Mercredi 30 avril 2008
Faîtes moi signe si vous présentez l’une des particularités suivantes:
- sentir les sons
- goûter le toucher
- voir des couleurs en écoutant de la musique
- voir des formes ou des couleurs à la sensation d’une émotion
- etc.
Si oui, alors vous êtes un synesthète ! Une personne ayant, aussi étrange que cela puisse paraître, la capacité d’associer au moins deux sens. Les manifestations de la synesthésie (du grec syn, ensemble et aesthesis, sensation) sont réelles et ne résultent pas d’une hallucination ou d’une imagination vive. Elles apparaissent de façon automatique, elles sont variables selon les synesthètes et surtout elles sont stables dans le temps.
Selon les cas, nous distinguons la:
- Synesthésie bimodale: croisement de deux sens.
Sur les cinq sens (visuel, auditif, tactile, gustatif et olfactif), il y a, au minimum, dix paires de sens possibles. Normalement les perceptions sont unidirectionnelles, c’est-à-dire que la musique peut évoquer des couleurs, mais les couleurs n’évoquent pas de sensation auditive. De plus, il existe, à ces combinaisons de base, des associations plus étonnantes impliquant par exemple la température, la douleur etc.- Synesthésie multimodale: croisement de 3 ou plusieurs sens.
Par exemple: la musique évoque des couleurs et des formes. Ici, les perceptions sont bidirectionnelles: la musique évoque des couleurs et les couleurs évoquent de la musique. Ces types de synesthésie sont beaucoup plus rares.- Synesthésie catégorielle ou cognitive: association du sens secondaire.
Le plus souvent la couleur ou la forme est associée avec un système de catégorisation culturelle (nombre, unités de temps. noms, etc). L’alphabet coloré est la forme de synesthésie la plus fréquente.
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Quelle en est la cause ? Sur ce point, je ne peux être précis car elle reste assez méconnue. La théorie la plus en vigueur vient du domaine des neurosciences. Pour simplifier, le cerveau est organisé en aires plus ou moins spécialisées, aux frontières plus ou moins délimitées. Il existe l’aire auditive, l’aire visuelle… qui sont cantonnées dans leur domaine. Il peut arriver que le processus de spécialisation établisse des connexions entre différentes zones. Du coup, la stimulation d’une aire va également activer une autre zone: il y a association de deux sens ou plus. Si la synesthésie fut révélée dès la fin du 19e siècle par les études de Galton, elle ne fut jamais considérée que par l’angle de la curiosité ponctuelle. Cependant, des chercheurs se sont remis à l’étudier dont Ramachandran (auteur du livre Le fantôme intérieur) et Hubbard (lire son article, lien ci-dessous).
Vivement que des réels progrès aient lieu pour en savoir plus sur ce passionnant phénomène ! Passionnant car la synesthésie est tout sauf une maladie. L’association des sens rend au contraire une vie plus vivante et plus gaie selon les témoignages. Passionnant car mieux connaître ses causes permettrait également de mieux comprendre les mécanismes du cerveau, notamment pendant la période où il construit petit à petit ses connexions. Peut être que les enfants présentent des cas de synesthésie avant de la perdre plus tard ? Autant de questions qui restent en suspense…
PS: en me renseignant sur ce sujet, je tombe souvent sur des citations de célébrités qui seraient synesthètes. « Seraient » car certains comme Baudelaire et Rimbaud se révèlent plus de l’idée reçue. Cette confusion viendrait sans doute de leur écrit comme Correspondances pour le premier et Voyelles pour le second, poèmes qui font partie de la synesthésie rhétorique.
Plus de détails…
- Synesthésie – université de Genève
- L’étrange monde de la synesthésie par Edward M. Hubbard – Inserm, service Hospitalier Frédéric Joliot
- Résumé par Jean-Michel Hupé – Centre de Recherche Cerveau et Cognition
- Présentation – psychoweb
- Goûter une odeur, voir un son – fichier pdf tiré de Sciences & Vie Junior, Hors Série (n°62, octobre 2005)
Mardi 29 avril 2008
Le week end dernier, profitant du superbe temps, je retourne dans le 20e avec le désir ardent d’arpenter les rues et finir ce secteur. Dans quel but ? L’art urbain encore et toujours ! Traquer toutes les manifestations d’art sur les murs de la Ville, les prendre en photo et enfin s’émouvoir devant ces détails qui égaient l’espace urbain, souvent gris et morne. C’est dans cet état d’esprit que je remontais la rue des Pyrénées quand soudain ! Je vis le motif presque inachevé: une girafe entourées de fleurs et de couleurs vives. Devant cette girafe, cinq personnages insolites: Mosko et associés ! L’heureux hasard voulu que je les visse en chair et en os, m’octroyant alors la possibilité de « mettre un visage sur les noms ». Après une courte discussion, je repartis de plus belle, le moral au beau fixe et les jambes frétillantes !
Gérard Laux, Mosko dans l’âme !

Lundi 28 avril 2008
Savez vous que la vitesse de la lumière dans le vide est une vitesse ultime ? Rien ne peut aller plus vite que la lumière, tel est le postulat (*) établi par Einstein dans la théorie de la relativité restreinte. De même, il est quasiment impossible d’atteindre cette vitesse limite, du moins pour les objets ayant une masse. En effet, plus la masse est grande, plus il faut fournir de l’énergie pour le mettre en mouvement. Plus l’objet va vite, plus sa masse croit et plus il faut fournir de l’énergie. Un cercle vicieux qui a pour conséquence que la masse est « infinie » au moment d’atteindre la vitesse de la lumière… Seuls les particules ayant une masse nulle peuvent atteindre cette vitesse comme les photons qui sont les particules élémentaires de la lumière.
Une autre propriété curieuse apparait également: la vitesse de la lumière est la même pour tous. Pour un flic situé au bord de l’autoroute, je roule à 120 km/h. Par contre, la voiture, qui roule devant moi à 150 km/h, va en fait à 50 km/h par rapport à moi. Tout dépend du référentiel, c’est à dire du point de référence. Or, la lampe allumée dans cette voiture va a la même vitesse pour moi qui roule à 120 km/h que pour le flic chargé de vérifier les excès de vitesse. Une situation paradoxale qui dépasse notre imagination…
Pour résumer, la vitesse de la lumière est infranchissable et elle est identique partout: ce sont des notions absolus. Ce qui nous conduit à la définition de l’année lumière.
- L’année-lumière: est une unité utilisée en astronomie. Elle correspond à la distance parcourue par la lumière dans le vide en une année, soit environ 9 461 milliards de km.
Notre esprit peine à aborder ce chiffre faramineux. D’où cette petite liste de la durée d’un voyage dans l’espace, sachant que la lumière file à environ 300 000 km/s.
- Lune –> 1,28 secondes
- Soleil –> 8 minutes environ
- Pluton –> 5h en moyenne
- Etoiles proches –> 10 années dont 4 pour la plus proche (Proxima Centauri)
- Galaxie –> 100 000 années pour parcourir son diamètre.
Ce qui m’amène à des réflexions qui vont davantage dans le domaine de l’extrapolation et de l’imaginaire. Nous sommes chaque fois étonné de ne déceler aucune trace de vie en dehors de notre planète Terre. Plusieurs scénarios sont possibles.
1) Nous sommes bel et bien les seuls formes de vie présentes dans tout l’univers. Je n’y crois pas car l’univers est si grand qu’il est probable qu’il existe d’autres intelligences.
2) Les autres intelligences ne sont pas forcément constitués des mêmes éléments de vie que les nôtres. Dans ce cas, comment les déceler ? Une question qui fait écho à mon article Es tu vivant ?. De même, nous sommes à la recherche d’une émission radio sans les trouver. Peut être parce que ces émissions mettent tellement de temps à nous atteindre que la probabilité est faible ? Ou tout simplement que ces intelligences utilisent d’autres émissions. Comment savoir leur esprit, leur mentalité ?
3) L’extra-terrestre est un thème populaire qui a fait ses preuves dans le domaine de la science-fiction: du méchant qui nous envahit pour nous dominer au gentil qui nous apporte le savoir. Dans la majorité des histoires, c’est l’extra-terrestre qui vient à nous. D’autres séries mettent en jeu la colonisation de la galaxie par les humains. A condition que tous sachent voyager dans l’espace et c’est bien là que me viennent mes réflexions, un rien terrifiantes…

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Les distances à franchir dans l’univers sont si immenses que, même en voyageant à la vitesse de la lumière, il faudrait des milliers d’années avant d’atteindre une étoile, un autre système solaire, une planète exotique. Pour contourner cet épineuse situation, les livres font souvent mention de l’espace Z, espace zéro ou je ne sais quoi. Une zone qui existe en dehors de l’espace-temps où ne sont pas appliqués les lois de la physique classique. Si cet espace existe réellement, tant mieux pour nous. Ce n’est plus qu’une question de temps. Par contre, si rien, vraiment rien, ne permet de dépasser la vitesse de la lumière, nous sommes alors dans la merde. D’une part, parce que des intelligences supérieures peuvent très bien se développer, voyager dans l’espace au sein des limites du système solaire et ne jamais se côtoyer du fait des distances inimaginables à franchir. D’autre part, cela voudrait dire que la Terre sera notre foyer à jamais. La seule zone vivable pour nous et dans laquelle nous saccageons en permanence au point de mettre en péril la race humaine (je m’inquiète moins pour la Vie qui a fait preuve de sa faculté d’adaptation extraordinaire).
Je m’étonne que cette réflexion ne soit jamais présente dans les ouvrages de SF. Du moins à ma connaissance. Une nouvelle voie à creuser ? En attendant, l’été arrive avec le soleil qui nos réchauffe. Sachons profiter de cette lumière qui arrive rapidement sur la Terre en 8 minutes !
(*) Connaissez vous la différence entre un postulat et un axiome ?
- Le postulat (du latin postulare, demander): est une proposition indémontrable que l’on demande au lecteur d’accepter. Le postulat n’est pas forcément « évident », contrairement à l’axiome.
- L’axiome (du grec axioma, j’estime, je crois vrai): est une vérité admise sans démonstration sur laquelle se fonde les théories mathématiques.
Plus de détails…
- La vitesse de la lumière
- Pourquoi ne peut-on pas aller plus vite que la lumière ?
- Comment calculer la vitesse de la lumière ?
Dimanche 27 avril 2008
Il ne passe pas un mois sans que je ne lise des articles ou des brèves sur le cancer et son rapport avec la nourriture. Au point que j’en suis agacé. Voire inquiet sur la notion même de la nourriture car elle subit une évolution importante dans notre société médicalisée parfois à l’extrême. Dans la profusion des résultats, dans les recommandations des experts qui se contredisent, il est difficile de s’y retrouver sans perdre son chat. Pour cette raison, je salue le dossier « Aliments et cancer » du magazine Sciences et Avenir (n°734, avril 2008). Il fait le point sur les travaux d’un groupe d’expert internationaux qui a examiné les liens entre alimentation et cancer à partir de 7000 études. Il en ressort, sans entrer dans les détails, qu’il existe bel et bien une influence de l’alimentation sur l’évolution des différents types de tumeurs. Il confirme l’importance d’une alimentation équilibrée et de la pratique d’un exercice régulier, même modéré.
Précisons que les cancers ne proviennent pas d’aliments cancérigènes car ces derniers n’existent pas. ils sont le résultat d’un excès: là est toute la nuance. Nous ne parlons que des probabilités sur l’effet d’un aliment et non de certitudes. Malgré cela, ces probabilités ne doivent pas être négligées. Certains vont beaucoup plus loin en traquant les aliments qui agissent contre le cancer. Telle est la démarche du Dr Béliveau: avec son équipe à Montréal, il traque les substances phytochimiques anticancer dans nos assiettes afin d’établir une carte alimentaire préventive. Légumes, fruits, viande… son broyés pour en extraire les molécules essentielles qui pourraient agir sur le cancer. Des tests sur des cellules tumorales en culture sont effectués ensuite.
Les origines d’un cancer sont multiples: il existe une part génétique mais aussi une part de l’influence de l’environnement dont l’alimentation. De ce constat découle l’importance de notre mode de vie. Changer notre manière de vivre reviendrait à améliorer notre santé. Ce qui n’est pas faux si l’on regarde les effets du tabac et de l’alcool, pour ne citer que les plus célèbres. Ou bien si l’on observe l’augmentation du taux d’obésité dans la population française à cause de notre sédentarisation (peu de marche à pied, se vautrer devant la télé…), de la « malbouffe » (fast foods, surgelés, grignotages, peu de légumes…). D’où les nombreuses campagnes de sensibilisation sur ces thèmes dans la logique de la prévention.
Tout cela est très bien et je ne peux qu’encourager toutes les recherches sur le cancer, sur l’influence de l’alimentation et sur l’analyse de notre mode de vie. Je n’en reste pas moins inquiet car je remarque une évolution de notre perception sur la nourriture. Maintenant, nous mangeons parce que c’est bon pour la santé. Nous mangeons équilibré dans l’espoir de ne pas avoir de cancer dans les années à venir. Nous mangeons moins pour éviter de grossir. Il faut manger des fruits et des légumes pour ne pas avoir de problème. Une disposition d’esprit propice aux dérives inquiétantes: la nourriture devient un médicament qu’il faut prendre tous les jours sous peine d’avoir des soucis de santé ! Je vais trop loin ? Pourtant les entreprises vendent déjà depuis des années des produits qui vous promettent moults merveilles ! Pauvres consommateurs aveugles devant l’évidence ! Malheureux consommateurs sans conscience propre et contraints de vider leur portefeuille pour booster le pouvoir d’achat ! Pensez aux céréales du matin qui vous garantissent un déjeuner équilibré avec plein de vitamines à gogo. Je vous ai concocté une petite sélection des arguments marketing qui reviennent le plus souvent.
YOPLAIT RENFORCE est un yaourt à boire qui se propose de « renforcer nos défenses naturelles ». En plus de ferments lactiques classiques du yaourt, il contient une « bonne » bactérie : le Bifidobacterium Lactis dont les bénéfices semblent attestés par de nombreuses études. L’association des trois ferments permettrait de développer une flore intestinale optimale, ce qui aide à lutter contre les bactéries pathogènes et stimulerait le système immunitaire.
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TAILLEFINE est source de calcium, il cible les femmes dans le but d’entretenir leur capital osseux sans nuire à leur capital minceur.
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ST HUBERT spécialités laitières contient des acides gras essentiels qui sont bien connus pour leurs vertus pour le cœur, et agiraient également sur l’équilibre émotionnel. Or l’huile de colza, avec celle de soja et celle de noix, est l’une des plus riches en Oméga 3.
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Tous ces produits sont désignés par un même terme: l’alicament (contraction de « aliment » et « médicament »). Alicament, aliment fonctionnel, aliment de santé… Tous ne reposent pas sur des études scientifiques fiables même s’il est mentionné sur les étiquettes. Aucune preuve véritable ne peut être fournie. Oui, je suis inquiet devant cette dérive qui nous fait perdre la notion même de la nutrition. Savez vous ce que c’est ? Du point de vue biologique, la nutrition désigne le processus qui permet aux aliments d’êtres absorbés puis assimilés afin d’assurer la survie d’un organisme vivant. Autrement dit, la nutrition est la fonction de digestion et d’assimilation des aliments et elle met en jeu tous les organes nécessaires (dents, salive, estomac, intestin grêle…). Surtout, nous oublions un paramètre Ô combien primordiale ! Le plaisir de manger. Je ne vois, dans aucune des recommandations, ce plaisir inoubliable qui réveille et excite nos papilles gustatives. Manger est avant tout un acte social. Manger est le fruit d’une évolution culturelle spécifique à chaque civilisation. Oublier cette évidence est grave car nous ne concentrons plus que sur les aliments, les molécules au détriment de l’individu et, plus généralement, de la collectivité. Nous mangeons différemment selon notre culture, notre niveau social et, enfin, de nos goûts personnels.
Je vous le dis et redis, je suis inquiet devant la perte du plaisir de manger. Oui, je suis entièrement d’accord sur les campagnes de sensibilisation d’une alimentation équilibrée à condition que le plaisir soit intégré. Sans plaisir, pas de motivation, juste la contrainte et la culpabilité. Faites également attention aux charlatans et aux profiteurs de tous poils qui vous sacrifient sur l’autel de l’argent et du business. De consommateurs, devenez dégustateurs !
Plus de détails…
Sur l’alimentation et le cancer
- Alimentation et cancer (2006) (fichier pdf provenant de cette source, Ligue contre le cancer)
- Alimentation: se régaler, se guérir ou s’empoisonner?
Sur les alicaments
- Alicament: definition
- Qu’est-ce qu’un aliment fonctionnel ?
- Alicament: vrai coup marketing ou réelle efficacité ?
- Alicament: attrape-nigauds
Sur Dr Béliveau
- Article de Sciences et Avenir sur Dr Béliveau
- Livre de Dr Béliveau: « Les aliments contre le cancer »
Samedi 26 avril 2008
Ouf ! Hier était la fin de la semaine de stage IELSF (Initiation d’enseignement de la langue des signes française) , niveau 4 suivi à IVT. Deux semaines d’affilé, ça fait beaucoup: tant par le rythme que par les connaissances à acquérir… La semaine dernière, j’avais abordé l’histoire de la communauté sourde au fil des siècles et les bases de la linguistique. Ces bases ont été approfondies au niveau 4.
Le prof nous a expliqué l’existence d’une « langue artificielle ». Prenons une histoire qui est composé de 4 signes qui se suivent. Chaque signe est remplacé par une lettre, soit A, B, C et D. Il fallait établir une liste qui récapitulait toutes les combinaisons possibles entre les lettres: ABCD, ACDB, CBAD, etc. Soit 24 combinaisons possibles. Pour chaque combinaison, on racontait de nouveau l’histoire: l’ordre des signes suivant l’ordre des lettres afin de juger du résultat: l’histoire est-elle compréhensible ou non ? La deuxième étape était d’établir une liaison entre des paires de lettre (AB, CB, DC…) et les combinaisons qui ont eu la mention « oui » afin de mieux ressortir les paires qui fonctionnaient le mieux. Ce sont les paires minimales. C’est à dire qu’elles revenaient le plus souvent car elles possèdent beaucoup de force narratif lorsqu’elles sont ensembles. Si elles sont séparées, l’histoire devient bancale. Par exemple, le signe « regarder » (A) et « télévision » (B) vont bien ensemble, qu’ils soient inversés (BA) ou non (AB). Contrairement aux signes « télévision’ (B) et « marrant » (C) qui paraissent plus étranges ensemble. Bien sûr tout dépend du contexte mais cet excercice permet de révéler l’importance des paires minimales. De même, le prof nous a expliqué l’importance du rythme dans l’histoire qui dépend de la position des mains dans l’espace et de l’utilisation de signes nécessitant une ou deux mains… Je sens que ce n’est pas très clair mais il est difficile d’expliqer avec des mots seulement…
Ensuite, nous avons travaillé sur les objets, les personnes, les animaux et les véhicules. Il faut distinguer d’une part, la description de la forme et de la taille et, d’autre part, le classificateur qui intègre le mouvement. Exemple: une bouteille peut avoir des formes variées: plate, ronde, carrée, longue, courte(description). Vient ensuite le verbe « poser » ou « prendre ». En fonction de la forme de la bouteille, nous ne signerons pas de la même manière le fait de poser ou prendre l’objet (classificateur). Même chose pour l’animal, la personne et le véhicule. C’est là que se fait ressentir toute la différence entre le français et la LSF. En français, un verbe est applicable pour de nombreuses situations, contrairement à la LSF ou un verbe peut nécessiter des signes différents selon la situation.
La semaine s’est terminé par la place du signeur dans le discours. Lorsqu’il raconte une histoire, le locuteur peut être impliqué (joue le personnage), non impliqué (ne joue pas le personnage, narrateur neutre) ou mixte (à la fois impliqué et non impliqué). C’est rigolo de voir que tout le monde maîtrise ces trois modes sans s’en apercevoir. Le prof nous a demandé de regarder une vidéo d’une personne racontant une histoire puis d’analyser la structure narrative. C’est édifiant de voir comment le locuteur interprète plusieurs rôles (locuteur impliqué) ou explique la situation, le décor (locuteur non impliqué)…
Comme toujours,une semaine riche en enseignement mais cette fois ci, je dirais, ouf ! Un peu de repos, un peu de sommeil avant d’aller doucement vers le niveau 5 qui aura lieu en mai.
En savoir plus sur la formation IELSF
- niveau (1)
- niveau (2)
- niveau (3)
- niveau (5)
- niveau (6)
- niveau (7)
- niveau (8)
- niveau (9)
- niveau (10)
- Epilogue
Vendredi 25 avril 2008
Oyez, oyez !
C’est un homme qui parle aux femmes du monde entier.
C’est un homme qui déroule le drapeau de la féminité.
C’est un homme qui vous garantie une vie meilleure.
Oyez, oyez !
Je veux vous parler de la coupe menstruelle ! Ce bestiau au nom barbare désigne une coupelle (en caoutchouc ou en silicone) destinée à recueillir les règles des femmes. Il suffit de l’introduire dans le vagin puis la retirer au bout de quelques heures pour la vider. C’est comme un tampon ou une serviette hygiénique mais en beaucoup mieux. Pourquoi ? Parce qu’elle est plus pratique, plus confortable, plus écologique et moins cher à long terme. Tels sont les arguments en commun que je trouve sur le Net. Plutôt que répéter bêtement toutes les explications comme un mouton, j’ai choisi de rassembler les sites les plus intéressants dont la liste est disponible ci-dessous.
Attention ! La coupe menstruelle ne constitue pas un mode de contraception et donc elle ne remplace ni la pilule ni le stérilet, ni le préservatif…
Signalons aussi que cette façon de recueillir les règles peut désorienter les femmes au début puisqu’elles sont confrontées à du sang liquide et des sécrétions vaginales non séchés. Je les ai vu de mes propres yeux: il n’y a rien de sale, juste une autre perception du corps féminin. Ah oui ! La coupe menstruelle convient également aux vierges qu’aux femmes n’ayant pas eu d’enfants. Méfiance donc envers ceux ou celles qui vous prédisent le contraire… Je m’amuse en constatant peu de différence entre les marques: à vous de choisir ce qui vous convient le mieux. Par contre, je suis agacé par le fait qu’il soit difficile de ce procurer une coupe menstruelle en France. Il faut faire le tour du Net pour dénicher les boutiques quoiqu’il est possible d’acheter par correspondance mais gare aux frais de transports… Pour finir, la coupelle n’est pas récente: elle existe depuis 1930 déjà !
Qu’attendez vous pour faire le premier pas ? Foncez, foncez !
Ecoutez les conseils d’un sage parmi les sages (si, si)…

En savoir plus…
L’incoutournable et excellent
- Guide pratique des coupes menstruelles (= source image)
Les avis des particuliers
- Ekolo[geek]
- Kalawangue
- Des vies autour du monde
Les différentes marques
- Divacup
- Keeper
- Lunacup
- Lunette
- Mooncup
Jeudi 24 avril 2008
Rappelons que le premier tour de l’élection présidentielle a eu lieu le 22 avril 2007 et le deuxième tour le 6 mai 2007. Actuellement, les journaux se font les gorges chaudes sur le bilan annuel du mandat de Sarkozy. Plutôt que participer aux cris des hypocrites qui gueulent « Haro ! » sur tout ce qui bouge, prenons le temps de revenir en arrière. Oui, mes chers internautes, revenons au point de départ: l’élection présidentielle… Si le film, « La cane et le loup » provient de dailymotion, la source première est par ici.
Edifiant non ? A chacun d’interpréter ce court métrage que je trouve excellent par son côté pertinent et son humour caustique. Le film fait référence aux fables de Jean de la Fontaine (les 12 livres de fables) avec leur chute moralisatrice et à la Ferme des animaux (texte intégral) de George Orwell (également auteur du célèbre 1984). Nous pourrions critiquer à loisir ce dangereux bouffon qui nous sert, hélas ! de président. Mais n’oubliez pas que nous avons tous une part de responsabilité quelque part…

