…
- L’eau potable pour tous grâce au WatAir !
- Watair imaginé par deux étudiants
Lundi 28 juillet 2008

Mais que font ces coccinelles ?! Ah les coquines, c’est bien la saison des ardeurs et des chaleurs. Un moment intime scruté et photographié sans scrupule par les beaux-parents, en pleine campagne. Mais que diable faisaient-ils à fourrer leur nez au ras des herbes ? Faire honneur à la crudité des coutumes campagnardes ? Je n’oserais m’attarder dans ce terrain Ô combien sableux !
Je les remercie de m’avoir fourni l’angle d’attaque pour mon article. Généralement, les insectes n’ont pas la cote avec leurs antennes, leurs six pattes et leur tronche abominable. Sauf les coccinelles ! Elles attirent la sympathie de tous grâce à la couleur éclatante de leurs élytres (ailes antérieures durcies et cornées qui recouvrent au repos les ailes postérieures), à l’origine de leur étymologie qui vient du nom latin coccinus, « écarlate ». Mignonnes et tout et tout bien qu’elles soient des sacrées prédatrices de pucerons (à la grande joie des jardiniers de tout herbe !).
Revenons à notre couple qui fait la couverture de l’article people: que se passe-t-il après leur crac-crac ? Divorce, mariage malheureux ou autre drame ? Que nenni ! La femelle pondra entre 100 et 400 œufs de très petite taille qui donneront naissance, sept jours plus tard, à des larves, encore plus dévoratrices de pucerons (jardiniers, ne jouissez pas trop…). Trois semaines passent avant qu’elles ne se suspendent à une feuille: elles atteignent l’état de nymphe: sorte de larve recroquevillée et immobile. Cette étape dure huit jours environ et enfin l’adulte coccinelle émerge. Ô surprise, elle est toute jaune ! Patience, elle abordera une belle robe rouge avec ses célèbres points noirs. Ces métamorphoses successives sont décrites pour la coccinelle à sept points, l’espèce la plus connue (il existe des coccinelles à 2, 5, 7, 10, 14, 22 et même 24 points).

Avouez qu’avant l’état adulte, les coccinelles ne sont pas si meugnons que cha. Il est des jours où la Nature fait bien les choses en ne nous munissant pas d’une vue de faucon (le pauvre !) ou en attribuant une taille supérieure aux larves. Saviez vous que la coccinelle porte le nom de « la bête à bon dieu » ? Oui, non ? Finissons par l’origine de son surnom, une belle légende à lire avant de se coucher mes enfantelets.
Depuis la nuit des temps les hommes se sont appropriés la coccinelle et lui ont accordé des vertus de porte-bonheur. N’est-elle pas capable d’annoncer le temps qu’il fera lorsqu’elle s’envole ou bout du doigt ? Mais il existe bien une histoire qui aurait donné le nom de bête à bon Dieu et qui remonterait au Xe siècle. Suite à l’assassinat à Paris d’un homme, son apprenti est soupçonné et condamné à mort malgré ses protestations. Condamné à avoir le coup tranché il y avait foule ce jour là pour assister à cette exécution. Lorsque le bourreau lève sa hanche, il aperçoit une coccinelle posée sur le coup du jeune homme. A première vue le bourreau ne pouvait se décider à trancher le cou du jeune homme, il enleva donc la coccinelle très délicatement et lorsqu’il relève sa hache quelle n’est pas sa surprise de constater que la coccinelle était de retour sur le cou de ce pauvre jeune homme. Le bourreau eut beau insister, mais la coccinelle était obstinée, au point que le roi d’alors (Robert le Pieux) intervint et souligna que la coccinelle accomplissait là une mission divine et qu’il s’agissait d’un miracle. On gracia le jeune homme, et quelques jours plus tard le véritable coupable fut découvert. Dès lors les gens de Paris parlaient de la « beste du bon Dieu » et plus personne ne pensait à écraser ce petit insecte sans que cela apparaisse comme un sacrilège.
(Source extrait –> Z)
En savoir plus…
- Les coccinelles par Artezia
- Les coccinelles par Kriss Nature
- La coccinelle par Dinosoria
Dimanche 27 juillet 2008
Je l’avais négligé depuis un bout de temps déjà la Noosphère. L’avait bien besoin de nouveaux parures dans bien de mosaïques diverses. La voilà ravi: rien que pour elle, j’ai multiplié les liens et les catégories. Et, au passage, l’espoir que l’internaute en sera satisfait.
si tel n’était le cas, faîtes le moi savoir et je prendrais note de vos suggestions.
D’ici là, amenez la flèche et p’tit clic !
Samedi 26 juillet 2008
J’adore tout ce qui a trait à la Science-Fiction au Fantastique. A vrai dire, je n’aime guère ces étiquettes qui définissent ce genre littéraire particulier. C’est encore plus vrai si on lit l’impressionnante anthologie de Jacques Sadoul: « Les meilleurs récits de… ». Un travail de titan que m’a fait découvrir Vincent et qui me laisse baba.
J’ai pu lire de nombreuses pépites inédites qui font titiller ma passion de l’étrangeté et des paradoxes. En fait, Jacques Sadoul les a toutes sélectionnés à partir des pulps américains des années 1920-1940: ce sont des magazines populaires centrés sur la SF, le fantastique, l’horreur, l’insolite, etc. Ils sont facilement reconnaissables par leur couverture mettant en jeu une pulpeuse blonde en prise avec un monstre ou un extraterrestre. Leur qualité d’édition est variable mais ce fut le terreau fertile d’écrivains dont certains allaient devenir célèbres (du moins pour ceux qui s’y connaissent un minimum): Van Vogt, K. Dick, Hodgson et bien d’autres encore !
Mais qui est Jacques Sadoul ? Un extrait de Wikipédia:
Jacques Sadoul est un directeur de collection, un directeur littéraire et un auteur français né en 1934 à Agen, France. Il est un anthologiste spécialisé, entre autres, en histoire de la science-fiction et a également écrit des ouvrages sur l’alchimie, le fantastique, la photographie et la littérature policière. Il a été le premier éditeur de science-fiction en poche à rencontrer un succès toujours d’actualité de nos jours avec la collection SF chez « J’ai lu » qu’il a dirigé pendant plus de 20 ans à compter de 1968. Il a ainsi contribué à faire connaître la science-fiction à un large public. Il avait commencé cette activité aux éditions Opta, où il cofonda le Club du livre d’anticipation en 1966 et la collection Galaxie-Bis en 1967. En grand amateur et collectionneur de pulps, il partage sa passion dans les Meilleurs Récits chez J’ai lu. En 2006, il publie ses mémoires « C’est dans la poche »; on le retrouve dans la grange de son père où il a rassemblé sa collection de plus de 16 000 ouvrages.
Pour en savoir plus sur lui, vous pouvez toujours vous procurer ses mémoires. En attendant, je vous invite à lire sa fabuleuse anthologie, la liste complète de « Les meilleurs récits de… » est consultable ci-dessous !

(Source images –> X)
Plus de détails…
- « Les Meilleurs Récits de… » la SF de l’Âge d’Or
- Mémoires: « C’est dans la Poche ! »
Vendredi 25 juillet 2008
Si vous vous souvenez de mon billet Moi et l’informatique, ça fait deux… avec l’excellent dessin de Double P, vous sauriez que je ne suis pas particulièrement calé en ordinateurs et en électronique, ce serait même le contraire ! Si j’ai grandi avec les macs pour jouer à plein de jeux sympas du genre Tetris et taper des textes, je n’ai vraiment découvert les possibilités de Internet qu’à 18 ans : pour mon anniversaire, la famille s’est cotisée pour m’offrir un PC avec abonnement ADSL et tout le toutim. Système d’exploitation: Windows et navigateur: Internet Explorer. Vous voyez le genre ?
Je m’en contentais bêtement jusqu’au jour où l’amour frappa à ma porte, je l’ouvris pour me retrouver face à une mignonne fille. Une candeur qui masquait dans un premier temps son côté obscur de la force: elle était aussi une geek en pleine puissance ! Les critiques ne se firent pas attendre sur mon utilisation de l’ordinateur et surtout sur les logiciels que j’utilisais. Faut dire que je m’en servais surtout pour la communication (un formidable outil !), la recherche et autres fonctionnalités basiques. Sous son irrésistible impulsion (c’est qu’elle a des sacrés arguments cette nana !), je quittais les fourneaux de la cuisine pour un temps me plonger dans les coulisses. Au fil des discussions, je finis par changer de navigateur et de logiciels, modifier un peu mes habitudes. Jusqu’au jour où je décidais de changer d’ordinateur après quelques années de loyaux services. Là, le drame ! PC ou Mac ? Windows ou Apple ?
Je me suis documenté sur Internet, discuté avec un fana du Mac et un fervent du PC (ils se reconnaîtront, héhé) en restant sur ma faim. Car je voulais du changement, je voulais de l’inconnu, je voulais de l’excitation et aucun ne me convenait… Une pensée à toi, maître Yoda, qui m’a ouvert une troisième voie: Linux ! Après de nouvelles recherches, je l’essaie pour un mois environ en le faisant cohabiter avec Windows dans ma machine. Verdict ? Je n’ai pas pu tout essayer, j’ai pesé le pour et le contre: finalement, je suis emballé pour Linux ! Plus précisément, la distribution Ubuntu adapté pour les novices et les nuls de l’informatique. Ce n’est pas si compliqué que ça, même moins que Windows et surtout j’adhère complètement à sa philosophie: le partage. J’attends septembre avant d’acheter du matos entièrement compatible pour Linux. Si vous avez des conseils ou des suggestions, je suis preneur !
Loin de moi l’idée de participer à une énième secte de geeks (pas taper !) mais Linux reste peu connu du grand public. Il n’est pas toujours facile de comprendre ses particularités. Ces quelques liens m’ont bien dépanné et pourraient vous servir (cliquer sur les images).






