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Mercredi 3 mars 2010
Voilà que je viens de me rendre compte que j’ai complètement oublié de mentionner le dernier film de Jason Reitman : « In the Air » avec George Clooney. J’avais adoré les premiers films du réalisateur, « Thank you for smoking » et « Juno », où il prenait à rebrousse-poil avec une ironie mordante les thèmes du tabac et de la grossesse. Pas étonnant donc que je fonce regarder le troisième sans même avoir lu le résumé.
Alors ? Alors j’ai adoré tout autant ! Le thème s’attarde cette fois sur le quotidien de Ryan Bingham dont le métier consiste à licencier les gens pour les entreprises. Pour cela, il voyage énormément en avion, passant d’un aéroport à l’autre au détriment de sa vie privée. Il passe sa vie dans les vols en somme et, de cette manière, il espère atteindre les 10 millions de miles. Seules 6 personnes ont réussi cet objectif. Seulement, une jeune recrue ambitionne de révolutionner son métier en mettant en place un système de vidéoconférence. Exit donc les vols et les 10 millions de mile pour Ryan Bingham. Le voilà qui s’attache aussi à une femme au même mode de vie, ce qui n’arrange pas ses principes.
Ses principes ? Il ne croit pas à l’amour fidèle, à vie, son boulot consiste à virer les gens, il n’as pas de vie social, il n’a pas de chien, pas de réel « chez-soi », pas de barbecue, il ne répond à aucune norme américaine. Le bonheur quoi ! Et le voilà qui persuade sa jeune collègue de partir avec lui pour mieux se rendre compte des conditions particulières de son travail. J’ai adoré les échanges entre le misanthrope et la jeune fille si pétrie d’idéal que c’en est à vomir. Cynique, dérangeant, que du bon Jason Reitman ! Pas de happy end à la hollywood aussi, ça fait du bien de temps en temps.
Pour ceux qui n’ont pas peur de l’ironie, allez voir ce film excellent.

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Mardi 12 janvier 2010
Une semaine avant la fermeture (4 janvier 2010), j’ai pu aller à l’exposition du Grand Palais « Renoir au XXe siècle » avec la famille. Il ne s’agissait pas d’admirer les tableaux de la période de l’impressionnisme mais ceux d’après où Renoir s’est beaucoup consacré aux nus et autres thèmes classique de l’Antiquité en ajoutant sa patte personnelle.
Le résultat, outre le fait que je n’ai jamais trop aimé ce genre de thème, est que toutes les œuvres présentées ont pour commun d’être superbes au niveau des couleurs, par petites touches, et de dégager de la douceur intemporelle. Mais presque toutes m’ont paru « lisses »: pas de réelle contraste, pas de tableaux qui m’accrochaient vraiment et je les voyais se défiler une par une, glissant imperceptiblement dans l’ennui de cette douceur toujours égale.
Fort heureusement, j’ai beaucoup aimé « Pierrot blanc » et « Danse à la ville de Renoir », surtout les reflets nichés dans les replis du vêtement nacré du garçon et de la dame, très fort ! Plus quelques autres tableaux se comptant sur les doigts de la main. Non, décidément je préfère l’impressionnant Renoir impressionniste !
Pierrot blanc

Danse à la ville de renoir

Plus de détails…
- Renoir au Grand Palais
- Présentation de l’exposition « Renoir au XXe siècle »
Dimanche 10 janvier 2010
Une fois n’est pas coutume, la Maison européenne de la photographie consacre jusqu’au 24 janvier 2010 tout son espace au parcours hallucinant de Robert Delpire. Qui est-il ? Un type qui s’est entièrement immergé dans l’image: photographies, publicités, films… Il fut éditeur, directeur artistique, commissaire d’expositions et producteur de films, fondateur de la collection « Photo poche » et j’en passe. Il n’est pas étonnant alors de se perdre parmi les 500 photos (tirages originaux, agrandissements, reproductions…) et les 150 documents originaux (livres, revues, catalogues) répartis dans tout le bâtiment sous forme de huit espaces.
J’avoue ne pas avoir trop aimé l’exposition, il y a avait trop de choses à voir, pèle-mêle, sans réelle vision d’ensemble du parcours de Robert Delpire. Par contre, j’ai beaucoup apprécié de revoir les toutes premières photos de la fin du 19e siècle, au 3e étage. Pas très nettes, beaucoup de grain mais quelle émotion de se retrouver devant elles pour mieux saisir la fulgurante progression de la photographie au cours du 20e siècle. J’ai aussi adoré les publicités sur les voitures Citroën, notamment les 2CV où souffle un vent de gaieté et de liberté. Elles sont visibles dans toute leur grandeur en cliquant sur les vignettes du projet publicité de Delpire.
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

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Sans nul doute que chacun trouvera son bonheur dans ce fouillis ! Un conseil: ne pas s’acharner à tout parcourir comme je l’avais fait, grand malade que je suis…
Plus de détails…
- Rétrospective Robert Delpire à la MEP
- Delpire touche à tout
Mercredi 6 janvier 2010
Le jour de Noël, je suis allé voir « Avatar » avec une amie. C’est LE film-buzz de l’année mais je ne savais pas grand chose dessus sauf que c’était en 3D. J’y suis allé par curiosité donc et là… je me prends une claque au niveau des images ! Très belles et irréelles avec la sensation de pouvoir les toucher, ces images qui flottaient devant moi. C’est hallucinant de voir comment les acteurs contournent un obstacle, comment James Cameron a pensé son film en 3D. Ca n’a pas du être facile pour le tournage.
Mais grande déception côté histoire, c’est d’une simplicité affligeante avec les bons d’un côté, les « indigènes » en osmose avec leur planète et les méchants de l’autre côté, les militaires à gros biscotos et pois chiche dans le crâne, accompagné de leur acolyte cupide. C’est vachement moral, des grosses ficelles utilisés pour faire pleurer la chaumière.
C’est dommage car ce film aurait pu prendre une dimension supplémentaire en accompagnant les superbes images par une histoire solide avec des acteurs tout en finesse. Je crains que ça n’aille dans la tendance des films actuels: plein d’effets spéciaux au détriment du scénario comme pour le dernier Indiana Jones de spielberg.
C’est rigolo car il me semble que la technologie utilisée pour donner du relief au film n’a pas vraiment évoluée depuis des années. Je me renseignerais dessus (*). En tout cas, j’espère que les prix d’entrée diminueront et que les lunettes pèseront moins lourd sur notre délicat nasard.
Au moins, je suis content de l’avoir vu pour finir l’année 2009 en beauté.
Reste à suivre comment ça évoluera dans les années à venir.
(*) C’est rigolo, je pose la question et pof ça répond par un autre blog du Café des sciences. Tout est expliqué dans ce lien: “Avatar” et le cinéma en relief.

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Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des » pilotes » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake…
Mercredi 9 décembre 2009
Les films de Terry Gilliam sont toujours bizarre mais le dernier, « L’imaginarium du Docteur Parnassus » m’a complètement embrouillé, au point de sortir du cinéma en rogne. Je n’avais pas compris qu’il y avait quatre acteurs pour interpréter le rôle de Tony. L’acteur, Heath Ledger, étant mort pendant le tournage, Terry Gillam a fait appel à Jonnhy Depp, Jude Law et Colin Farell. Le « coup de bol », c’est que Heath Ledger a interprété le Tony de la réalité dans toutes les prises et il manquait juste le Tony de l’imaginaire, incarné par les trois autres acteurs appelés au lève-pied.
Ca va, tu suis toujours ? C’est qu’il faut distinguer la réalité de l’univers de l’imaginaire qu’offre le docteur Parnassus aux badauds à travers un miroir. Il a plus de mille ans mais il reste un vieux con alcoolique, incapable de ne pas faire de paris stupides avec le diable, M. Nick, qui le nique fort diablement… Et c’est qui fait les frais ? Bibi ? Non sa fille, Valentina. Les décors sont délirants, les effets spéciaux, moins mais je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire à cause de Tony et ses multiples visages justement. Dommage ! Peut être qu’en le revoyant, je l’apprécierais plus.
Ci-dessous, une superbe affiche qui vaut le coup d’oeil et une autre montrant les quatre acteurs (ben vi, ça m’a marqué cette histoire !). Pour finir, voici une critique intéressante, plus riche que la mienne.

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Avec sa troupe de théâtre ambulant, « l’Imaginarium », le Docteur Parnassus offre au public l’opportunité unique d’entrer dans leur univers d’imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l’immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l’amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l’heure de payer le prix… Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes…
Mardi 17 novembre 2009
Aujourd’hui, je découvre une nouvelle vision de l’art urbain grâce à Controleman. Un pseudo qui désigne un photographe Montréalais. Sa passion est de parcourir toutes les entrailles des grandes villes: égouts, métros, catacombes, collecteurs d’eau… Soit des endroits peu connus et dont peu s’y rendent alors qu’il s’agit de structures anciennes, parfois centenaires. Sans eux, aucune ville digne de nom n’aurait pu se développer. Lui, il s’engouffre dedans et prend des photos très belles. A travers leur esthétisme originale, c’est tout un patrimoine qui se révèle sous un autre jour. Un petit exemple avec cette photo qui m’a tapé dans l’œil.
Il suffit de cliquer sur l’image ci-dessus pour s’y rendre dans sa galerie et n’hésitez pas à faire un tour sur son site: Controleman. Un grand merci au magazine « Graffiti Art » qui m’a fait connaître une autre approche de l’art urbain !
Vendredi 30 octobre 2009
En voilà un film noir même si le fait de savoir que c’est une film d’animation à partir de pâte à modeler faisait penser le contraire. Très noir car « Mary et Max » aborde la vie vue par deux êtres dont tout destinait à les opposer et qui, au final, se révèle proche par leur tristesse et leur désespoir. C’est aussi un film très tendre par la relation qui s’installe et s’affermit au fil des années, avec leurs éclats d’amitié et de trahison. C’est avant tout un film décalé, tant par les couleurs, l’animation que la technique narrative: un échange de pensées par une correspondance entre un new-yorkais de 44, présentant le syndrome d’Asperger, et une fillette australienne de huit ans qui se sent mal dans sa peau. Une voix off nous fait entrer dans l’intimité de leur lettre et très peu de paroles sont prononcées directement par les protagonistes.
Alors oui, noir et rose, sombre et tendre, j’ai beaucoup aimé le film au point de ne pas sentir le temps passer. Petit bémol: je déteste les cinémas qui allument brutalement les lumières à la fin de la séance !

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Sur plus de vingt ans et d’un continent à l’autre, Mary et Max raconte l’histoire d’une relation épistolaire entre deux personnes très différentes : Mary Dinkle, une fillette de 8 ans joufflue et solitaire, vivant dans la banlieue de Melbourne, en Australie, et Max Horowitz, un juif obèse de 44 ans, atteint du syndrome d’Asperger et habitant dans la jungle urbaine de New York.
Plus de détails…
- Site officiel
- Critique Dvdrama


