Vendredi 30 novembre 2007

Mon cœur est dans les Highlands, d’ici il est loin,
Mon cœur est dans les Highlands à chasser le daim;
A chasser le daim libre, à courir la biche,
Mon cœur est dans les Highlands, partout où je suis.

Or, « Un chapeau de paille d’Italie » – écrit par Eugène Labiche – est mis en scène au théâtre Chaillot par Jean-Baptiste Sastre. Le point de départ, un chapeau de paille bouffé par un canasson, sera le prétexte à une réaction en chaîne d’absurdité et de folie. Le personnage Fadinard, campé par un Denis Podalydès en forme, devra jongler entre sa noce mené de main par un beau père – « porc épic » s’exclamant à tout bout de champ « mon gendre, tout est rompu ! » – et sa quête désespérée de l’objet digéré. Pourquoi donc ? Fi donc ! Je n’en dirais pas plus, ce n’est là point mon rôle.

Malgré un bon jeu des comédiens et un décor original, je me suis ennuyé durant la majeure partie de la représentation. La faute à un rythme non soutenu et une mise en scène qui gagnerait à être améliorée. Il est possible aussi que le texte ait mal vieilli mais je ne pense pas. J’avoue que je m’attendais à plus de folie et surtout plus de truculence. L’impression que j’en ai retiré est plutôt mignonne… Cependant, je dois rendre son mérite à la scène de transition où le changement de décor devient un spectacle en lui même. Rien que pour ça, je ne regrette pas d’être venu. Si j’étais présent physiquement, mon coeur, lui, ne courait point la biche et n’était pas dans les Highlands.

J’avais oublié à quel point la salle de Chaillot est moderne et agréable avec ses fauteuils en pente qui garantissent une bonne vision de la scène. Quand je pense à la Comédie Française: malheur aux mauvais placés ! Cerise sur le gâteau: un boitier individuel surtitre les dialogues avec un léger décalage non gênant. Le nouveau système est bien plus performant que l’ancien boitier encombrant (sauf si « problème technique »…). Vivement que les théâtres généralisent ce système qui permet aux personnes sourdes de voir plus souvent des spectacles !

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En savoir plus sur…
- Accès culture (système surtitrage individuel)
- Mon coeur est dans les Highlands (poésie complète, version d’origine et traduction française)

Jeudi 29 novembre 2007

J’ai passé une nuit blanche avec un ami à papoter, manger et regarder un film. Nous n’avons dormi que trois à quatre heures tout au plus. Au réveil, besoin irrésistible de fermer ses yeux (les paupières sont si lourdes) et plus grande probabilité d’être de mauvaise humeur (entre autres). Que se passe-t-il lorsque nous nous privons du sommeil ?

Rappelons que cette phase occupe au moins le tiers de notre vie ! Une telle quantité de temps que nous passons allongé, les yeux fermés à ne rien faire. Vraiment ? Il n’existe pas un sommeil unique, plusieurs processus se mettent en jeu:

- Phase I: lui même divisé en deux sous-stades: somnolence (IA) et assoupissement (IB). Même étant quasiment inconscient, le réveil est facile.
- Phase II: sommeil léger. Réveil toujours facile.
- Phase III: sommeil profond et établi. Le réveil devient plus difficile.
- Phase IV: sommeil très profond. Tremblement de terre à prévoir pour le réveil.

La moyenne de durée de ces étapes est d’1h30. Il est temps de quitter le sommeil lent pour entrer dans le deuxième type de sommeil où l’activité du cerveau augmente pour égaliser celle de sa période hors sommeil ! C’est le sommeil paradoxal d’une durée de 90 minutes. Les différences entre ces deux types de sommeil sont nombreuses aussi bien tant de l’activité cérébrale que de leur fonction. Les détails se trouvent dans cette description concise. La nuit passe vite entre les alternances 4 à 6 fois par jour des quatre phases de sommeil à ondes lentes suivi de la phase de sommeil paraxodal et ceci jusqu’au réveil.

A quoi sert de dormir ? A vrai dire, les scientifiques eux-mêmes ne savent pas encore ! Pour le moment, ils pensent que le sommeil joue un rôle positif dans la mémorisation et l’assimilation des connaissances. Certaines études semblent montrer que le cerveau reproduit des schémas utilisés dans la journée. Cette répétition d’un même circuit neuronal permettrait son renforcement d’où une meilleure mémoire car le « chemin » menant aux souvenirs est moins laborieux. Par exemple, un rat est entraîné à trouver la sortie dans un labyrinthe. La nuit, il reproduit son expérience comme s’il était à nouveau dans le labyrinthe. De cette manière, il consolide ses circuits neuronaux pour qu’il puisse sortir plus aisément la prochaine fois que la situation recommence. Sans compter qu’une bonne nuit de sommeil combat le stress, facteur négatif de la mémorisation et de la concentration… Je répète, cela reste à confirmer ! Une autre problématique intervient également: le rêve… Freud a dit qu’il est le chemin royal menant à l’inconscience mais au fond, qui pourrait dire son rôle exact ? Sans oublier les études démontrant que certaines fonctions biologiques jouent un rôle capital durant le sommeil. Dans l’élimination des toxines et, notamment, dans la croissance des enfants et adolescents par la production importante d’hormones de… croissance ! Dormir est important pour tous, spécialement pour les enfants ! Rappelez-vous de votre bambin chéri qui dort, qui dort, qui dort (normalement…).

Pour compliquer le tout, nous avons chacun son propre rythme, selon que nous sommes du matin ou du soir. Nous avons également tous nos « portes du sommeil », ces instants brefs propices à tomber dans les bras de Morphée. Certains navigateurs longue distance ont appris à les repérer pour pouvoir dormir une à trois heures plusieurs fois par jour. Il est inutile d’aller plus loin mais je voudrais souligner que des mécanismes antagonistes cohabitent dans le cerveau: ceux qui nous maintiennent en réveil et ceux qui nous font plonger progressivement dans les quatre premières phases. C’est une balance en interaction permanente: pour dormir, il faut inhiber les mécanismes de réveil et vice-versa…

Au fond, la réflexion de Groucho Marx est à méditer…
« Le meilleur moyen de s’endormir est de s’imaginer qu’il est l’heure de se lever. »

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En savoir plus…
- Réseau Morphée
- Les mécanismes du sommeil

Mercredi 28 novembre 2007

Dans mon post du 1er novembre 2007, j’abordais le sujet de l’influence judaïque dans la bande dessinée, particulièrement aux Etats-Unis durant le 20e siècle. Un sujet intéressant qui a fait l’objet d’une exposition au musée d’art et d’histoire du judaïsme. Nul besoin d’être juif ni même croyant pour l’apprécier pleinement.

Je n’étais pas très satisfait de mon post, le trouvant assez léger et superficiel… Heureusement, d’autres le font bien mieux que moi. Allez faire un tour ici et vous aurez une réflexion complémentaire, plus dense et plus détaillée.

Grazie à cette chère connaissance qui m’a envoyé ce lien !

Mardi 27 novembre 2007

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En surfant sur le Net, je tombe sur un curieux mélange quad (platine, chaussures) et roller (roues) ! Sa description dans les sites roller FR et roller en ligne (= source image) me fait pourlécher les babines. Vivement que je puisse l’essayer ! En attendant, je me contente de les chausser en rêve…

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Lundi 26 novembre 2007

A ma gauche, les oeuvres d’art présentes dans des galeries et qui peuvent s’acquérir en sacrifiant son derrière pour les bourses modestes. A ma droite, la carte postale et l’affiche, imitations des oeuvres d’art et reproduites à l’infini pour le grand public. Au milieu ? Rien…

Si ! Allez faire un tour sur ce site l’affiche moderne qui propose aux internautes d’acheter des photos ou des illustrations. Quelle différence ? Ces images, certaines très belles, sont produites par des artistes avec un tirage limité à 300 exemplaires. Vous voyez le topo ? Des oeuvres d’art qui peuvent s’acquérir comme dans n’importe quelle galerie à cette différence près que les prix sont largement plus abordables. Sans pour autant rejoindre l’autre catégorie du simple poster au tirage illimité. Je trouve le concept intéressant et la démarche intelligente. Comme le prouve cet extrait de la page d’accueil: [...] Pour que jamais plus vous n’ayez à choisir entre un révolutionnaire cubain, deux inconnus qui s’embrassent ou un gros baraqué portant un nouveau-né.

En bonus, un site qui retrace le parcours de Jules Cheret, père de l’affiche moderne.
En voici un exemple:

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(Source image –> X)

Dimanche 25 novembre 2007

Les perles, objets délicats figés pour l’éternité. Comparées aux larmes irisées ou bien à la rosée matinale. Perlant des feuilles, toiles d’araignées ou des prunelles ravageuses. Les métaphores et les images foisonnent sur les perles, sujet de conversation parfois animé, voire passionné. J’ai souvent lu des descriptions élogieuses dans la littérature sans jamais les voir, les toucher et les palper. Comme vous ?

Alors, foncez à l’exposition perlette organisée par le musée d’histoire naturelle (voir ce post) ! Du 25 octobre 2007 au 10 mars 2008, vous aurez enfin l’occasion d’en savoir plus sur leur origine, leur formation, leur culture et leur répartition géographique d’un point de vue scientifique. Sans oublier leur impact social: confection de costumes, objets de luxe, fabrication de boutons en nacre, etc. Je peux dire que je n’en ai jamais vu autant de ma vie et que je ne soupçonnais pas leur diversité ! Aspect, forme, couleur, irisation… Une perle est unique en son genre car, en plus de sa grande rareté, elle est façonné par la vie d’un mollusque interagissant avec son environnement. Or, les mollusques sont les plus diversifiées après les insectes. Ils se retrouvent aussi bien dans les lacs, les rivières ou les mers et aux quatre coins du monde !

Je n’en dis pas plus. Sachez que l’exposition est somptueuse avec ses murs bleus et ses jeux de lumière tamisée. Le choix est offert entre juste s’en mettre plein les yeux devant la belle collection de perles ou connaître plus en détail par des textes concis et clairs. Bonus: les courts métrages sont sous-titrés ! Un fait suffisamment rare pour être mentionné ! La population sourde peut enfin avoir accès à une partie de l’infomation. Je n’ai pu fait le tour complet et j’y retournerais certainement une prochaine fois !

Cliquez sur l’image pour accéder au site

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(Scan du dépliant)

Samedi 24 novembre 2007

Scapel à la main, devant la table où repose la souris morte. Pattes écartées, fourrure blanche et soyeuse. Je glisse la lame sous la peau, de l’anus au cou et je procède à la dissection. Voici le tableau charmant…

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Ensuite, retirer les organes et les étaler à côté du corps. Sans gants et en proie à une odeur forte de… décomposition. Le tout sous l’oeil du professeur de TP (travaux pratiques) en deuxième année de Deug. Il ne reste plus qu’à dessiner un schéma du corps et des organes avant de les nommer et de préciser dans quel appareil ils se rangent: circulatoire (coeur), urinaire (vessie, reins), respiratoire (poumons), etc.

Une ou deux semaines plus tard, les copies corrigées et notées sont distribuées aux étudiants. A cet instant, la prof du TD (travaux dirigés) précise que l’un de nous a mentionné que l’anus fait partie de l’appareil reproducteur… Fous rires dans la salle, les mecs se tapant du coude avec forces oeillades effrontées, les nanas un peu gênées et le visage de la prof virant au cramoisi ! Une drôle de scène où regnait l’humour noir. Que faire ? En rire ou être horrifié ? Les deux je pense…

Je précise que l’image n’a pas pour but de choquer mais de montrer la réalité brute: nous sommes vivants et nous sommes formés d’un ensemble d’organes qui intéragissent entre eux. Nous avons tendance à ne saisir que notre aspect extérieur qui fait notre fierté ou notre honte, notre prétexte de haine ou d’amour alors que tous sont pareils en dedans. Savez vous que la peau est l’organe le plus grand du corps humain et tout aussi complexe ? Bien peu la considèrent sous cet angle…

PS: non, non, ce n’est pas moi l’étudiant anusien et je regrette de ne pas avoir eu cette idée !