Bien que je n’ai pas vu le film, le battage médiatique autour de H2G2 m’a donné envie de lire la trilogie en cinq volume de Douglas Adams. Envie sans cesse reporté aux lendemains qui chantent, c’est chose faite cette semaine ! Cet ouvrage, paraît-il, est un classique de la SF, un chef-d’œuvre d’absurdité et de non-sens, la bible des anglo-saxons.

La lecture est agréable, l’absurde règne en maître absolu dans l’Univers déjanté. Nous le découvrons au fur et à mesure des pérégrinations d’un Terrien moyen: Arthur Dent qui a vu sa planète détruite pour laisser passage à la plus grande autoroute du bras occidental de la Galaxie. Cependant, j’avoue que je n’ai pas vraiment réussi à entrer dans l’histoire, souriant à quelques passages mais pas de rire franc. Dommage car les bonnes idées fourmillent et ils mettent à bas la Raison et la Logique. Peut être que cela vient de moi, peut être que l’humour britannique se révèle davantage dans la langue d’origine ? Mes tomes préférés sont : le premier et le quatrième, j’ai survolé les autres.

Et vous ?

Plus de détails…
- Site du voyageur intergalactique
- Site de Douglas Adams (en anglais)

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(Scan couvertures)

I) Le Guide du voyageur intergalactique

Dans nombre des civilisations les plus décontractées sur la marge orientale de la galaxie, « Le Guide du voyageur galactique » a déjà supplanté la très imposante « Encyclopaedia galactica » comme dépositaire de toutes les sagesses et connaissances. Car, bien qu’il contienne de nombreuses omissions, plusieurs apocryphes et même des affirmations particulièrement fausses, il l’emporte sur son concurrent plus ancien et plus pédant sur deux points importants. D’abord, il est légèrement moins cher. Ensuite, la mention PAS DE PANIQUE est inscrite en larges lettres amicales sur sa couverture.

II) Le Dernier Restaurant avant la Fin du Monde

D’après une théorie, le jour où quelqu’un découvrira exactement à quoi sert l’Univers et pourquoi il est là, ledit Univers disparaîtra sur-le-champ pour se voir remplacé par quelque chose de considérablement plus inexplicable et bizarre. Selon une autre théorie, la chose se serait en fait déjà produite.

III) La Vie, l’Univers et le Reste

Depuis ses origines, la Galaxie a vu de vastes civilisations grandir et s’écrouler, grandir et s’écrouler, grandir et s’écrouler, et cela si souvent qu’il serait fort tentant de penser que la vie dans la Galaxie doit être:
a) quelque chose d’analogue au mal de mer, mal de l’espace, mal du temps, mal de civilisation ou autre ;
et
b) stupide.

IV) Salut, et encore merci pour le poisson

Elle [l'Asile] ressemblait à ça : à une chaussette retournée. Retournée au sens propre, au point qu’ils avaient dû se garer sur la moquette. Tout au long de ce qu’on aurait normalement appelé le mur extérieur, qui était décoré avec goût d’un joli papier rose, on trouvait des rayonnages, une paire de ces drôles de tables sur trépied munies d’un plateau semi-circulaire dont la disposition suggère que l’on vient de lâcher le mur dessus pour les cisailler par le travers, et les gravure manifestement destinée à apaiser l’esprit. Là où ça devenait franchement bizarre, c’était le toit. Il se repliait en effet sur lui même comme si Maurits C. Escher, eut-il été enclin aux soirées arrosées, ce qui n’est pas le rôle de ce récit de suggérer, quoi que, parfois, en regardant ses gravures, en particulier celles avec ses drôles d’escaliers dans tous les sens, on puisse se poser la question comme si Escher, donc de retour d’une de ces soirées en avait été l’auteur, car les petits lustres qui auraient normalement dû pendre à l’intérieur se dressaient joyeusement dehors, pointés à la verticale.
[...]
Wonko le Sain éclata de rire. C’était un rire léger, détendu, comme s’il l’avait longtemps pratiqué et s’en estimait parfaitement satisfait. « Ah oui, c’est en rapport avec le jour où j’ai enfin compris que le monde était devenu complètement fou et que j’ai bâti l’Asile pour l’abriter, pauvre petite chose, en espérant qu’il finira par se rétablir. » C’est à cet instant qu’Arthur commença
de nouveau à se sentir un rien nerveux. « Ici, expliqua Wonko le Sain, nous sommes à l’intérieur de l’Asile.  » De la main, il engloba les briques nues, les joints et les goutières. « Franchissez cette porte (…), et vous pénétrez dans l’Asile.

V) Globalement inoffensive

Tout ce qui doit arriver, arrivera.
Tout ce qui, en arrivant, entraîne l’arrivée d’autre chose, provoquera l’arrivée d’autre chose.
Tout ce qui, en arrivant, entraîne que ça arrive de nouveau, arrivera de nouveau.
Enfin, pas nécessairement dans l’ordre chronologique.

Vendredi 21 novembre 2008
Mosaïques : CultureLectures
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