Vendredi 31 juillet 2009

Ouééééé, aujourd’hui était mon dernier jour de stage à l’INMED (Institut de neurobiologie de la méditerranée). Je rappelle que mon projet initial consistait à réaliser quatre court-métrages d’une durée comprise entre 5 et 10 minutes sur la vie en laboratoire de recherche à destination du grand public. Finalement, j’aurais fait six films d’une durée moyenne de 3 min. Le site de l’INMED est en cours de remaniement donc ce ne sera pas diffusé dessus avant fin septembre, et encore si il n’y a pas de retard ou je ne sais quoi d’autre. Ce qui n’a pas empêché d’organiser une projection devant le personnel, enfin ceux qui n’étaient pas encore parti en vacances, suivi du traditionnel pot.

Je ne suis pas fâché d’en avoir terminé, c’est du boulot mine de rien que de préparer les contacts avec les futurs « acteurs », d’organiser les journées de tournage puis de passer du temps au montage. Là, je comprends mieux l’effort à fournir pour chaque film réalisé ! En tout cas, ce fut une belle expérience tant sur le niveau humain que matériel (l’institut est un lieu de recherche réellement original).

Pour conclure, voici quelques photos du chemin que je prends et qui complètes celles de mon billet précédent: Fin des études: une nouvelle transition en cours. En fait, il y a deux chemins possibles pour se rendre à Luminy à partir de Aix-en-Provence: passer par Marseille et se farcir les bouchons ou par Cassis puis le col de la Gineste, un endroit magnifique !

Traces de l’incendie (mercredi 22 juillet)
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Malheureusement, ce lieu a connu un terrible incendie qui s’est propagé le mercredi 22 juillet et dévoré environ 1300 hectares de garrigue avant de s’arrêter juste à la lisière de Marseille ! Pas de morts, très peu de blessés et au final plus de frousse que de mal mais quelle catastrophe écologique. La cause en serait l’utilisation non autorisée de balles traçantes au camp militaire de Carpiagne… D’où cette photo qui montre la terre calcinée et susceptible d’être érodée par les pluies torrentielles d’automne… Voir les photos de l’incendie « prises sur le vif ».

Parc technologique et scientifique de Luminy
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Voici le parc où se situe la faculté de sciences et des multiples laboratoires de recherche, dont l’INMED. Par les fenêtres, ce n’est que verdure et soleil, tout en sachant que la mer n’est pas très loin ainsi que les calanques.

Vue sur Marseille et l’île du Frioul
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Le col de la Gineste porte bien son nom, c’est une véritable route de montagne qu’il faut emprunter avec des belles côtes mais au final un superbe panorama sur Marseille. Je ne m’en lasse pas ! Je suis chaque fois étonné du nombre de cyclistes qui prennent ce chemin bien raide sous un soleil de plomb, ah les fadas !

La falaise Cap Canaille
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Il ne reste plus qu’à rentrer, toujours par la Gineste, et admirer cap Canaille, l’une des falaises les plus hautes d’Europe: dans les 400 mètres si je me souviens bien. De quoi battre la Tour Eiffel la roche dans le nez. D’ici là, il ne me reste plus qu’à profiter des vacances avant de chercher du boulot à partir de septembre.

Mercredi 29 juillet 2009

Bien qu’ayant suivi un cursus universitaire tourné vers la science et que je m’intéresse beaucoup à l’actualité scientifique, je pense avoir garder un côté littéraire dont je ne peux et ne veux m’en défaire. Surtout dans un domaine qui m’est cher: la poésie.

A la découverte de ma surdité m’est souvent posée cette question: « entends tu la musique ? ». Oui, mais pas comme toi: je fais la différence entre les sons graves et aigus, je perçois de temps en temps un instrument mais ça reste du bruit agréable (mon préféré: le banjo), parfois désagréable (ah, les sons aigus et perçant de la flûte traversière !). Et l’autre qui me fait une certaine gueule plus ou moins marquée, au regard indéfinissable rempli de sous-entendus dont je n’ose décrire. Alors oui, je n’écoute pas la musique, je n’y pense pas et cela ne me manque nullement.

Pourtant, j’ai de la musique quelque part, celle qui m’est propre et qui vient de la poésie dont je chéris tant. Je suis un amoureux des mots, de la rime et de la rhétorique. Je me lève avec des vers en tête et je me couche en chantant des strophes. Je ne peux pas passer un jour sans que des rimes, des extraits de poèmes viennent rouler dans ma tête, ma gorge ou mes mains. Souvent ma douce me demande: « à quoi penses tu ? ». A rien, ce n’était que ma musique à moi, ma poésie, ma rêverie toujours présente en arrière-plan dans mon esprit.

Beaucoup de mes connaissances disent que j’ai « l’esprit scientifique » et que je suis rempli de rigueur, surtout dans la synthèse d’informations ou l’organisation de mon travail. Je veux bien le croire et j’aime bien passer par le petit a, le petit b, le petit c, en sautant de temps en temps au petit e. Je me méfie de tous les charlatans, des pseudo-scientifiques ou des idées reçues qui prétendent s’affranchir des lois scientifiques.

Alors quoi ? Suis je poète ou suis je scientifique ? Pourquoi choisir et faire une distinction entre le poète, ennemi de la science, et le scientifique trop rigoureux pour laisser place au rêve ? Je suis persuadé qu’il est tout à fait possible de faire coexister le regard du poète et le regard du scientifique, voire même plus: fondamental ! Se limiter à un domaine, aussi spécialisé soit-il, n’est jamais bon. L’esprit humain est particulièrement doué pour prendre de chemins de traverse, puisant ses idées et fertilisant son imagination par des voie incongrus, des associations d’événements chaotiques. Qui n’a jamais eu l’idée du siècle au moment de s’endormir alors que l’esprit est pris dans les brumes du songe ?

Allant plus loin: ne pourrions nous parler de « poésie scientifique » en lisant les poèmes de Baudelaire par exemple ? Tous ces strophes qui obéissent à un ensemble de règles rigoureux pour mieux s’en jouer et s’en affranchir (lire: les différentes sortes de strophe). Et affirmer qu’il existe une « science poétique » ? Celle que s’attache à transmettre tous les passionnés, au delà des équations et des résultats austères des expérimentations. L’alliance de la poésie et de la science pourrait former une formidable passerelle vers le public, qu’il soit connaisseur ou néophyte.

Pourquoi pas ?
C’était ma réflexion de la journée…
Je m’en vais retourner à mes vers et à mes éprouvettes.
Mais avant, quelques poèmes qui abordent la science, pour finir en beauté !

Appareil auditif

Par l’externe fracas battu et martelé
L’air retient en lui-même la qualité du son,
Si bien que l’air voisin, poussé et bousculé,
Comme il advient sur l’eau quand elle est agitée,
Porte en se propageant par cercles successifs
Jusqu’au seuil intérieur ces impalpables ondes.

Là il découvre alors, tendue à cette fin,
De membrane sonore un aride tissu ;
Il s’y brise, et s’affine, et ainsi enfermé,
Tournoyant sur lui-même, il se cache au-dedans,
Erre confusément en ces voies tortueuses,
Jusqu’à ce qu’il parvienne enfin au sens commun,
Dans la région duquel pénétrant jusqu’au centre
Il imprime au dedans le caractère du son 36.

(Source –> La poésie scientifique du Cavalier Marin)

Quarante enfants dans une salle,
Un tableau noir et son triangle.
Un grand cercle hésitant et sourd
Son centre bat comme un tambour.

Des lettres sans mots ni patrie
Dans une attente endolorie.

Le parapet dur d’un trapèze,
Une voix qui s’élève et s’apaise
Et le problème furieux
Se tortille et se mord la queue.

La mâchoire d’un angle s’ouvre.
Est-ce une chienne ?

Est-ce une louve ?
Et tous les chiffres de la terre,
Tous ces insectes qui défont
Et qui refont leur fourmilière
Sous les yeux fixes des garçons.

Jules Supervielle

(Source: –> Poésie et géométrie)

Perpendiculaire

Facile est de dire
Que je tombe à pic.
Mais c’est aussi sur moi
Que l’autre tombe à pic

Eugène Guillevic

(Source: –> Poésie et géométrie)

Lundi 27 juillet 2009

Samedi dernier, je suis allé voir une exposition aux Baux de Provence. Plus précisément dans la cathédrale d’images, une ancienne carrière où sont projetées les oeuvres de Picasso jusqu’au 3 janvier 2010.

Le concept est original: entrer dans une sorte de grotte artificielle aux parois de pierre lisse abruptes et tranchantes. Rien n’est rond, tout est carré et en ligne. Soit un lieu idéal pour la projection d’images accompagnée d’une musique rendu résonnante par l’écho. C’est là que les réalisateurs Gianfranco Iannuzzi et Renato Gatto projettent la production artistique de Picasso. Il ne s’agît pas d’une bête succession d’images mais d’une ré-appropriation qui met en valeurs certains détails, en cache d’autres.

Bien qu’un peu lassant à la longue, il est fascinant de voir ce ballet pictural danser sur les murs de pierre, dans la pénombre et bruits étouffés. Comment ils font pour éviter l’enchevêtrement des images et coordonner toute cette sarabande ? Picasso est vu d’un autre oeil et rien que pour ça, je ne regrette pas d’être venu. Par contre, prévoir une petite laine pour les frileux.

A ceci s’ajoute la visite des Baux de Provence, l’un des plus beaux villages de France avec une grande conservation de son patrimoine venant du Moyen-Âge. Mais c’était assez raide, il faisait un poil trop de chaud, décision fut donc prise de revenir dès septembre, en dehors de la période touristique, loin des flashs et des bermudas derniers cris.

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Jeudi 23 juillet 2009

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Épatante cette photo non ? Je l’avais prise à Marseille en janvier 2009 et je l’ai mise de côté jusqu’à ce que je la retrouve dans mes archives. L’en avait marre de cette pancarte et ni une ni deux, l’arbre la boulotte ! Mais pourquoi ? Par quel mécanisme ? Après moult aventures dans les sables mouvants de la connaissance précaire (oh my god, comment je cause !), voici non une explication toute faite mais une hypothèse, une suggestion.

Avant tout, quelques bases de biologie végétale sont nécessaires. Hep là ! Pas la peine de t’enfuir, ce n’est pas grand chose et je te promets que tu ne prendras pas racine. Alors, comment ça pousse une plante ? Avec des engrais, de l’eau et du soleil ? Oh la belle combinaison que rêvent d’avoir tous les travailleurs aoûtiens et même juilletois. C’est bien mais plus précisément grâce aux méristèmes. C’est quoi ça encore ?

Toutes les plantes peuvent pousser indéfiniment grâce aux méristèmes, soit des zones contenant des cellules embryonnaires indifférenciées et à multiplication rapide. Autrement dit, ce sont des cellules souches capables de se différencier pour former des tissus plus ou moins spécialisés. Il existe deux types de méristèmes:

Les méristèmes primaires

localisés à l’extrémité des tiges et des racines. Ils permettent la croissance en longueur de la plante. Pour ceux qui aiment la précision, jetez un oeil sur le schéma et sachez que « les méristèmes primaires sont situés à l’apex des racines et dans les bourgeons apicaux à l’extrémité des tiges et des rameaux (méristèmes apicaux), dans les bourgeons axillaires à l’aisselle des feuilles (méristèmes axillaires), et dans les entrenoeuds (méristèmes intercalaires). »

Localisation des méristèmes primaires à l’échelle d’un plant de haricot
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(Source image –> X)

Les méristèmes secondaires

localisés, sous forme de manchon circulaire, sur la longueur des tiges et des racines. Ils permettent la croissance en épaisseur de la plante.

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(Source image –> X)

Pour simplifier, disons que le cambium correspond au méristème secondaire qui produit le bois vers l’intérieur et le liber vers l’extérieur. Le bois est composé de deux parties: le bois vivant (aubier) et le bois mort (duramen). Chaque année, une nouvelle couche de bois d’aubier se forme, d’où la présence des cernes de bois qui permettent d’évaluer l’âge d’un arbre.

Qu’ils soient primaires ou secondaires, les méristèmes sont régies par une sarabande de signaux moléculaires afin d’assurer une régulation fine et d’éviter une profusion anarchique de cellules végétales. Or, le fait d’ajouter une pancarte autour de l’arbre, ou de tout corps étranger, induit un stress mécanique qui perturbe la danse moléculaire. D’où une production plus importante et plus ou moins ordonnées de cellules dans les méristèmes secondaires. L’arbre commence alors à assimiler cette présence gênante, faute de pouvoir s’en débarrasser. C’est du moins mon hypothèse qui suppose qu’il n’y a pas d’incidence sur les méristèmes primaires… Et que devient l’objet à l’intérieur de l’arbre ? Rien, il est là, savourant la venue de l’instant où il surprendra le bûcheron… Comme cette protubérance, peut être ? Ah, le fieffé coquin !

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Pour finir, quelques photos d’autres gloutons rencontrés lors d’une promenade à Barjols, charmant village du Var. Il semblerait que seuls les platanes soient doués d’un tel appétit. Quid des autres espèces ?

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En savoir plus…
- Structures internes de la tige : les tissus végétaux
- Structure et croissance de la racine

Lundi 20 juillet 2009

Suite à mon billet sur la crème de marron et sa boite, il me fut demandé d’en faire un autre sur… le nutella. Enfer et damnation ! Moi qui déteste le nutella au point de participer à un affrontement sanglant entre les partisans de la crème de marron et ceux du nutella. Au final, chacun est resté sur ses positions, fier et intrépide.

Alors, comment aurais je pu décrire les soi-disant délice du nutella, son pseudo-charme qui fond sur la langue et embrume l’esprit dans une douce volupté ? C’est là que La Gotton entre en scène avec son dessin, comment dire ? Oh, rien de bien grave, juste un zeste d’érotisme, une pourlèche sarcastique de pin-up et une joie contenue. Tiens ? On dirait les mêmes sensations que je ressens avec la crème de marrons… Non, non, mille fois non, je ne mangerais du nutella, fusse-t-il la pin-up en être enduite des pieds jusqu’au nez…

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Vendredi 17 juillet 2009

J’avais abordé la notion de l’alicament dans mon billet, intitulé : Aliment et santé (alisanté ?). Tout est dit dedans et je ne reviendrais pas dessus, me contentant de donner un exemple concret: l’étiquette concoctée par Nesquik.

Tous les matins, que je sois petit ou grand, je bois un grand bol de chocolat au lait. L’une de mes marques préférées est Nesquik avec son lapin aux grandes oreilles qu’il peut entremêler. Je le bois non parce que c’est une grande marque mais parce que j’y suis habitué bien que je prends sans peine d’autres marques comme Banania, Poulain… La première gorgée du matin compte beaucoup pour moi. Elle doit être fraîche, c’est souvent un verre de jus de fruit suivi d’une bolée de chocolat au lait. C’est tout simple mais j’y prends un énorme plaisir et la journée peut enfin commencer.

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Néanmoins ce plaisir est gâché par l’étiquette de Nesquik où je lis des références scientifiques à première vue: , vitamines pour l’énergie, calcium pour les os, fer, phosphore pour la membrane cellulaire, fer pour l’oxygène… Le tout est regroupé sous le terme de « Vitalité physique & intellectuelle ». Le biologiste que je suis ne peut s’empêcher de rigoler devant les raccourcis utilisés: ah, le fer me rendra plus intelligent ! Le magnésium va me doper en athlète de haut niveau, le calcium me rendra incassable, sans compter les glucides qui me mettront à égalité de Einstein. Certes, je caricature à l’extrême mais nous ne sommes pas si loin des recommandations de nos aïeux: « mange le poisson, ça te rendra plus intelligent ».

Alors oui, les fonctions décrites sont justes mais mettre de « la membrane cellulaire » juste pour de la poudre de chocolat (pour ne pas dire la poudre de perlimpinpin) n’a aucun sens à mon goût et surtout induit des raccourcis inutiles, voire néfastes. Après tout, il suffit de prendre sa bouffe comme d’une pilule et zoup là plus de problèmes de santé. Malheureux ! L’ingestion d’aliments, liquides ou solides, est un processus très complexe avec des nombreuses étapes de transformation (lire: Caca, y’a-t-il une vie avant ?) et nous oublions toujours les interactions possibles entre les différents aliments cuisinés d’une certaine manière.

Tout ceci ne fait que renforcer l’aspect médical de notre bouffe. Nous mangeons pour notre santé et non pour notre plaisir individuel et collectif. La « malbouffe » ne se situe pas seulement du coté des fastfood comme McDonald’s… Du moment que nous en avons conscience, je pourrais continuer à savourer mon chocolat au lait, surtout la première gorgée… Un des plaisirs qui font mon petit bonheur sans prétention et chaque jour renouvelé.

Mardi 14 juillet 2009

Le cycle de Tschaï de jack Vance est un grand classique du panthéon de la SF. Un cousin me l’avait offert quand j’étais venu chez lui et je l’ai ainsi découvert quand j’avais 16 ans par là. Seul me restait le souvenir d’une plaisante lecture. Des années plus tard, je reprends la lecture et voici mes (modestes ?) impressions.

Le cycle narre les péripéties de Adam Reith, un terrien explorateur qui se crashe dans une planète inconnue qui aurait envoyé des signaux à la Terre. Le vaisseau-mère a été touché par une torpille venue d’une région inconnue de Tschaï. Le début ne se fait pas en dentelles, on entre dans le vif du sujet et depuis Adam Reith n’aura de cesse que de vouloir trouver un autre vaisseau spatial pour rentrer dans sa planète natale. Au cours de ses aventures, il rencontrera quatre races extraterrestres qui se cohabitent plus ou moins et, pour chacune des races, des hominidés apparentés. Comment ces hommes se retrouvent sur Tschaï dont le passé remonte à des millions d’années contre quelques milliers pour la Terre ?

Oui, ce fut une plaisante lecture et même plus avec de l’héroïsme, de la fantasy, une quête à trouver. Le héros doit être plus malin, plus fort et plus coriace que les autres. Il ne doit pas, il l’est tout naturellement. jack Vance ne se casse pas la tête sur la psychologie des personnages, préférant mettre son talent à une description baroque des coutumes de Tschaï, des hommes et des extraterrestres. D’ailleurs, le cycle se lit en quatre tomes, un pour chaque race. Bien qu’ayant passé un bon moment, je regrette juste la dominance du point de vue terrien forcément meilleur que celui de Tschaï. Une certaine influence du colonialisme ou vais je trop loin ?

Un petit conseil pour les amateurs de SF: essayez de dénicher les éditions des années 70 car je trouve les couvertures plus insolites et plus jolies que les éditions actuelles. Il suffit de dénicher un bouquiniste spécialisé dans cette branche et c’est souvent moins cher !

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(Scan couvertures)

Plus de détails…
- Bibliographie complète de Jack vance
- La prise électrique – critique
- Rats de bibio – critiques