Jeudi 31 janvier 2008

Cet après midi avait lieu une conférence sur la question du « Patrimoine et Handicap » ou, plus précisément, l’évolution des politiques et des actions institutionnelles des secteurs publics et privés. Autrement dit, quels sont les avancées en terme d’handicap au niveau de:

  • la politique locale : celle d’une entreprise, France Télécom (Orange)
  • la politique régionale et nationale : culturel et urbain.

Cette conférence était prise en charge financièrement par la Caisse d’Epargne qui intervient en tant que mécénat dans de nombreuses activités dont des fondations de solidarité pour les personnes âgées, malades, exclus (illettrisme)…
Fait remarquable : les sourds pouvaient suivre les paroles des intervenants et les débats grâce à la vélotypie. Malheureusement, les interprètes en LSF brillaient également par leur absence criante ! Privant par la même occasion d’une partie de la population sourde de pouvoir suivre et de s’exprimer. C’est vraiment dommage qu’une fois de plus une solution est imposée alors qu’elle ne peut répondre aux besoins de tout le monde… Il reste encore bien des chemins à faire pour une réelle prise de conscience de la nécessité d’un panel de solutions pour satisfaire toute la diversité contenue dans un handicap… Qu’il soit moteur, sensoriel (audition et ouïe) et psychique !

France télécom était représenté par M. GERMAIN, directeur de la « direction de l’accessibilité du groupe Orange ». Le début fut laborieux car il a commencé par une présentation du rôle des entreprises, de la mentalité et de la volonté affichées, de l’analyse du marché potentiel recélé parmi les clients en situation d’handicap et pouvant toucher un public plus large. Que d’efforts pour tourner autour du pot, que de termes anglophones typiques du parler business pour atteindre enfin le sujet central ! Qui est l’amélioration et l’innovation des technologies de communication au service des personnes handicapées, en particulier les personnes sourdes (terme large qui comprend aussi bien les durs de la feuille que la cophose ou absence totale d’audition). Ces derniers ont vu leur vie quotidienne bouleversée par l’apparition d’Internet (mails, messagerie instantané, webcam..) et des téléphones portables (sms, mms…). Seulement, je suis intervenu pour préciser que ces technologies, apportant incontestablement une révolution pour l’autonomie des personnes sourdes, restent mal maîtrisées par de nombreux services ! Citons en vrac l’administration (préfectures, mairies…), la santé (hôpitaux, urgences, médecins…), etc. Beaucoup de retard et beaucoup de choses à faire pour évoluer les mentalités en somme… Cependant, la bonne volonté de M. GERMAIN n’est pas à remettre en cause mais il n’est pas tout seul au sein de l’entreprise…

La parole fut passée à Mme MAILLE, administratrice de la basilique de Saint-Denis et des tours de la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Elle est également coordinatrice du pôle handicap Île-de-France du Centre des monuments nationaux, membre de la Mission « Culture et Handicap » du Ministère de la Culture et de la Communication, responsable du groupe de travail « Nouvelles technologies et handicap ». Un palmarès impressionnant qui reflète la réalité : elle est motivée à 100% pour la transmission d’un savoir culturel à un public d’handicapés ! Ses compétences sont redoutables puisqu’elle a réussi à mettre en place, à la basilique Saint-Denis, des visites guidées en LSF pour les sourds, un parcours tactile pour les aveugles, des visites pour les rouleux (en fauteuil roulant), visioguides, audioguides et j’en passe ! Quelles que soient les applications, elles répondent à un même objectif : que le public puisse venir et comprendre ! Aussi bien pour les anciens monuments et musées que pour les nouveaux. Une composition hétéroclite qui ne facilite pas le travail entamé depuis 5 ans… Elle a abordé de façon pertinente la question de la chaîne d’accessibilité. Encore heureux si nous avons LE musée parfait mais qui ne sert pas à grand-chose si nous sommes incapables de s’y rendre, faute de transports adaptés. Ceci est un exemple parmi d’autres. Un autre facteur joue également : les aides mises en place ne garantissent pas la venue de ce public spécifique car il n’est pas habitué à fréquenter des milieux culturels… Cercle vicieux, quand tu nous tiens ! Qu’importe, le jeu en vaut la chandelle à condition que tous les efforts soient fournis et que les finances suivent d’où son appel à des partenariats avec des entreprises… Ce qui veut dire, en douce pour moi, la mauvaise volonté de l’Etat censé garantir des services publics de qualité… Cette partie fut très dense et je ne peux relater tous les détails !

Passons au suivant : M. GRÖSCHL, professeur co-titulaire de la Chaire Diversité & Perfomance, ESSEC Business School. Il vient du Canada et a donc apporté un point de vue inédit. Il a expliqué que la question de l’intégration sociale ne se pose pas car tout commence par l’éducation. Par exemple, les universités canadiennes connaissent le nombre d’étudiants handicapés accueillis et sont capables de fournir tous les équipements nécessaires à leurs besoins. Tout le contraire des universités françaises ! D’où son étonnement. Il a posé également le sujet de l’apparence physique et de la beauté en utilisant l’exemple des personnes au visage défiguré. Elles ne sont pas handicapées mais se retrouvent exclues de la société et donc se trouvent en situation d’handicap. C’est-à-dire la notion du corps parfait qui se retrouve dans beaucoup de sociétés : regardez les magazines de mode ou people ! Au Canada, ce sont les définitions sociales d’un handicap qui dominent, contrairement en France où il est abordé du point de vue purement médical au détriment de l’insertion sociale… Mme MAILLE intervient en précisant que les choses évoluent, notamment dans la prise de conscience de la diversité au sein de la référence handicap. Pas seulement moteur mais aussi sensoriel et psychique sans oublier la variété contenue dans chaque type d’handicap…

La conférence se termine par la présentation de l’évolution des villes au cours de l’histoire par M. LATERRASSE, directeur du laboratoire « Ville, Mobilité », Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC). J’avoue que je me suis endormi à la fin… Il lisait son texte ! Un ton monocorde, aucune expressivité et un défilement accéléré des images projetées en powerpoint. C’est fort dommage car le sujet, bien que dense pour une durée de 20 minutes, est très intéressant ! Le peu que j’ai suivi à déjà remis en cause ma perception des villes et de l’espace urbain. Transports, logements, orientation des services, etc. Je regrette une fois de plus l’absence de lien entre son discours et l’handicap. Il aurait mieux fallu le placer au début et non à la fin de la conférence…

Je sens que tu t’endors aussi et je te laisse cuver des mots (à moi que tu aies déjà décroché au passage ?). Sache que je voulais simplement partager cette expérience du handicap qui me touche personnellement car, pour ceux qui ne savent pas, je suis sourd profond de naissance et tous ces concepts ne me sont pas théoriques ni même abstraits. Ils touchent profondément à ma vie quotidienne, à mon vécu et à ma perception du monde environnant ! Autant de points de vue enrichissants qui m’aideront à construire patiemment un monde idéal ouvert à tous !

Mercredi 30 janvier 2008

La phrase de Blaise Pascal, « le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie. », est révélateur de la fascination de l’Humain pour l’Espace et l’Univers. Toute cette volonté de conquête sur la Lune et, maintenant Mars. Tous ces robots, ces fusées, ces satellites envoyés en l’air pour une joyeuse galipette ! Et nous oublions la vie « intra-terrestre » qui peuple le fond de nos océans. Si en plat, ils occupent 70% de la terre, ils peuvent se targuer de constituer les 98% de volume de notre astre bleu, nom qui lui va comme un gant ! Si vous avez la vision de fonds abyssales stériles de vie, allez donc voir l’exposition « Abysses » qui a lieu dans la Galerie de Minéralogie et de Géologie du Jardin des Plantes. Jusqu’au 08 mai 2008…

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Les abysses est le terme donné aux fonds supérieurs à 1000 mètres où règnent des conditions de vie inimaginable: obscurité totale, pression effroyable (l’équivalent du poids d’une vache sur un ongle !), pauvreté du milieu en dioxygène… Et pourtant ! Des formes de vie y pullulent ! Incroyable non ? Entrez, entrez vite dans la pénombre de l’exposition et partez à la rencontre de créatures qui défient l’imagination ! Car la Vie est présente aussi bien à la surface, à 10 km de profondeur qu’entre ces deux limites que l’on appelle « entre-deux-eaux », zone depuis peu explorée… Vous serez confrontés à des monstres fascinants, des créatures translucides, une faune uniquement animale, sous forme de superbes photos tirées de l’ouvrage « Abysses » rédigé par Claire Nouvian. Beaucoup d’entre eux ne sont aperçus qu’une seule fois et malheureusement les capturés meurent tous. Certains seront reconstitués post-mortem et exibés dans la galerie. Je suis admiratif devant la patience demandée pour cette reconstitution ! Ma seule critique porte sur la partie « chronologie de l’exploration sous-marine » où les textes sont vraiment pénibles à lire car pas assez éclairés dans la pénombre. En tout cas, je fus heureux que « Abysses » fasse la part belle à l’aspect scientifique (contrairement à l’autre exposition Perles) sans sacrifier l’esthétique et la beauté sur l’autel de la Connaissance (C majuscule comme mon Q…).

J’étais enthousiasmé devant toute cette Vie dont j’avais « ouï-dire » mais je ne m’imaginais pas une telle abondance et une telle diversité ! Chacun trouvera la trame de ses inspirations et de ses rêves. Plutôt que braquer nos téléscopes sur les exoplanètes et la vie extra-terrestre, ne négligeons par ce milieu encore très méconnu et déjà menacé, hélas ! par la présence humaine… Sachons soigner notre bonne vieille terre et sachons rester des enfants prompts à s’émerveiller, sans arrière pensée et sans autre moteur que la curiosité !

Plus de détails…
- Site officiel interactif
- Interview de Claire Nouvian
- Photos à voir sur l’internaute.com

Mardi 29 janvier 2008

A vrai dire, je ne sais vraiment pas grand chose des « années folles »… Ce que j’en retiens essentiellement de mes maigres souvenirs des cours d’histoire est qu’il s’agissait d’une génération marquée par les atrocités de la 1ère guerre mondiale. Au point d’aller vers l’autre extrême à la sortie de cette sombre période: dépense effrenée, volonté de vivre par tous les pores de la peau, émergence des boîtes de nuit… Et le début d’émancipation de la femme. Pendant que les hommes allaient crever comme des mouches dans des conditions que rien ne peut justifier (il n’y a pas de guerre juste, aucune !), ce sont les femmes qui mettaient les mains dans le cambouis pour faire tourner le monde. Je comprends alors qu’elles n’avaient aucune envie de retourner dans leur foyer, brimée et dépendante de leur mari, soi disant fabriqué « à l’image de not’ bon Dieu » (dans ces cas, ce dieu n’est pas très reluisant…). Cette volonté d’indépendance s’exprima, entre autres, par un comportement célèbre, « la garçonne », et par la mode vestimentaire dont le stéréotype même est condensé dans ces images:

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Le musée Galliera rend hommage à la mode particulière qui régnait parmi la haute société. Chacun pourra se rincer l’oeil, jusqu’au 30 mars 2008, sur je ne sais pas combien de robes et d’accessoires (chaussures, parapluies, parfums..) ! Tous ces vêtements qui se caractérisent par une extravagance dont nous ne sommes pas accoutumés. Non, plutôt que nous ne sommes pas habitués à cette forme d’extravagance ! C’est dingue de constater la variété des coupes en fonction de l’heure de la journée: pyjama, robe d’après midi, robe du soir… Oubliez les images du dessus ! Bien que vraies, elles ne réflètent pas toute cette richesse exposée au travers des vitrines disposées dans un couloir étroit et labyrinthique.

Je ne suis pas fana des vêtements et encore moins de la mode mais j’ai pris quelque plaisir à faire le tour et à regarder une robe jolie ici, une robe magnifique par là et cette robe hideuse au loin que jamais ma copine ne voudra mettre (et moi non plus) ! Quoique je regrette le manque de place guère pratique en cas d’affluence et la pénombre permanente qui alourdit les paupières et rend moins aisée la lecture des textes. Sur ce point, il est difficile de faire autrement vu la fragilité des oeuvres qui doivent être protégées au maximum…

En savoir plus…
- Musée Galliera
- France2.fr
- scholieren.com
- Histoire-politique.fr (pdf)

Lundi 28 janvier 2008

Mon beauf m’a refilé un lien très intéressant qui m’a donné envie d’en savoir plus. Il s’agit d’un film court, The Meatrix (*), publié en ligne le 3 novembre 2003. Une animation sacrément bien foutue sur les coulisses des fermes industrielles et qui doit son succès fulgurant par une parodie intelligente du célèbre film The Matrix. Je vous invite à lire ces bons articles: The Meatrix – France et Graines de changement qui montrent bien la mentalité et la volonté des concepteurs de la video, Jonah Sachs et Louis Fox, fervents adeptes du « Web Activism ».

Histrorique
Meatrix a pu voir le jour grâce au premier prix militant Free Range Flash. En février 2003, Free Range Graphics, une entreprise de design graphique aux idées larges, a invité des centaines d’associations à but non-lucratif à lui proposer des projets de video, dont le meilleur serait réalisé gratuitement. Après avoir soigneusement étudié plus de cinquante propositions, la bourse fut attribuée à GRACE (Global Resource Action Center for the Environment). GRACE milite pour l’interdiction des pratiques destructrices et dangereuses de l’agricultue industrielle et pour la promotion de l’agriculture paysanne durable – des combats chers à Free Range. Des changements profonds dans l’industrie agricole sont nécessaires pour permettre des améliorations dans plusieurs des domaines qui sont au coeur des préoccupations de Free Range : la santé, la sécurité alimentaire, la justice économique, les droits des travailleurs, le respect de l’environnement et le bien-être animal. (Source: Recit.net)

A voir absolument ! (sous titrage en français)
- The Meatrix I: en finir avec l’agriculture intensive.
- The Meatrix II: les dessous de l’exploitation industrielle du lait.
- The Meatrix II 1/2: la face cachée de l’industrie de la viande.

Ca fait toujours plaisir de voir une activité menée à terme et qui touche un public international grâce à une démarche jouant sur la pédagogie ludique plutôt que la culpabilisation. Il ne suffit pas d’assener à grand coup de baton sur la nécessité de changer notre mode de vie. A quoi bon si personne n’en comprend les enjeux ? N’hésitez pas à diffuser les vidéos et n’oubliez pas une chose: il ne dépend que de nous, chacun d’entre nous, pour apporter sa petite pierre constructive au lieu de rejeter la responsabilité sur notre voisin ! Utopie ? Idéalisme ? Je me contenterais de citer cette phrase de Max Frisch:
Autant et encore plus que le bruit des bottes, je crains le silence des pantoufles.

(*) jeu de mot avec meat, viande en anglais…

Dimanche 27 janvier 2008

Si vous me disiez que le ski n’est bon qu’à bouger les jambes, contrairement au surf qui met en jeu tout le corps, je vous proute ! Il faut avoir de bonnes jambes bien sûr mais n’oubliez pas le torse et les bras fortement impliqués. Ce matin, je me réveille avec plein de courbatures au niveau des reins et des omoplates. Par contre, c’est du nickel chrome pour les bras et les jambes. Or, la définition courante des courbatures est:

Ce sont des douleurs musculaires qui surviennent à la suite de la pratique d’exercices physiques inhabituels, mals préparés ou d’activités comportant des contractions musculaires excentriques intenses (allongement du muscle. Exemple: phase de réception au sol lors d’un saut).

Au niveau des jambes, je marche très souvent et je pratique de temps en temps le roller. J’avoue que ça fait un moment que je n’ai pas repris le tennis de table. Mon dos n’est n’est donc pas assez préparé pour supporter des efforts constants toute la journée. En plus, je ne m’étais pas échauffé, me contentant de foncer comme un malade, tout excité que j’étais ! Dans ces conditions, vous comprenez mieux la localisation de mes courbatures. Elles se caractérisent par une douleur vive, soit par pression sur les muscles atteints, soit par une activité trop importante (contraction ou étirement). Le point culminant est atteint entre 24 et 48 heures après l’effort pour disparaître normalement après une semaine.

Les causes d’apparitions des courbatures restent encore mal connues: microtraumatismes musculaires, inflammation, mini-épanchements de sang provoqués par rupture des capillaires sanguins… Apparemment, aucune de ces explications n’est satisfaisante prise individuellement. Il reste encore à proposer un modèle prenant en compte plusieurs facteurs. Curieusement, en surfant sur les sites, une affirmation revient souvent: la cause en serait l’accumulation d’acide lactique. Après vérification, elle est à rejeter car l’acide lactique disparaît une heure après l’effort, donc bien avant l’apparition des courbatures. De plus, il n’est pas produit lors des exercices physiques qui produisent les courbatures et il n’est pas responsable des dommages infligés aux fibres musculaires. Ces derniers proviennent d’une contraction ou décontraction des musces trop importante, soit des effets mécaniques.

Sur des recommandations apprises en famille ou en sport, il m’arrive de me « soigner » en:

  • prenant un bain chaud qui a bien des effets relaxant car les muscles sont relâchés et détendus par l’eau chaude.
  • avalant un comprimé d’aspirine qui a des effet anti-inflammatoire et antalgique (diminution de la sensation de douleur). Si les courbatures proviennent bien d’une inflammation, ce qui reste à prouver, l’aspirine peut éventuellement agir dessus. Sinon, elle est surtout utile pour moins sentir des douleurs importantes. Rien n’indique qu’elle a un réel effet bénéfique sur les muscles lésés. Si vous avez un peu mal, serrez les dents et supportez car il n’est pas indiqué d’en prendre pour des raisons de confort… Je rappelle que l’aspirine reste un médicament et doit donc être prise avec toutes les précautions.
  • faisant des étirements. Les études scientifiques donnent des résultats contradictoires. Il apparaîtrait qu’ils ne servent pas à grand chose après l’effort. Rappelons que les muscles touchés portent des micro-lésions qui peuvent être agrandis par les étirements… Je n’ai pas d’avis là dessus, me bornant à vous donner les sources (en bas de l’article).
  • me massant.

Même chose, les avis sont contradictoires. Il serait recommandé de les faire dans les 2h qui suivent l’exercice physique. N’empêche que je demande toujours à me faire masser. Que voulez vous, j’adore cha !

En gros, il n’y a pas grand chose à faire: faut subir et fermer sa gueule ! Le meilleur moyen reste la prévention par une séance d’échauffement et de travail de souplesse de son corps. Puis commencer doucement et progressivement la pratique sportive. Dans mon cas, skier peinard au lieu d’aller directement à 3000 mètres… Enfin, savoir adapter ses efforts (remarquez que je donne des conseils sans toujours les suivre ! Typique…). La douleur, bien que désagréable, est un signal d’alarme qui nous prévient qu’il vaut mieux éviter les efforts intenses afin d’éviter de leser davantage nos muscles. Les courbatures ont quand même des effets bénéfiques : il faut les avoir ressenties pour savoir effectuer un mouvement particulier. C’est par l’expérience de la douleur que le corps améliore la coordination musculaire par un entraînement régulier. C’est bien pour ça que, paradoxalement, j’aime bien avoir des courbatures car je ressens alors chaque muscle, chaque mouvement qui me fait prende pleinement conscience de mon corps. Je me sens alors plus vivant, ce qui est un peu idiot au fond car ça veut aussi dire bêtement que j’ai mal dosé mes efforts…

En savoir plus…
- Deux ou trois choses sur les courbatures.
- Les courbatures : mécanismes, traitements et effets sur la performance.
- Qui s’étire n’a pas moins mal.
- Intérêts et limites des étirements.

Samedi 26 janvier 2008

Tel est le nom d’un jeu de dés que j’adore ! J’y jouais beaucoup avec la famille et je l’ai redécouvert il y a peu de temps. J’en suis devenu vite accro, huhu ! Sachant qu’il existe des variantes, je vous expliquerais les règles que j’ai apprises.

Matériel:
5 dés et un tableau de scores. Encombrement nul pour un maximum de plaisir !

But du jeu:
Récolter le plus grand nombre de points en réalisant les meilleurs combinaisons. Le rôle du hasard et de la chance est important mais l’aspect stratégique n’est pas à négliger. A vous de voir quelle est la combinaison à faire au bon moment.

Comment récolter des points:
Suivez les instructions du tableau ci-dessous. Les scores du tableau ne sont valides que si la combinaison de dés remplit les conditions d’une rangée. Si aucune combinaison n’est faite, le joueur marque un zéro à la rangée de son choix. Le gagnant est celui qui a remporté le plus grand nombre de points.

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Précisions importantes:
Elles font en sorte de diminuer l’impact de la chance et de privilégier la stratégie. Comme ça, la partie est beaucoup plus intéressante !

  • Le joueur à 3 chances pour faire une combinaison.
  • Il peut à tout moment changer d’avis.
  • Chaque tour compte.
  • Une combinaison faite ne peut plus être renouvelée.
  • Il faut compléter le tableau à chaque tour donc réaliser celles qui manquent.
  • Si aucun tirage n’est réussi, mettre un 0 à la rangée de son choix.

Variantes:
- Chance: Il m’arrive souvent de ne pas ajouter la chance dans le tableau car je trouve cette « porte de secours » trop facile et le jeu en est moins pimenté.
- Carré: avec la famille, on additionne les 4 dés identiques tandis qu’avec les amis, on donne automatiquement 40 points pour n’importe quel carré. Le deuxième cas est plus facile (n’importe quel carré suffit pour avoir 40 points) que le premier où il est beaucoup plus intéressant de faire des carrés de 6 ou 5 (donc 24 points maximum avec un carré de 6)…

Yams:
C’est le BUT ultime de tout joueur chevronné. Le graal, la combinaison magique qui vous sauve la journée ! On peut avoir perdu la partie et être content d’avoir fait un yams. On peut avoir gagner, fait le plus de points et être déçu de ne pas avoir empoché le yams. Tout est dans la psychologie, sachez tater cette fibre là ! Perso, mon plus grand plaisir est de faire un yams d’as. C’est la classe totale, l’élégance suprême !

Combinaisons:

As – deux – trois – quatre – cinq – six
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Yams
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Brelan
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Grande suite
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Petite suite
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Carré
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Full
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Vendredi 25 janvier 2008

Pof ! une belle merde fumante qui sort de ton derrière ! La substance passe par toutes les couleurs brunes: du chatain au noir corbeau et elle est de consistance variable: de la bouse molle qui te mouille les fesses à la boule dure qui t’enflamme l’anus… Oh ! Il y aurait des choses à dire ! Des aventures épiques à narrer au coin du feu, des légendes naissantes à faire peur, des poèmes passés à la postérité ! Nous nous intéressons seulement à une seule question: « y a-t-il une vie avant le caca ? ». Pour répondre correctement, il nous faudra plonger dans les méandres du…

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Le système digestif est constitué de deux parties:
* le tube digestif: ensemble d’organes creux formant un tuyau de 10 mètres environ qui peut être segmenté en sept parties: la bouche, le pharynx, l’oesophage, l’estomac, l’intestin grêle, le gros intestin et l’anus. Le tube a pour caractéristique d’être ouvert aux deux extrémités: la bouche et l’anus. Sur ce point, nous ne sommes pas si différents d’un ver de terre: ca entre par un trou et ca sort par l’autre ! Vraiment ?
* les annexes du tube digestif: ensemble des organes pleins ou glandes annexes assurant la transformation des aliments afin d’en tirer des substances nutritives pouvant être assimilées par les cellules de l’organisme. Parmi ces organes, nous retrouvons les glandes salivaires, du foie, de la vésicule biliaire, du pancréas et de la rate (qui n’a aucun rôle digestif).

Nous connaissons mieux les mécanismes de la défécation ainsi que le rôle du rectum et de l’anus (rappel). Et avant ? Voyons, voyons…

  • le gros intestin:

contient les résidus non absorbables car contenant peu de nutriments. Ces derniers sont progressivement transformés en matières fécales plus compactes lors du passage dans le colon (ou gros intestin) grâce à l’absorption d’eau par le caecum (partie proximale du colon).

  • l’intestin grêle:

lieu d’absorption des aliments à travers la paroi interne dont la surface est très étendue. En effet, la muqueuse est très plissée et forme des microvillosités qui agissent un peu comme un tamis énorme qui absorbe les molécules nécessaires au corps humain. Ces derniers sont transportés aux cellules via le sang après un passage dans le foie qui les transforme en nutriments (glucose, protéines, acides gras, cholestérol…). Le foie a aussi pour rôle de les stocker afin de constituer une réserve d’énergie. L’intestin grêle est très long (6 mètres au moins) et a un petit diamètre de 2 à 3 centimètres pour assurer un contact maximal des molécules avec sa surface interne. Précisons que l’intestin libère également des enzymes qui couperont les trop grosses molécules ne pouvant pas traverser la paroi et donc pas se déverser dans le sang.

  • l’estomac:

grosse outre de capacité allant jusqu’à 2 litres de nourriture grace à un étirement possible. Les aliments sont mélangés avec le suc gastrique riche en enzymes mais aussi pétris et comprimés par les couches musculaires. Le résultat final est une substance semi-liquide appelé chyme. Le suc gastrique est très acide et son pH est égal à 1 (le PH mesure l’acidité. Il varie entre la valeur 1, la plus acide, et la valeur 14, la plus basique. Par comparaison, le pH du jus de citron est 2). Ce suc est tellement acide qu’il attaquerait les parois de l’estomac si elles n’étaient recouvertes d’une couche épaisse de mucus sécrété par les cellules. Les ulcères proviennent d’un déficit de mucus et les causes sont multiples… Précisons que les seules substances absorbées à travers la paroi de l’estomac sont l’alcool et des médicaments liposolubles comme l’aspirine. Le gros plein de sac met entre 4h (repas équilibré) et 6h (repas riche en matière grasses) pour se vider ! Pas étonnant donc que les légistes sachent le dernier repas du cadavre par analyse des restes stomacaux…

  • l’oesophage:

long tube de 25 cm environ (diamètre: 2 à 3 cm) s’étendant du pharynx à l’estomac. La descente du bol alimentaire est assurée en partie par la pesanteur et en partie par les muscles qui forment des ondes de contraction. Une expérience simple suffit à le prouver: fais le poirier et mange un peu de.. disons du chocolat ! Tu verras que tu ne dégueuleras pas le contenu et n’oublie pas les cosmonautes qui, sans ces muscles, mourraient de faim…

  • le pharynx:

partie située au dessus de l’oesophage. Le larynx se soulève pour que l’épiglotte bloque son ouverture, empêchant les les aliments de remonter. L’épiglotte est une structure cartilagineuse reliée au larynx qui coulisse vers le haut quand les voies aériennes sont ouvertes. Elle descend légèrement vers le bas, afin d’entrer en contact avec le larynx qui s’élève, formant ainsi un verrou au-dessus du larynx. Le pharynx est un conduit qui fait communiquer les fosses nasales et le larynx d’une part, la cavité buccale et l’oesophage d’autre part. C’est le carrefour des voies aériennes et digestives (carrefour aéro-digestif) qui se croisent à ce niveau établissant les relations nez/poumons et bouche/estomac.

  • la bouche:

elle sert à se rouler des pelles où se mélangent salive et bactéries mais aussi à broyer les aliments par nos dents creuses. Les glandes salivaires sécrètent la… salive (bingo !) à raison de 1 à 1,5 litres par jour ! Elle contient une enzyme, l’amylase, qui agit sur l’amidon. Il n’y a aucune absorption dans la cavité buccale et le résultat du broyage (qu’on n’aime pas trop voir quand la personne d’en face parle la bouche ouverte) s’appelle le bol alimentaire. Ensuite, on déglutit grâce à la poussée du bol par la langue dans le pharynx. Tu connais la suite…

N’oublions pas les annexes du système digestif qui ne font pas partie du tube mais n’en jouent pas un rôle moins essentiel du fait de leur participation à la digestion du bol alimentaire:

  • le foie:

le plus volumineux des viscères, au rôle très important pour l’organisme. Il remplit 500 fonctions métaboliques au bas mot dont la transformation des nutriments absorbés dans l’intestin grêle. Cette transformation est assurée par la sécrétion de la bile qui se déverse dans le tube digestif.

  • la vésicule biliaire:

sac en forme de poire qui emmagasine et concentre jusqu’à 10 fois la bile fabriquée par les cellules hépatiques du foie. La bile facilite l’absorption des corps gras (cholestérols et lipides) et elle agit comme agent émulsifiant des graisses. Tu peux imaginer la vésicule biliaire comme une réserve pour augmenter sa concentration et donc son efficacité d’émulsion sur les graisses. Tu tires la chasse d’eau et zou ! le tout est évacué dans l’intestin grêle. On peut l’ôter par un acte chirurgical sans conséquences pour la digestion sauf que la concentration sera moins importante. La bile quitte également le corps par les fécès et c’est elle qui confère aux matières fécales sa belle couleur brune…

  • le pancréas

fabrique plusieurs types d’enzymes (1,2 à 1,5 litres par jour) qui peuvent dégrader tous types de substances chimiques présentes dans le bol alimentaire. Ces enzymes sont mélangées à un liquide alcalin renfermant des ions bicarbonate qui neutralisent l’acidité du chyme en provenance de l’estomac.

C’est fini ? Oh que nenni ! Ayons une pensée pour les millions et les millions de bactéries qui peuplent notre tube digestif et constituent la faune bactérienne ! Leur rôle également est important car ils peuvent métaboliser quelques-uns des nutriments résiduels et donc participer à la digestion (sans parler de leur fonction protecteur des intestins en temps normal). Revers de la médaille: les rejets métaboliques des bactéries, des gaz principalement (hydrogène, gaz carbonique, azote, méthane, hydrogène sulfuré) qui donnent aux fèces une partie de leur odeur. La quantité produite est de 500 ml par jour en moyenne d’où les pets qui rythment notre vie quotidienne !

Ouf ! un sacré chemin, rien que pour arriver à ce résultat glorieux: cette merde fumante ! Sous prétexte que nous devons baffrer pour vivre et bouger et aimer, nous oublions que le prix à payer est que nous chions sur le monde, prétentieux arrogants que nous sommes ! Et nous poussons des p’tits cris dégoutés en tirant la chasse d’eau de cette cuvette immaculée de blancheur. Et nous nous empressons de saisir le balai chiotte pour effacer toute trace de ce que nous croyons être notre honte ! Pourtant, ce p’tit bout de crotte a connu bien des expériences et en porte les stigmates (résidus alimentaires non digérés, mucus, des millions de bactéries et juste assez d’eau dans le caca pour permettre une évacuation facile). Par cette digression un peu longuette, j’espère que tu auras saisi que le tube digestif n’est pas un bête « tuyau » reliant la bouche à l’anus comme je l’écrivais au début. Au contraire, il est un véritable organe en lui même qui transporte son contenu, le transforme et le rejette ! Pour en savoir davantage allez sur ce site complet bien que le contenu est un peu foutraque par moment. –> Système digestif du corps humain

Dossier: « Caca »
- Caca: définition et composition (1)
- Caca: mais par où ça sort ? (2)
- Caca: y a-t-il une vie après ? (4)
- Caca: il est partout ! (5)