Dimanche 31 mai 2009
Quiconque a lu les comics ou vu les films sur les X-men sait que leur plus farouche ennemi est Magnéto. C’est un puissant mutant qui peut presque tout faire grâce à sa capacité de manipuler les champs magnétiques, naturels ou artificiels. Pour ceux qui ne connaissent pas Magnéto, voici sa gueule (moche au point de la dissimuler sous un casque ?).

(Source image –> X)
Aux dernières nouvelles, j’apprends qu’il est investi dans les constructions mécaniques agricoles et industrielles. Un métier à la juste hauteur de ses pouvoirs. On peut espérer qu’il a fait ami-ami avec les X-men. Imaginez l’équipe de choc ! Colossus qui broie et plie le métal sous sa poigne formidable, Serval qui découpe finement avec ses griffes indestructibles en adamantium, Cyclope qui fait les soudures avec son puissant rayon optique, Jeanne qui déplace gracieusement le tout à domicile par télékinésie, etc. Ca serait pas formidable, non ?!
Non ?
Bon, tant pis…

Vendredi 29 mai 2009
Nous allons aborder un sujet peu ragoûtant: la plastination, ou imprégnation polymérique. C’est une méthode de conservation des tissus biologiques inventée en 1977 par l’anatomiste Gunther Von Hagens. Elle consiste à remplacer tous les liquides organiques par de la silicone. Cette méthode se déroule en quatre étapes :
1) Embaumement et dissection anatomique
Il est d’abord injecté du formaldéhyde dans les artères du corps afin de tuer les bactéries et d’arrêter les réactions chimiques de décomposition des tissus. Ensuite, la peau et les graisses sont retirées à l’aide d’instruments de dissection.

(Source image –> X)
2) Déshydratation
Le corps est baigné à – 25°C dans de l’acétone, un solvant qui dissout et remplace l’eau et les graisses solubles. La « baignade » dure 15 jours au minimum.
3) Imprégnation forcée
Elle constitue l’étape principale de la plastination. Le corps est immergé dans une solution de polymère (la silicone par exemple) et placé dans une chambre sous vide, toujours à – 25°C. La dépression créée par une pompe à vide permet l’évaporation de l’acétone, présente dans le corps. Elle est vite remplacée par la silicone qui pénètre dans toutes les cellules.

(Source image –> X)
4) Fixation
Le corps est ensuite placé dans une position choisie, à l’aide de fils, épingles d’attaches… Il est finalement fixé en utilisant un gaz, la lumière ou la chaleur selon le type de polymère utilisé.

(Source image –> X)
Ces étapes sont valables pour un corps entier. Pour une plastination par tranches, deux paramètres varies: la congélation du corps et sa découpe en tranches de plusieurs millimètres puis, l’utilisation de la résine époxyde à la place de la silicone. Dans les deux cas, c’est un travail énorme: environ 1500 heures et un an de travail sont nécessaires. Pour vous retrouver, un p’tit schéma récapitulatif:

(Source image –> X)
A quoi ça sert ?
C’est bien joli tout ça mais pourquoi faire ? Les avantages de la plastination sont multiples: absence d’odeurs des éléments organiques, conservation définitive des teintes et de la plasticité des tissus, manipulation sans précaution particulière. De quoi fournir un matériau d’étude pour tout école de médecine. Répugnant ? Alors rappelons nous aussi que l’anatomie est une science fondée sur l’étude des cadavres. C’est bien ce qu’ont fait les premiers anatomistes au 15e siècle: déterrer en cachette des corps dans les fosses communes ou les morgues pour contourner l’interdiction chrétienne sur toute forme de dissection. La plastination est également utile dans certaines études scientifiques, comme celle sur l’anatomie molle des Pleuronectiformes (poissons plats). Les auteurs de l’étude concluent par: « Il apparaît que l’échographie et l’IRM, couplées aux techniques modernes de préservation des tissus comme la plastination, peuvent relancer l’intérêt porté à l’étude des organes mous dans une optique phylogénétique ».
Controverses et débats
Cette technique de conservation existe depuis un moment donc. Cependant, elle est plus connue grâce (?) à la controverse qui règne autour de “Our Body”, une exposition qui montre des vrais corps humains et plastinés dans des positions « vivantes ». La controverse est à la hauteur du taux de fréquentation, les avis divergent, le débat fait rage. Finalement, l’exposition est clôturée sous décisions de la justice le 22 avril car elle présenterait « une atteinte illicite au corps humain ». Plus précisément, l’exposition porterait « atteinte aux principes de respect du cadavre et d’inviolabilité du corps humain. Les associations avaient dit craindre que les corps présentés soient ceux de condamnés à mort en Chine ». En gros, l’origine des corps exposés par la Anatomical Sciences and Technologies de Hong Kong n’est pas claire: aucune précision n’est donnée comme leur nom et les circonstances de leur mort.
La controverse fait également rage autour de « Körperwelten (Body Worlds) » créée par l’inventeur de la plastination: Gunther von Hagens. Son but serait de « montrer le corps humain tel qu’il est et de rendre hommage aux différents anatomistes qui ont transgressé les convenances occidentales dans le passé, en disséquant en secret des cadavres, pour ainsi découvrir le fonctionnement du corps humain et mieux le soigner ». Là aussi, l’origine des corps n’est pas très claire, même si Von Hagens déclare que les corps présentés viennent des donneurs allemands à la plastination du programme de l’Institut Heidelberg.
Le débat porte aussi sur le plan éthique: quelles valeurs revêtent les expositions ? Scientifique, artistique, pédagogique ou sensationnelle ? Ne les ayant pas vu, je me garderais bien de porter un jugement. Je voudrais cependant soulever quelques points. Saviez vous que « Wheke » a été plastifié ? Mais si, le calmar géant de six mètres de long exhibé dans la Grande galerie de l’évolution du Muséum national d’histoire naturelle. Ce n’est pas une statue mais un véritable corps de céphalopode. Personne n’en est choquée, je doute même que le public soit au courant. Ce n’est qu’un animal ? Peut être mais dîtes moi où est la différence ? Et que dire des momies dans les musées ? Parfois débandées en partie et s’offrant au voyeurisme du public. Que dire des organes et des squelettes d’animaux du musée de Paléontologie et d’Anatomie comparée du jardin des plantes de Paris ? Quelle est la différence ?
Quelles alternatives ?
Du strict point de vue scientifique, je me dis qu’il n’est pas nécessaire d’exposer des véritables corps humains, fussent-ils plastinés, pour montrer l’intérieur des corps humains et d’expliquer leur fonctionnement. D’autres musées et d’autres expositions remplissent à merveille ce rôle comme Figures du corps , exposition organisée par l’Ecole des Beaux-Arts. Elle montrait notre représentation du corps humain au fil des siècles. Ou encore le musée Dupuytren qui existe depuis 1835. Sa vocation est de montrer les pathologies anatomiques sous forme de squelettes, moulages de cire et autres organes conservés dans des bocaux. J’aurais plutôt tendance à rejoindre l’avis de Meya dans son article: Quand les morts rentrent dans les placards.
Alors quoi ? faut-il interdire ou non ces expositions ? Je peux juste dire que du strict point de vue scientifique (oui, je me répète), elles n’apportent pas grand chose de plus si la vulgarisation et la pédagogie scientifiques sont embryonnaires. Du point de vue artistique ou autre, je ne sais pas puisque ne les ayant pas vu. Pour finir, je vous invite à lire les articles ci-dessous fin de prolonger la réflexion sur notre relation avec la mort dans les sociétés occidentales.
Plus de détails…
- La plastination : le corps anatomique comme art post-moderne
- Quelques considérations sur l’exposition des dépouilles humaines
- Le monde des corps
Mercredi 27 mai 2009
A défaut d’avoir vu le spectacle « Eloge de la Pifométrie », j’aurais au moins lu la pièce, offerte par les beaux-parents qui ont vu le spectacle mais je ne sais pas si ils ont lu la pièce. Enfin bref !
« Eloge de la Pifométrie » se veut être une charge contre les « experts » et les « spécialistes » qui ont pour bagage – en principe – la science de l’exactitude avec leurs chiffres précis et leurs formules plus tarabiscotées les unes des autres. Rien de tel avec la Pifométrie, mesure subjective et fortement liée à l’individu qui l’emploi pour la vie de tous les jours. En voici quelques exemples:
« chouia » ou « lichette » pour les petites quantités, « ribambelle » ou « flopée » pour les grands quantités, « roupie de sansonnet » ou « crotte de bique » pour les valeurs, « la trotte » ou « Pétaouchnoc » pour la longueur, etc etc.
La science se révèle sous un angle original qui permettrait de la rapprocher plus facilement avec le public. Las, les mots s’égrènent mais ils n’arrivent pas à faire mouche. Tirant au plus un sourire amusé, sans plus. Ma première impression était de dire « c’est plat , ça manque de je-ne-sais-quoi ». C’est dommage car l’idée est bonne. Peut être que c’est différent sous forme de spectacle ? Allez, un zeste d’effort pour qui veut susciter rires et larmes !

(Scan couverture)
Lundi 25 mai 2009
Non, je ne parle pas de l’asperge mais bien du syndrome d’Asperger. Il s’agit d’un « handicap faisant partie du spectre autiste ». Il est également connu sous le terme du « savant autiste », ces personnes ayant des difficultés dans les relations humaines tout en présentant d’autres capacités beaucoup plus développées.
C’est le cas de Daniel Tammet, un jeune britannique capable de réciter de mémoire les 22 514 premières décimales de Pi, de reconnaître les nombres premiers (nombres divisibles par 1 ou par eux-mêmes) d’apprendre une nouvelle langue en une semaine et il connaît déjà au moins dix langues (anglais, finnois, français, allemand, lituanien, espéranto, espagnol, roumain, islandais et gallois). Il est également un synesthète (Quézaco ?) pouvant associer au moins deux sens. Pour lui, les chiffres ont des tailles et des couleurs propres, les jours de la semaine ont leur couleur, etc. Une capacité qui confère aux nombres des véritables paysages où Daniel Tammet se promène à loisir et non des simples abstractions comme l’atteste son poème copié à partir de son blog.
PI
Trois, Un, Quatre, Un, Cinq, et ainsi de suite
Les chiffres racontent leur histoire sans limite.
Trois – vert, les pieds nus, une voix silencieuse.
Blanc comme la faim, Un est vif
Comme les yeux d’un bébé.
Quatre est timide, envieux du E.
Cinq, ponctuation ou soupir lourd
Précède le Neuf fier, couleur d’une nuit tombante.
Deux, un nœud défait, vent rebelle,
Comme le creux du Six qui résonne.
Tout près, Huit, nuage de lucioles au dessus d’un lac
Sur lequel je fais des ricochets avec les Septs
En me souvenant que Zéro n’est rien qu’un cercle.
Incroyable, n’est ce pas ? Pourtant, le syndrome d’Asperger a ses revers, comme le décrit Daniel Tammet dans son autobiographie: « Je suis né un jour bleu ». Il relate son enfance difficile et ses soucis pour comprendre les autres personnes. Il explique dès le début que « l’autisme, y compris le syndrome d’Asperger, se définit par l’altération des interactions sociales, de la communication et de l’imagination (surtout en ce qui concerne l’abstraction, la souplesse intellectuelle et l’empathie). Le diagnostic n’est pas facile et ne peut pas se faire par simple prise de sang ou scanner cérébral: les médecins doivent observer le comportement d’un individu et étudier l’histoire de son développement depuis l’enfance ». Il ne l’a appris que très tard et fort heureusement pour lui, il était entouré et soutenu par ses parents, ses amis, etc.
Au delà des aspects extraordinaires ou des difficultés qu’entraînent le syndrome d’Asperger, c’est une description de la réalité perçue par Daniel Tammet qui se révèle le plus intéressant. Ce n’est pas souvent que nous avons l’occasion de se mettre dans la peau d’un « autiste » et de percevoir le monde par sa manière. C’est une expérience par procuration à vivre au moins une fois pour réellement saisir que la réalité est toute sauf unique (j’en parlais d’ailleurs dans mon post: « La réalité changeante du cerveau »). Remarquez que j’ai utilisé les guillemets pour le mot « autiste ». C’est que je n’aime guère ce mot qui fait peur et ne reflète pas la diversité, préférant alors de loin le terme de « spectre autiste », plus pertinent. D’ailleurs, j’aimerais bien lire « Ma vie d’autiste » de Temple Grandin. Daniel Tammet n’est pas le seul à décrire son vécu mais il est parmi les plus connu. Peut être parce que nous ne retrouvons pas une image misérabiliste et pitoyable dans son livre, ni sans ses actions ? A réfléchir…

(Scan couverture)
En savoir plus…
- Site de Daniel Tammet
- Le syndrome d’Asperger vu par des aspergers adultes
(et non des asperges, désolé mais ce ne sont pas des légumes !)
Samedi 23 mai 2009
Lors de ma recherche autour du rasoir de sécurité , je me suis rendu compte que j’avais une idée reçue bien ancrée sur le rasage: « plus on se rase et plus la barbe est fournie » m’affirmaient les barbus. Il existe une pléthore d’idées reçus autour du poil ou du cheveu. Avant de lire la suite, sachez qu’il n’y a pas de différence structurelle entre un poil et un cheveu comme je l’expliquais dans mon article: « Cheveu ou poil ? ». Maintenant, place aux préjugés !
1) Les poils repoussent plus drus après un rasage. => FAUX !
(Source : Tatoufaux-01)
Raser les poils consiste à couper la partie externe et morte des follicules pileux, situés sous la peau. La structure des poils n’est donc pas affectée par le rasage. Les poils deviennent plus épais à partir de la puberté sous l’action des hormones sexuelles émises par les testicules (la testostérone). Les mêmes qui font muer la voix et pousser du poil sur les jambes, le torse et… le visage. Inutile donc de se raser vingt fois par jour pour avoir une barbe de Mathusalem. C’est vrai qu’après le le rasage, le poil repousse et pique tout bêtement parce qu’il a été biseauté par le rasoir. Il est devenu une aiguille avant de s’assouplir en devenant plus long.
2) Couper ses cheveux les aide à mieux pousser. => FAUX !
(Source : Tatoufaux-02)
Quelles femmes n’a pas entendu au cours de sa vie ce conseil prodigué par les mères, voire les coiffeurs: « coupe tes cheveux et ils seront plus beaux. Ce n’est pas nécessaire de te raser le crane, le bout des mèches suffit largement » ? Cheveu ou poil, c’est kif-kif. Donc comme le rasage, on ne coupe qu’un amas de cellules mortes. Les cheveux repousseront exactement pareils, ni plus beaux, ni plus forts. Si ils sont abîmés, la faute revient à un mauvais entretien de sa chevelure, type shampoing inadapté ou je ne sais quoi d’autre.
3) Les cheveux poussent après la mort. => FAUX !
(Source : Tatoufaux-03)
Les cheveux s’allongent à partir d’une partie vivante: le follicule pileux. Si l’être vivant est mort, tout le barda corporel est bien mort aussi, follicules pileux compris. Les cheveux ne peuvent plus pousser. D’où vient cette croyance alors ? Les cheveux apparaissent plus longs et plus volumineux suite à la disparition du cuir chevelu, sous l’action de la décomposition. Vu que des cellules mortes constituent la chevelure, celle-ci se décompose plus lentement (même chose pour les ongles qui ne poussent pas après la mort).
4) L’homme a plus de poils que la femme. => FAUX !
(Source : Tatoufaux-04)
L’homme barbu, poilu, le viril qui n’hésite pas à bomber son torse velu sous une chemise entrouverte, on n’aime ou on n’aime pas. Rien de tel pour la femme qui se doit d’être lisse, sans poil disgracieux, à part sur la tête et dans l’entrejambe (quoique…). Bin désolé mais la femme a autant de poils que le l’homme ! Mais sous forme de duvet qui ne s’est pas développé à la puberté, restant alors sous une forme plus ou moins invisible. Sinon, pourquoi les garçons sont aussi lisses que les filles ?
En tout, ne demandez jamais à un barbu si il dort la barbe par dessous ou par dessus la couverture, il n’en dormirait plus. Quoi, quoi, c’est une idée reçue ? Poil au cul !

(Source image –> X)
Jeudi 21 mai 2009
Son visage a la peau fragile, son visage quémande un peu de douceur. Vilaine trogne mais grand coeur qu’est Quasimodo, soignant sa gueule d’amour par l’emploi combiné du savon d’Alep et de la pierre d’alun. Ah, que ses joues ronronnent d’aise sous l’action mousseux du blaireau, prêtes pour le grand rasage de la semaine ! Rasé de près, il va tenter de nouveau sa chance auprès de Esmeralda. Las ! Belle dame impitoyable au corsage mignon, elle continue à pincer boutons d’un blanc juteux et à sauter poils incarnés du pôv’ Quasimodo.
Dans sa cabosse, tourne et retourne la même pensée: « comment améliorer mon rasage ? J’ai le blaireau, le savon d’Alep et la pierre d’alun, que me manque-t-il ? Le rasoir bien sûr ! ». Et le voici voltigeant de cloche en cloche, demandant conseil à toutes les gargouilles du coin. Vieilles créatures à l’expérience inestimable et pas chiennes pour un sou, elles lui susurrèrent au creux de l’oreille (en gueulant bien fort) : « il te faut le rasoir de sûreté, le rasoir de sécurité. » Quézaco ? En voici un exemple.

(Source image –> X)
C’est un rasoir « en T » à lame rectangulaire interchangeable. La lame très fine et à deux tranchants est insérée dans la tête du rasoir de façon à ne pas dépasser plus d’un millimètre. Les coupures graves sont donc évitées, contrairement au « coupe-choux » qui rase de très près (gare à la carotide…) mais nécessite un véritable apprentissage et un entretien soigné. Ces conditions m’avaient découragés dès le début, sans compter le prix d’achat élevé… Rien de tout cela avec le rasoir de sécurité qui dure très longtemps, seuls les lames doivent être changées régulièrement.
Mais quelle différence avec les rasoirs actuels basés sur le même principe ? Le nombre de lames ? Bingo ! Je suis effaré devant « l’escalade aux lames » qui se répercute sur le prix. Il faut débourser en moyenne quinze euros pour 8 lames. A comparer le rasoir de sécurité : 2€ maximum pour une boîte de 10 lames et en plus elles durent plus longtemps ! Alors oui, le rasoir de sécurité est plus cher à l’achat mais plus économique à long terme. Et certainement plus écologique vu que les lames sont en acier, donc éternellement recyclables.
C’est du moins ce que j’ai lu sur le Net. Finalement convaincu de m’en procurer un, de la marque Merkur, je franchis le pas et couic, je m’étranglais devant la diversité des modèles ! J’ai perdu pied, ne sachant quoi choisir et passant des heures à m’y retrouver. Il faut savoir qu’il existe plusieurs caractéristiques à prendre en compte dans son choix.
La finition
- chromée (C)
- doré (G)
La tête
Par ordre croissante d’agressivité:
- coupe droite (un seul tranchant)
- peigne dentelée (deux tranchants)
- slant (tranchant disposé en travers et plus exposée)
Le montage
- court (trois pièces)
- long (deux pièces dont une s’insérant dans le manche)
La manche
- standard
- barre de barbier
- long
- décoré
- de voyage
Le rasoir à tête réglable
Il existe trois marques, toutes proposant la possibilité de régler la position de la lame et donc son agressivité ou sa capacité à raser de près mais aussi d’irriter la peau.
- Progress
- Futur
- Vision
Le rasoir à tête fixe
La position de la lame est fixe, c’est l’idéal pour les débutants ou les flemmards. Les modèles sont désignés par un numéro et ils diffèrent par trois caractéristiques: Tête/Montage/Manche.
- 11 : Peigne/Long/Standard
- 15 : Peigne/Court/Standard
- 23 : Droit/Court/Long
- 25 : Peigne/Court/Long
- 33 : Droit/Court/Standard
- 34 : Droit/Long/Standard
- 37 : Slang/Long/Standard
- 38 : Droit/Long/Barbier
- 39 : Slang/Long/Barbier
- 41 : Peigne/Court/Décoré
- 42 : Droite/Court/Décoré
Pour les photos, voir le post des rasoirs Merkur à lame simple double tranchant qui m’a servi pour la synthèse. Ce forum est une mine d’informations, donc n’hésite pas à farfouiller dedans. Je me suis décidé pour le modèle 25c pour la bête raison que je voulais un manche long et un peigne dentelé. Après commande et livraison sur le Net, je l’ai essayé et…
*iiiiiik*
*Ca a pissé le sang ?*
*L’est devenu un écorché à deux pattes ?*
Meuh non ! Quelques microcoupures mais pas plus qu’avec le rasoir habituel à deux lames (j’avais essayé à trois lames mais c’était pire). Je peux dire que ça rase nickel la peau, y’a pas photo ! Quel bonheur aussi de ne plus avoir de poil coincé entre les lames puisqu’il n’y en a qu’une seule: un p’tit jet d’eau et zou ça part. La principale difficulté est la technique de rasage en fait: ne pas appuyer sur la peau, le poids de la manche suffit largement (au passage, j’aime bien ce poids, on l’a bien en main). Trouver le bon angle entre la lame et la peau sinon ça glisse sans raser ou ça « s’accroche » aux poils, pas très agréable. Ce ne sont pas les même sensations et les poils ont tendance à crisser, c’est rigolo. Cependant, la différence est vraiment marquante: j’ai moins de coupures, moins de boutons et de poils incarnés. Vu mon niveau de débutant, je ne peux que progresser et donc améliorer le rasage. Cerise sur le gateau: le site où j’ai passé la commande m’a offert 5 lames différentes. Je vais pouvoir choisir laquelle me convient le mieux, chic, chic ! Et oui, là encore, on choisit son type de lame et c’est variable d’un individu à l’autre.
Allez donc, adopté ! Quasimodo s’en va à nouveau de cloche en cloche, remerciant au passage les gargouilles, le regard heureux et la peau en fraîcheur, n’ayant qu’une hâte: retrouver la belle Esmeralda. Las ! Moue boudeuse, doigts cherchant en vain boutons d’un blanc juteux et poils incarnés, elle finit par s’ennuyer, délaissant son Quasimodo. Tss, tsss, jamais contente celle-là !
Plus de détails…
- Le guide du rasage
- Tout sur le rasage !
- Pourquoi les lames de rasoir coûtent-elles aussi cher ?
Mardi 19 mai 2009
Ouf ! J’ai enfin remis le rapport de stage et le mémoire à l’école de journalisme et de communication de Marseille (EJCM). Je les ai rédigés en une semaine de travail un rien intensif, d’où ma négligence envers le blog (vite rattrapée). Je ne vois pas l’intérêt de garder le mémoire « par devers soi ». J’ai donc choisi de le publier dans cet espace d’expression. En toute franchise, je ne le considère pas comme mon meilleur travail. A défaut de nouvelles pistes, j’espère avoir pu donner un petit aperçu sur la place de la science dans les médias.
Bonne lecture (cliquez sur l’image pour télécharger le fichier pdf).
Résumé
Les sociétés modernes ont évolué vers une « société de l’information » caractérisée par une circulation massive d’information et une présence importante des médias. D’autre part, ces sociétés sont fortement imprégnées par la science. Ses découvertes et ses applications pratiques influencent la vie quotidienne. En principe, le médias contournent la « barrière » entre les scientifiques et le grand public du fait de leur statut de vecteurs de l’information et de la connaissance. La communication scientifique est nécessaire pour éviter l’incompréhension mutuelle et le rejet de la science par la société, comme en témoigne le mythe du « savant fou » ayant à sa disposition des terribles pouvoirs.
Il est donc primordial d’instaurer des échanges entre science et société par l’intermédiaire des médias. Mais remplissent-ils bien leur rôle ? Autrement dit, est ce que les médias accordent-ils suffisamment d’importance à la science ? Tel est le sujet de ce mémoire qui tente d’y répondre par une analyse de chaque type de média pour savoir quelle place est accordée à la science. Auparavant, quelques mots clés sont définis pour fournir un socle commun, sans oublier de spécifier les particularités de la communication scientifique. L’analyse du mémoire inclut également le point de vue du public sur la présentation de la science dans les média. Une perspective sur les nouveaux médias, notamment les blogs de science, constitue la dernière partie du mémoire. Pour finir, un tableau récapitule toutes les formes de la communication scientifique.


