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Mercredi 27 mai 2009

A défaut d’avoir vu le spectacle « Eloge de la Pifométrie », j’aurais au moins lu la pièce, offerte par les beaux-parents qui ont vu le spectacle mais je ne sais pas si ils ont lu la pièce. Enfin bref !

« Eloge de la Pifométrie » se veut être une charge contre les « experts » et les « spécialistes » qui ont pour bagage – en principe – la science de l’exactitude avec leurs chiffres précis et leurs formules plus tarabiscotées les unes des autres. Rien de tel avec la Pifométrie, mesure subjective et fortement liée à l’individu qui l’emploi pour la vie de tous les jours. En voici quelques exemples:

« chouia » ou « lichette » pour les petites quantités, « ribambelle » ou « flopée » pour les grands quantités, « roupie de sansonnet » ou « crotte de bique » pour les valeurs, « la trotte » ou « Pétaouchnoc » pour la longueur, etc etc.

La science se révèle sous un angle original qui permettrait de la rapprocher plus facilement avec le public. Las, les mots s’égrènent mais ils n’arrivent pas à faire mouche. Tirant au plus un sourire amusé, sans plus. Ma première impression était de dire « c’est plat , ça manque de je-ne-sais-quoi ». C’est dommage car l’idée est bonne. Peut être que c’est différent sous forme de spectacle ? Allez, un zeste d’effort pour qui veut susciter rires et larmes !

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(Scan couverture)

Samedi 21 février 2009

Une sorte d’arène dans la Cité du livre de Aix-en-Provence et, au fond de l’arène face à une estrade, une table. Avec la table: une chaise, une bouteille de coca-cola, un miroir et divers objets dont j’ai oublié. Un décor minimaliste quoi ! Et, dans ce décor, une femme vêtue d’une robe rouge. Toute seule face au public. Derrière elle, un écran où est projeté le texte. C’est que le public est composé de sourds et devenus-sourds dont la majorité est membre de l’association Surdi13 qui a organisé cet événement.

La pièce de théâtre est divisée en douze chapitres. Douze scènes et douze moments où ce fut merveille de voir Florence Hautier s’animer au gré des personnages: la posture et la voix, le mouvement et le geste. Se servant des objets comme personnages, virevoltant ici et là, murmurant sa folie ou crachant sa haine du maréchal « Putain » mais toujours la folie est là, qu’elle soit mère, fille, grand-mère, jumeau, adjudant ou tortionnaire.

Des belles phrases, des beaux mots égrenés sans anicroche, le surtitrage qui suivait le rythme, une bonne articulation de la comédienne et le temps a filé ! C’est à la fois drôle et horrible, l’humour noir fait mouche. J’ai adoré le passage où la mère se moque du béret français: une bouse sur la tête ! Je me suis amusé aussi de voir que Florence Hautier ne prononçait pas tout à fait les mêmes mots que ceux affichés sur l’écran ou bien les inversait. J’ai eu l’impression aussi qu’elle a eu un trou de mémoire, deux ou trois fois. Elle se retournait alors, mine de rien, pour lire le texte et reprendre son rythme.

Un bail que je n’étais pas retourné au théâtre et ce fut un bon moment avec de la poudre d’étoiles dans les yeux. Une seule chose continue à me tracasser: le terme « paralipomènes » dont je ne comprends toujours pas ce qu’il vient faire là dans la pièce… Mes neurones grésillent mais pas de « tilt ! ». Tant pis…

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(Sources images –> X + Y)

Rose et sa fille Louisiane vivent aujourd’hui recluses dans une cité de banlieue. Un huissier se présente pour procéder à un inventaire avant expulsion. Mais la vie de Rose s’est arrêtée en 1943, lorsque son frère fut assassiné par la milice. Pour elle, l’huissier est l’envoyé de Darnand et du Maréchal « Putain »… Ce récit exubérant, subversif, effrayant, comique est celui de la transmission, de mère à fille, d’une révolte à travers la folie.

Dimanche 29 juin 2008

Alléluia, ce beau dimanche de juin vit la réalisation d’un de mes vieux rêves: assister à une représentation du mythique « Cyrano de Bergerac », pièce de théâtre écrite par Edmond Rostand. C’est chose faite cet après midi à la Comédie Française !

Sachant que la mise en scène était assurée par Denis Podalydès, mes espoirs étaient grands. je ne fus pas déçu, et même heureux, mais alors heureux de voir la magistrale maîtrise du personnage par Michel Vuillermoz et les superbes décors réalisés par Eric Ruf, qui tient également le rôle de Christian, amoureux de Roxane et rival de Cyrano sans le savoir. M’ont fortement marquées les plaques de cuivres, majestueuses, avec la volaille et la porcelaine, servant d’arrière plan à la demeure du sieur Ragueneau, gourmand rimailleur tout en douceurs et en rondeurs. M’ont amusé les anachronismes volontaires: la référence à la bataille de Verdun de la première guerre mondiale, avec les bruits des avions, par exemple. Non vraiment, ces 3h se sont envolées avec la légéreté d’une plume et la gravité de la vie.

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(Source image –> X)

Ici, Cyrano est un personnage laid et triste, lucide et extravagant, poète et rêveur, partagé entre le réel et la fiction. Bien loin de l’illustration ci-dessus qui montre un personnage étrangement beau par sa difformité, campant une assurance à toute épreuve. Un bravache doublé d’un beau parleur en somme. Grâce à la prestation de Michel Vuillermoz, les paroles, tantôt explosion, tantôt amère douceur, brossent une critique implacable de la société minée par les tous les faux semblants, l’hypocrisie et le mensonge. Une critique encore en vigueur, n’en déplaise à tous les croquants et les croquantes, les gens bien attentionnés.

Il n’est pas étonnant ensuite d’apprendre que cette création de Podalydès a été récompensée par six Molières: Molière du metteur en scène, Molière du décorateur-scénographe (Eric Ruf), Molière du créateur de costumes (Christian Lacroix), Molière du créateur de lumières (Stéphanie Daniel), Molière du théâtre public et Molière du comédien dans un second rôle (Eric Ruf). Quid de la prestation de Michel Vuillermoz ?

Bien qu’ayant découvert Cyrano à 14 ans, je n’ai jamais pu le voir, ni en dvd (avec Gérard Depardieu, notamment), ni au théâtre. La faute au manque de sous-titrages à destination des sourds ! C’est pourquoi je sautais sur l’occasion en apprenant que la Comédie Française, via Acces Culture, sous-titrait Cyrano de Bergerac. J’avais même organisé une sortie avec une dizaine d’amis, tous sourds. Las ! Un fâcheux « problème technique » nous empêchait de suivre la pièce, me mettant en pétard et furax devant tout le monde… C’était en juin 2007. Un an plus tard, réparation est faite ! Pour finir, marquez sur votre agenda la date suivante: le samedi 26 juillet 2008 qui marque la millième représentation historique de Cyrano de Bergerac.

Plus de détails…
- Le vrai cyrano
- Cyrano de bergerac – toute l’actualité

Vendredi 14 mars 2008

Pour aller au site officiel, cliquez sur l’image
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Du 11 mars au 13 avril 2008, partez à la découverte du vagin ! Cet organe est l’incarnation même de la féminité. Pourtant il reste mystérieux et tabou pour beaucoup. Aussi bien les hommes que les femmes. Qui dit méconnaissance dit préjugés au détriment de la gente féminine hélas !

IVT (International Visual Theatre) a choisi d’adapter cette pièce d’Eve Ensler en LSF où le vagin s’exprime à travers trois comédiennes. Elles furent formidables tant par l’expression corporelle, la mise en scène et le rythme. Imaginez ce sujet délicat qui déborde son trop plein par les mains, le corps et le visage. De quoi rougir les prudes qui se cachent derrière un vocabulaire de façade: « minou », « foufounette », « chatte », etc.

Vraiment, « Les monologues du vagin » sont propices à terrain de discussion et de dialogues pour peu qu’on fasse l’effort d’ouvrir ses esgourdes. Bien qu’étant homme pour le meilleur et le pire, je reste féministe jusqu’au bout des ongles. C’est pourquoi je fus ravi le vagin abordé du point de vue des femmes !

A voir absolument ! Que ce soit en LSF à IVT ou par la parole dans les autres théatres… Par ailleurs, vous pouvez aussi lire le livre d’Eve Ensler. Il est court et facile à lire.

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(Source image –> X)

Depuis leur parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si différents… Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s’agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d’œuvre d’Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d’une femme de la même manière.

Vendredi 30 novembre 2007

Mon cœur est dans les Highlands, d’ici il est loin,
Mon cœur est dans les Highlands à chasser le daim;
A chasser le daim libre, à courir la biche,
Mon cœur est dans les Highlands, partout où je suis.

Or, « Un chapeau de paille d’Italie » – écrit par Eugène Labiche – est mis en scène au théâtre Chaillot par Jean-Baptiste Sastre. Le point de départ, un chapeau de paille bouffé par un canasson, sera le prétexte à une réaction en chaîne d’absurdité et de folie. Le personnage Fadinard, campé par un Denis Podalydès en forme, devra jongler entre sa noce mené de main par un beau père – « porc épic » s’exclamant à tout bout de champ « mon gendre, tout est rompu ! » – et sa quête désespérée de l’objet digéré. Pourquoi donc ? Fi donc ! Je n’en dirais pas plus, ce n’est là point mon rôle.

Malgré un bon jeu des comédiens et un décor original, je me suis ennuyé durant la majeure partie de la représentation. La faute à un rythme non soutenu et une mise en scène qui gagnerait à être améliorée. Il est possible aussi que le texte ait mal vieilli mais je ne pense pas. J’avoue que je m’attendais à plus de folie et surtout plus de truculence. L’impression que j’en ai retiré est plutôt mignonne… Cependant, je dois rendre son mérite à la scène de transition où le changement de décor devient un spectacle en lui même. Rien que pour ça, je ne regrette pas d’être venu. Si j’étais présent physiquement, mon coeur, lui, ne courait point la biche et n’était pas dans les Highlands.

J’avais oublié à quel point la salle de Chaillot est moderne et agréable avec ses fauteuils en pente qui garantissent une bonne vision de la scène. Quand je pense à la Comédie Française: malheur aux mauvais placés ! Cerise sur le gâteau: un boitier individuel surtitre les dialogues avec un léger décalage non gênant. Le nouveau système est bien plus performant que l’ancien boitier encombrant (sauf si « problème technique »…). Vivement que les théâtres généralisent ce système qui permet aux personnes sourdes de voir plus souvent des spectacles !

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En savoir plus sur…
- Accès culture (système surtitrage individuel)
- Mon coeur est dans les Highlands (poésie complète, version d’origine et traduction française)

Vendredi 12 octobre 2007

Je pensais qu’il s’agissait d’un spectacle essentiellement tourné vers l’acrobatie et donc suffisamment visuel pour le sourdingue que je suis. C’est bien plus que cela ! Les Acrostiches, quatro d’hommes à la fois frimeurs et touchants, malicieux et naïfs, mèlent acrobaties, jonglages, musiques et chants. Un curieux mélange qui détonne dans le paysage artistique. Du moins à ma connaissance qui reste limitée dans ce domaine.

D’après mes parents, ils chantent bien et ce sont des bons musiciens. Il y a de très beaux passages comme le numéro du jonglage qui vaut le coup d’oeil ! Ou bien de nombreux gags qui parsèment ici et là et peuvent vous contracter le diaphgramme. Le plus impresionnant, se situant vers la fin du spectacle, est une illusion d’optique très troublante et que je n’avais jamais vu, ni imaginé jusqu’à cet instant !

Cependant, je trouve qu’il gagnerait à être amélioré par une meilleure construction et un rythme plus soutenu. Le début est mou, certains gags perdent leur force par leur longueur, d’autres passages où seule la musique domine, incarnée par un percussionniste sur des objets étonnants. Ce qui me fait une belle jambe. Le tout est encore pardonnable si ce n’était ma principale critique sur les paroles, nombreuses, trop ! Il est parfois dur de sentir et de supporter le décalage grandissant avec le public en délire…

Je ne veux terminer sur une note pessimiste, n’écoutez pas le grincheux que je peux être. Allez voir et jugez par vous mêmes !

Pour aller sur le site, cliquer sur l’image

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(Source image –> X).