Mardi 31 mars 2009

Ce week end, p’tit tour à Bruxelles et à Brugge. Lassé du climat du sud, retrouvons un peu de fraîcheur dans le Nooord. Et je n’ai pu m’empêcher d’aller jeter un coup d’oeil au Museum d’histoire naturelle de la capitale belge. Surtout qu’il y avait une chouette exposition « Les survivants de l’X-treme », ouverte jusqu’au 30 août 2009.

Comment des êtres vivants arrivent à vivre – ou plutôt survivre – dans des régions hostiles telles que la fournaise du désert, la froidure de la banquise, le manque d’oxygène ou d’eau, etc. Plutôt qu’opter pour des textes parfois longs et arides à lire, l’exposition mise sur l’interactivité: le public se met dans la peau de l’animal ou de la plante à travers des petites expériences ludiques et attractifs. Quel plaisir alors de bondir de machine en machine, avide d’en savoir toujours plus !

Grâce à l’exposition, je sais comment: les phoques se protègent du froid, les autruches se rafraîchissent, le poisson tétra se passe de lumière, le scarabée du désert recueille la rosée et plein d’autres détails amusants, toujours étonnants. Le clou était la caméra infrarouge qui montre les zones « chaudes » et « froides » de mon corps, projeté sur un écran. Je me suis bien amusé, même si l’ensemble était un peu léger avec le recul. Si vous passez à Bruxelles, pensez à passer au Museum, en plus de la bière et de la gaufre. Sinon, faîtes un tour sur leur site interactif.

[EDIT] Il est possible de télécharger le fichier pdf présentant en détail l’exposition. Voilà toujours ça à défaut de se déplacer à Bruxelles voir l’exposition.

310309

(Source images –> X)

Vendredi 27 mars 2009

Il est fini le temps des Hercule Poirot, Miss Marple, Sherlock Holmes, Rouletabille… Disparus à jamais ces fins connaisseurs de la condition humaine et grands adeptes de la logique des détails. Place à la technique et aux laboratoires ! La science dure fait sa part belle dans les enquêtes policières: analyse des substances présentes sur le lieu du crime (chimie), extraction de l’ADN à partir de cheveux et de crachats salivaires (génétique), détermination de la trajectoire des balles (balistique)… Toutes les disciplines scientifiques, en plus de la recherche classique des empreintes digitales, sont utilisées par des experts en criminalité pour découvrir le maximum de détails. Quelles sont les techniques utilisées ? Quels métiers recouvrent l’appellation de « Police scientifique » ?

Cliquez sur l’image pour aller au site
270309

C’est là qu’entre en jeu l’exposition « Autopsie d’un meurtre », organisée par le Centre des sciences de Montréal. Ca fait cher la visite avec l’avion mais nul besoin de se déplacer: toutes les réponses sont concentrées sur leur site. Mieux: des animations flash vous mettent dans la peau d’un technicien ou d’un expert. En tâtonnant un brin, vous saurez tout sur les différents métiers et les techniques employés pour un type d’indice. Le site est bien foutu, la navigation est agréable. Des courts textes et des animations rendent le tout largement digeste, de quoi susciter des vocations ? Je me suis bien amusé sur le site et j’ai appris foule de choses inédites. Si malgré tout, vous en voulez plus, alors lisez le dossier de LejournalduNet: Rien n’échappe à la police scientifique.

Holà ! Malgré les progrès indéniables, les techniques scientifiques restent des outils et les détails trouvés restent des indices. Donc susceptibles d’interprétations différentes selon le contexte. Les p’tites cellules grises sont toujours irremplaçables pour découvrir le mobile d’un meurtre, la personnalité du meurtrier, les circonstances survenues.. Hercule Poirot, Miss Marple, Sherlock Holmes, Rouletabille… Ah, qu’ils ont encore des beaux jours devant eux pour notre plus grand bonheur !

Mercredi 25 mars 2009

250309

(Source image –> X)

Une bande-dessinée qui traite de l’évolution, voilà qui n’est pas courant. Au point que je l’achète les yeux fermés et je ne regrette pas de l’avoir dans ma bibliothèque. Imagine un peu: 14 milliards d’années représentées, c’est fou, c’est grandiose. Ca commence par le Big Bang, ça finit par l’apparition de l’Humain. Nous voyons ici la formation de l’Univers, de la Voie lactée, du Soleil, du système solaire, de la Terre et, pour finir, les méandres de la Vie.
Incroyable non ?

Le texte se fait rare pour laisser la place à des images superbes. A une vision scientifique, s’intercalent des représentations plus religieuses, les premières tentatives d’explications du monde. La lecture se décline sous plusieurs niveaux selon sa culture scientifique, artistique ou bédistique: Newton, Donald Duck, Tintin et j’en passe ! Il faudrait le lire et le relire pour l’apprécier pleinement dans toute sa globalité et ça mon coco, bon courage…

J’ai bien repéré quelques erreurs, des approximations, des abus de langage mais je le lui pardonne bien volontiers. L’exercice est tout sauf évident. D’ailleurs, il le reconnaît lui même à la fin de son ouvrage:

Au scientifique
Ce livre ne cherche pas à convertir le lecteur à une certaine vision de l’évolution de l’univers et de la vie. Il s’agit ici, ni plus ni moins, d’une tentative de représentation du devenir du monde, d’où l’usage du présent. Les théories et les connaissances les plus diverses ont présidé à l’élaboration de ces pages, et elles ne correspondent pas toujours aux derniers résultats de la recherche ; je les ai choisies, de mon point de vue subjectif, pour leur probabilité et leur fort potentiel visuel.

Une remarque cependant: est que le lecteur saura réellement suivre l’histoire de l’Univers et de la Vie sans aucune base scientifique ? Je ne sais pas… C’est toujours la même question qui se pose alors que Alpha.. directions est destiné au grand public. En tout cas, j’ai hâte d’avoir les autres tomes: Beta… civilisations qui traitera de la naissance de l’Humanité et « Gamma… visions » qui se penchera sur le futur.

Lundi 23 mars 2009

230309

Tadaaam ! Un rouge rubis à ma droite, un vert émeraude à ma gauche et je marche nez au vent, oreilles fièrement dressées. Sont pas beaux mes nouveaux appareils ? C’est que j’en avais marre du beige laid, du noir tristounet et du gris terne. Je voulais de la couleur, je voulais du flash et en finir avec la notion du « handicap invisible ». Un p’tit problème de compréhension ? Un souci de communication ? Il me suffit alors de passer la main dans mes cheveux, en tournant légèrement la tête et zoup là, plus de tracas !

Je suis agacé par le fait que l’équipement technique pour les sourds soit résolument utilitaire au détriment de l’esthétique. On dirait à chaque fois du matos de brontosaure. Vous croyez pas qu’il serait temps de changer un peu de mentalité ? Les couleurs sont un premier pas mais il reste encore à faire sur la forme, le design ou je ne sais quoi pour qu’au final on se dise: « Oh, que c’est beau ! ». Tout simplement…

Petit bonus qui m’a décidé dans l’achat: la synchronisation des deux appareils par une liaison sans fil, nommée e2e (prononcer « itoui »). J’actionne la molette ou la boucle magnétique d’un appareil et l’autre suit automatiquement. Pas besoin de régler les deux côtés et, mine de rien, c’est un vrai confort. Je sais, je sais, y’a des ondes qui me traversent le cerveau ! Au stade actuelle, nous baignons parmi les ondes (wifi, bluetooth, infrarouges, microondes, ultraviolets…) alors, un de plus, un de moins… Rendez vous dans quelques années pour savoir si j’ai développé une tumeur du cerveau, héhé.

Tadaaam ! Rouge, vert, rouge, vert, fluctuant, changeant, rouge, vert, rouge, vert.

Vendredi 20 mars 2009

Après les ouvrages « Mais qui mange les guêpes ? » et « Pourquoi les manchots n’ont pas froid aux pied ? » (lire: Questions stupides ? Vraiment ?) , un troisième vient de sortir: « Les ours blancs ont-ils le blues ? ». Ils ont en commun d’être un recueil des questions posées par les lecteurs de New Scientist. Un magazine scientifique international et hebdomadaire. Outre son implication dans l’actualité scientifique, la rubrique s’attache aussi à une certaine interactivité via son blog: The last word où les internautes peuvent poser leur interrogation sur tout et rien.

Grâce au livre, vous connaîtrez la réponse aux questions suivantes:

  • Si j’étais empoisonné avec une molécule qui provoque un arrêt cardiaque, est ce que mon pacemaker me sauverait ?
  • Les insectes peuvent-ils être obèses ?
  • Pourquoi les capsules de bière – en tout cas celles que j’ai bues – ont toutes vingt et un plis ?
  • Etc.

L’originalité réside dans le fait que les auteurs des livres cités sont les lecteurs eux-mêmes, joli non ? (Bien que je me demande à qui revient les bénéfices des ventes…). C’est rapide et facile à lire, de quoi passer un bon moment avec la science, loin de son image sérieuse et pédante.

200309

(Scan couverture)

Mercredi 18 mars 2009

200 ans et 150 ans ! Le 200e anniversaire de la naissance de Charles Darwin, le 12 février 2009 et le 150e anniversaire de la publication de « L’Origine des Espèces ». Faut pas s’étonner alors que l’année 2009 est consacré au père fondateur de la théorie de l’évolution. Plein d’articles ont foisonné sur le Net, dans les journaux et les magazines. Plein d’événements ont lieu un peu partout en France. Avec pour but d’informer le public sur les enjeux de la théorie de l’évolution face aux changements climatiques et à l’expansion du créationnisme (entre autres). C’est beau, c’est noble mais que dire de plus face à cette avalanche ?

Je me suis intéressé, non à l’homme, non à la théorie, mais à son image. Quatre albums sont à votre disposition en bas avec pour thèmes suivants: Darwin vieux, Darwin adulte, Darwin enfant et jeune, Darwin caricaturé. Lors de ma recherche d’images, j’ai remarqué que les illustrations ou les photos représentant Darwin vieux sont bien plus nombreuses que celles le montrant jeune. Pourquoi ? Bien sûr, il ne faut pas oublier qu’à cette époque, la profusion des photos numérique sur n’importe qui et n’importe quoi ne régnait pas encore. Et que Darwin était sans doute plus connu en prenant de l’âge. N’empêche que !

Pourquoi est ce l’image de Darwin avec sa barbe blanche qui est la plus répandue ? Sans doute parce qu’elle contribue au mythe du sage bienveillant : lui seul à découvert la vérité, lui seul a su s’élever du commun des mortels. Son regard perçant n’est-il pas révélateur d’une âme exceptionnelle ? Il s’inscrit dans la lignée des génies et des clairvoyants dont beaucoup avaient une barbe bien fournie. Il est la figure de Patriarche par excellence, voir même proche de l’image de Dieu. Nous n’en avons pas forcément conscience de ce rapprochement mais que nous soyons religieux ou non, il est difficile d’y échapper. D’ailleurs, dans bon nombre de mythologies, les héros avaient la barbe bien fournie: Héraclès et Zeus pour les grecs, Odin pour les pays du nord, Mahomet pour l’islam (remarquez que la barbe peut être également la représentation du Mal: le célèbre pirate Barbe-Noire, les terroristes, les talibans…).

Tout cela pour mettre le olà ! Oui, Charles Darwin fut le père fondateur de l’évolution et il a permis un bond considérable dans la compréhension de l’adaptation des êtres vivants à leur environnement. Cependant, il n’a pas tout créé d’un claquement de doigt. Il lui aura fallu un long voyage à bord de Beagle, en Amérique du Sud. Puis, se baser sur des travaux antérieurs, confronter son point de vue à d’autres points de vue (comme la théorie de Lamarck). Ce fut l’oeuvre d’une vie, de sa jeunesse à sa vieillesse et non la fulgurance d’un trait de génie.

Pour finir, il est intéressant aussi de se pencher sur les caricatures de Darwin. Qu’ont-ils en commun ? Un singe ! Un singe qui prend la place d’un homme ou un Darwin aux traits et à la posture simiesque. Ces caricatures sont révélateurs à deux sens: elles montrent la blessure narcissique de l’Humain mais ceci n’est pas nouveau. Elles diffusent une mauvaise interprétation que n’avait jamais formulée Darwin: l’homme descend du singe. Une croyance encore bien ancrée de nos jours malheureusement. L’humain et le singe sont cousins, ils sont issus d’un même et très lointain ancêtre qui n’était ni singe, ni humain. Ces caricatures montrent bien à quel point la théorie de l’évolution fut mal comprise et… elle l’est encore ! Mais ceci est un autre débat…

Alors, que penseras tu la prochaine fois que tu verras un célèbre barbu comme Léonard de Vinci ? Ou un homme à la chevelure blanche ébouriffée et tirant la langue ? Images ou icônes ?

  • Darwin vieux

180309-01

(Sources images –> X + Y)

  • Darwin adulte

180309-02

(Sources images –> X + Y)

  • Darwin enfant et jeune

180309-03

(Sources images –> X + Y)

  • Darwin caricaturé

180309-04

(Sources images –> X + Y)

En savoir plus…
- Darwin 2009 (Plume !)
- 2009, année Darwin (cnrs)
- Bon anniversaire Charles Darwin ! (Futura-science)
- Institut Charles Darwin international

Lundi 16 mars 2009

J’avais adoré « Les yeux jaunes des crocodiles », j’ai adoré la suite: « La valse lente des tortues » ! Nous retrouvons les mêmes personnages. Tous, sans exception: Joséphine, Hortense, Zoé, Alexandre, Iris, Philippe, Shirley, Gary, Marcel (senior et junior), Josiane et même Antoine ! J’en oublie certainement, c’est qu’il y a foule de nouveaux personnages suite au déménagement de Joséphine dans les beaux quartiers (névrosés) du XVIe arrondissement.

Ils grandissent, ils évoluent, s’engueulent, se déchirent, se retrouvent, se séparent et se retrouvent à nouveau. Ce n’est pas un roman mais une tranche de vie avec ses marionnettes qui tournent, faisant trois p’tits tours et puis s’en vont. Mais non, ils ne s’en vont pas, ils restent dans notre imaginaire et peuplent nos rêves, nos illusions, nos espérances.

Pas pu bosser aujourd’hui, l’a fallu que je le termine sous le soleil de Marseille, assis sur le rebord d’une fontaine. Maintenant, je peux me consacrer à la semaine de labeur. Uh bourricot ! Je me suis fait prendre aux charmes de Katherine Pancol: une plume alerte, le sens du détail et des personnages croustillants. Allez sur son site si vous voulez la mieux connaître… Mais en attendant, lisez crocodiles et tortues: un bestiaire qui vaut son coup d’oeil et qu’on danse un peu avec.

160309

(Scan couverture)