Mercredi 29 avril 2009

En regardant le film Watchmen, je fus frappé par une réplique du Dr Manhattan à Laurie. Je me suis empressé de la retrouver dans la BD et la voici:

Les miracles thermodynamiques… Des événements dont la probabilité est si astronomique faible qu’ils sont effectivement impossibles, comme l’oxygène se transformant spontanément en or. Je brûle d’observer pareille chose. Et pourtant, dans chaque accouplement humain, il y a un millier de millions de spermatozoïdes pour un oeuf unique. Multiplie ces probabilités par d’innombrables générations ; considère les chances qu’avaient tes ancêtres d’être en vie ; de se rencontrer ; d’engendrer ce fils précis ; cette fille exacte… Jusqu’à ce que ta mère aime un homme qu’elle a toute les raisons de haïr et de cette union, du millier de millions d’enfants en concurrence pour la fertilisation, c’est toi [Laurie], et toi seule, qui en a émergé. Distiller une forme si spécifique à partir de ce chaos d’improbabilités, comme transformer l’air en or.. C’est cela la plus grande improbabilité: le miracle thermodynamique.

Ce passage me gêne car il véhicule la notion du finalisme. C’est à dire une conception stipulant l’existence d’une cause finale de l’univers, de la nature ou de l’humanité. Autrement dit, les mécanismes mis en jeu dans la Nature tendraient vers un but, ici, la naissance de Laurie. Toute les actions des ancêtres et des générations précédentes auraient eu pour but la conception de Laurie. Ainsi, le finalisme fait intervenir des forces transcendantes à la matière et à la vie. Et l’on s’empresse de crier au miracle de la vie, celle-ci ne pouvant s’expliquer que par l’oeuvre d’une puissance supérieure, de préférence sacrée et divine.

En outre, l’emploi du « miracle thermodynamique » n’a pas de sens en lui-même car il oppose deux termes opposés: le miracle à la connotation religieuse et le thermodynamisme à la connotation scientifique. Je rappelle qu’un miracle est un fait extraordinaire ou surnaturel, attribué à une puissance divine et accompli soit directement, soit par un intermédiaire tandis que le thermodynamisme a pour fonction l’étude de la chaleur, des différentes machines thermiques et des systèmes à l’équilibre. La notion de miracle n’a donc pas de sens dans le domaine scientifique. Allons même plus loin: est ce que la notion de « miracle thermodynamique » ne ferait pas référence au second principe de la thermodynamique ?

« Toute transformation thermodynamique génère de l’entropie » (l’entropie étant une grandeur qui caractérise le désordre d’un système).

Par désordre croissante, sous-entend l’impossibilité de revenir en arrière. Mais peut être que je vais trop loin et que ce parallélisme n’ait aucun sens. Après tout, je doute que les auteurs de la BD aient une connaissance approfondie des mécanismes thermodynamiques (à ce propos, lire La thermodynamique : les bases et Le temps, source de désordre ?). Ne serait-il pas alors intéressant de savoir l’interprétation qu’ils en faisaient ? Mais ceci est une autre histoire…

Troisième et dernier point: l’improbabilité employé par Dr manhattan. Là aussi, c’est un argument qu’aiment employer les défenseurs de la religion. Songez un peu à toutes les coïncidences qu’il a fallu pour que la vie apparaisse: la formation de l’Univers et du système solaire avec la Terre pile-poil à la bonne distance du soleil, ni trop loin, ni trop près. Le bombardement météorique qui l’a épargnée, bien qu’il serait à l’origine de la formation de la Lune, satellite indispensable qui a stabilisé la rotation de la Terre. Etc, etc. Soit une longue file d’enchaînements improbables pour que la Vie apparaisse, puis en toute finalité (but de l’évolution), la splendeur de l’Homme dans toute sa gloire (rien à foutre de la femme, juste un brouillon…). Impossible ! Sauf si l’on pense à l’existence d’une puissance supérieure, par exemple Dieu ou d’autres divinités (quelle coïncidence !). Pourtant, cette logique est trompeur comme l’atteste ce passage:

Des choses improbables se produisent tout le temps, et le fait que quelque chose d’improbable se réalise ne signifie pas que cela ne peut avoir lieu. Par exemple, la prochaine fois que vous conduirez votre voiture quelque part, pensez combien il était improbable que tous ces conducteurs soient là, à côté de vous, conduisant sur la même route que vous en même temps. On découvre souvent, après les faits, que même si quelque chose de terriblement improbable s’est produit, cela ne nous donne aucune garantie quant à la nécessité d’une explication extraordinaire pour l’éclairer.
(Source citation: –> La théorie probabiliste peut-elle être utilisée pour réfuter la théorie de l’Evolution ? )

Nous ne retenons que les coïncidences les plus marquants, celles qui semblent trop gros pour faire partie du « naturel ». Par exemple, survivre à un accident d’avion, gagner au loto. Mais qui pense aux gens rencontrés dans le métro chaque jour, les articles lus chaque jour ? Les corrélations ne sont faites que par nous, par notre esprit sélective donc gare aux illusions. Un article intéressant l’explique bien mieux que moi : Les Coïncidences font partie de la vie.

En somme, tous les arguments que les créationnistes s’en servent pour contrer la théorie de l’évolution se retrouvent dans la réplique du Dr Manhattan à Laurie. Le finalisme est encore vivace et il surgit là on l’attend le moins. J’en avais d’ailleurs parlé dans mon billet: La classification phylogénétique du vivant (3). En fait, même si Dr Manhattan peut voir le déplacement des tachyons (particules imaginaires capables de se déplacer plus vite que la lumière), agir sur la matière au niveau atomique, il fait la même bourde que n’importe d’entre nous. A cette occasion il ferait preuve d’une grande humanité comme le faisait remarquer Tom Roud dans Le Dieu de l’émergence.

Incroyable non ?!

Lundi 27 avril 2009

Enfin, j’ai pu voir l’adaptation cinématographique de la BD de Dave Gibbons et Alan Moore ! La BD est un pur chef-d’oeuvre qui m’avait mis la tête à l’envers et je me doutais bien qu’il ne serait pas facile à adapter: récit dense, plusieurs niveaux de lecture, cases en gaufre (une technique difficile dans la BD), alternance dessins et texte, parfois trois histoires en même temps dans une seule case, etc…

Finalement, ce fut une bonne surprise: le début est tout simplement jouissif: musique agréable, scènes de combat avec effets de ralentis à la « 300″. Les clins d’oeil foisonnent sur l’écran. Ils peuvent se regrouper en deux catégories: la référence au monde réel (la fleur au fusil, l’immolation par le feu en public du moine bouddhiste, la Cène, le marin embrassant une infirmière lors de la libération de 1945, le 11 septembre 2001…) et la référence au monde de la BD (répliques reprises mot pour mot, images transposées littéralement à l’écran, apocalypse selon « Akira »…). Malheureusement, j’ai trouvé la fin du film un rien confus et l’ajout d’une morale typiquement hollywoodienne gâche le tout. J’ai regretté aussi que certains passages soient modifiés ou raccourcis alors qu’ils faisaient la force de la BD. Mais je peux comprendre les contraintes de l’adaptation cinématographique.

Concernant les personnages, ils sont fidèles et bien croqués. Mon préféré: Roscharch avec son masque aux taches noires mouvantes, sa violence lancinante, ses phrases concises et son absence de compromis, même face à l’apocalypse. Le moins réussi: Dr Manhattan car trop artificiel à mon goût, ça se voit trop que c’est du numérique et désolé mais l’espèce d’aura qui l’entoure, les arcanes électriques et la lumière qui traverse son corps, ça passe pas pour moi. C’est trop tapageur, surtout avec son corps qui évoque davantage le culturiste que le surhomme.

En somme, j’aurais passé un bon moment et je ne fus pas déçu du résultat, même si la BD reste incontournable pour qui veut en savoir plus sur les Watchmen. Une question: pourquoi ne pas en faire une série pour avoir le temps de développer pleinement la trame plutôt qu’un film ?

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(Source image –> X)

Aventure à la fois complexe et mystérieuse sur plusieurs niveaux, « Watchmen – Les Gardiens » – se passe dans une Amérique alternative de 1985 où les super-héros font partie du quotidien et où l’Horloge de l’Apocalypse – symbole de la tension entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique- indique en permanence minuit moins cinq. Lorsque l’un de ses anciens collègues est assassiné, Rorschach, un justicier masqué un peu à plat mais non moins déterminé, va découvrir un complot qui menace de tuer et de discréditer tous les super-héros du passé et du présent. Alors qu’il reprend contact avec son ancienne légion de justiciers -un groupe hétéroclite de super-héros retraités, seul l’un d’entre-eux possède de véritables pouvoirs- Rorschach entrevoit un complot inquiétant et de grande envergure lié à leur passé commun et qui aura des conséquences catastrophiques pour le futur. Leur mission est de protéger l’humanité… Mais qui veille sur ces gardiens ?

Plus de détails…
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- Critique dvdrama

Samedi 25 avril 2009

Frous-frous, volupté, désir et érotisme… C’est la fête du samedi soir ! Rien de tel qu’un blog axé sur le sexe pour se mettre dans le sujet. Il est partout et « ça fait vendre » (y compris sur ce blog) mais n’empêche que je tiens à vous présenter « Les 400 culs » dans toute leur splendeur, foin des positions kamasutriennes et des images pornographiques ! Originalité et irrévérence sont ses maîtres mots. Le sexe est abordé sous toutes les coutures, avec une forte teneur japonaise, et les articles tendent à nous faire réfléchir.

Cliquez sur l’image pour aller sur le site
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Je sens que ma réputation d’obsédé sexuel ne va pas s’arranger… Et cependant, quoi de mieux que se masturber et la cervelle et le sexe en harmonie ? Pour finir, je me demande si le titre du blog ne fait pas allusion aux quatre sans cul de Chambéry ?

Jeudi 23 avril 2009

Tonino Benacquista, écrivain français assez reconnu paraît-il. Pas pour moi: je l’ai découvert en lisant « Trois carrés rouges sur fond noir ». Ca faisait un bail que je n’avais lu un bon p’tit polar de derrière les fagots et j’avoue que celui-ci, je l’ai dévoré en une soirée. Au grand dam des bras de Morphée…

C’est bien mais ça cause de quoi ? D’un mec qui travaille comme accrocheur de tableau. Un petit boulot qu’il mène sans passion et sans haine, se contentant de suivre son collègue, Jacques. A 18h, tous les soirs, il file pour rejoindre sa raison de vivre: le billard dans un bar miteux où se fréquentent les confirmés, les passionnés et les champions de tout acabit. Petite vie routinière jusqu’au jour où un salopiaud lui écrabouille la main droite suite à une bagarre ayant pour cause le vol d’un tableau. Sa main d’or, sa main magique qui lui faisait rêver de la perfection géométrique et des bruissements des sphères célestes. Privés à jamais ! Depuis, il n’a plus qu’une obsession: retrouver le salopiaud et le tableau volé, tableau étrange sans qu’il ne sache dire pourquoi…

Le début de livre accroche tout de suite par une magistrale description du dur métier d’accrocheur: trouver l’équilibre entre la géométrie de la pièce, la mise en valeur des tableaux et la chorégraphie du public. Sont également poilantes les jeux de mot noirs sur la main manquante: « tomber à bras raccourci », « il n’a pas eu la main heureuse », etc. Mais surtout, ce sont quelques coulisses de la peinture dans les galeries qui sont décrites: un vrai régal ! Je suis un peu resté sur ma fin à la faim. Au moins « trois carrés rouges sur fond noir » m’aura donné envie de lire les autres bouquins de Benacquista.

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(Scan couverture)

En savoir plus…
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- Biographie

Mardi 21 avril 2009

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(Source image –> X)

OUF !
*Reprend son souffle*

Que vient faire ce sigle barbare, posé comme une mouche à merde sur cette belle page blanche ? Béotien ! Il s’agît de l’abréviation de World Wide Web Consortium. Moi non, je ne sais pas ce que veulent dire ces trois mots anglais et je m’en bats royalement comme de la première couche culotte de mes mémés. Ce que je sais par contre, c’est que derrière ce sigle, il y a une volonté d’établir et de diffuser des normes standards sur le Web. C’est là que ça devient intéressant.

Après avoir réécrit le code du blog de A à Z grâce au bouquin sur wordpress , l’étape suivante était de corriger toutes les mauvaises utilisations du langage xhtml et du code CSS, ceux là même qui structurent et mettent en forme ce blog. J’ai commencé jeudi ou vendredi dernier et je viens de terminer cette nuit. Et tu sais quoi ? « Sirtin » est maintenant conforme aux normes de W3C ! (*)

YEAAAAAH !!
*Oh, yes baby …*

Je peux te dire que j’en ai chié et que j’ai fait chier le monde avec ma litanie obsédante: « w3c… w3c… w3c… » qui bouffait mes pensées du matin au soir. Bref, une bonne crise de monomania dont je suis coutumier… Oui, bon, c’est bien joli tout ça mais quel intérêt pour toi cher internaute ? Toi qui n’en a sûrement rien à branler des normes. Tout ce que tu veux sûrement, c’est naviguer sur le Net, vite et bien. Justement coco ! Respecter ces normes, ça permet une compatibilité du site avec tous les navigateurs, un chargement des pages plus rapide et un meilleur référencement sur les moteurs de recherche. Il y a d’autres avantages non négligeables mais je ne vais pas dresser la liste complète, les liens ci-dessous sauront bien mieux t’expliquer que moi.

Concrètement, j’ai du supprimer les galeries photos sur l’art urbain car le plugin que j’utilisais n’est pas valide. De toute façon, il y a longtemps que j’ai envie de faire un photoblog à part entière mais ceci est une autre histoire. Le hic, c’est qu’il y a peu de galeries flash conforme et ceux qui le sont ne conviennent pas à ce que j’ai en tête. On verra bien… (#)

Qui m’empêche de déclamer haut et fort que tout est propre nickel et que derrière, c’est du travail bien salopé ? Rien de plus simple, il suffit de cliquer sur les icônes en bas de la page et tu pourras vérifier par toi même que tout est nickel chrome. Si ce n’est pas le cas, n’hésite pas à me le faire savoir et tu auras bien raison de pousser une gueulante. Oki, j’avoue, j’avoue, c’est pour me la péter plus haut que mon cul mais n’empêche que ! J’ai choisi d’afficher ces icônes par garantie de transparence. N’importe qui peut vérifier.

Il ne me reste plus qu’une dernière étape: rendre le site complètement accessible à tout le monde, selon les besoins plus ou moins spécifiques de chacun. Je connais très bien la frustration de ne pas avoir l’information souhaitée. Il est donc hors de question que ce blog soit réservée à une partie des internautes. Encore du travail en perspective mais ce ne sera pas avant deux mois, le temps de finir mon mémoire et ma soutenance de fin d’année.

Pour finir, un grand merci à :
- Maître Yoda pour ses conseils.
- Meya pour avoir réussi à supporter le gros chieur que je suis.

[EDIT]
(*) Bon, bon, je me rends compte qu’il y a une erreur dans la page « recherche avancée ». Ceci est dû à la génération automatique de la balise « p » par wordpress et non au plugin lui même qui est propre. Si j’ai trouvé comme enlever cette génération automatique, ça foutait en l’air la mise en forme des commentaires et de certains articles. J’ai donc tout remis comme avant et j’espère qu’on me pardonnera pour cette seule faute.

(#) Finalement, j’ai remis les galeries photos car la dernière version du plugin « wp-simpleviewer » est maintenant valide. Ouf ! Alors, ferais je un photoblog à part entière ou non ? Aucune idée pour le moment…

En savoir plus…
- Le W3C et les standards du web
- Pourquoi les standards du W3C ?
- W3C: site officiel

Dimanche 19 avril 2009

Toi qui cherche le « poui poui » des oiseaux, le murmure de l’onde cristalline et la tranquillité du ciel d’azur, passe ton chemin car le billet qui va suivre est une gueulante. Des lourds nuages sombres s’amoncellent, menaçant d’inonder les oiseaux sous des vagues rugissantes…

L’objet de mon ire ? Deux articles parus respectivement dans L’intern@ute/Science et Le journal du Net/Science: Comment les oiseaux migrateurs savent-ils où aller ? et Comment les oiseaux migrateurs savent-ils où aller ?. (*) Que remarques tu ? Ces deux articles sont identiques, à la virgule près ! Qui a copié sur l’autre ? Ce n’est pas la première fois que je constate ce genre de pratique lors de mes recherches sur le Net à propos de sujets scientifiques mais là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Internet est merveilleux en ce sens que l’accès à l’information n’a jamais été aussi facile. Il est loin le temps où les collégiens devaient aller à la bibliothèque, fouiner dans des livres poussiéreux et glaner des informations. Mais Internet a aussi son revers: il devient plus difficile de vérifier la fiabilité des informations. A moins d’avoir quelques bases sur le sujet documenté, il est aisé de se fourvoyer sur une mauvaise voie.

Un autre exemple: l’article sur le gyroscope publié par Wikipédia et par Techno-Science. Identiques ! Techno-Science a au moins le mérite de mentionner la source mais je n’aime guère ce site qui se contente de faire du copier/coller. A quoi bon faire un site si c’est juste pour répéter comme un perroquet, loin de la réflexion ? Comment la Science peut-elle avoir un impact crédible si l’on trouve la même chose partout ? Cela concerne tous les domaines bien sûr mais la Science est issue fondamentalement de l’interrogation et du doute,non d’un matériau immuable et figé dans le marbre. Ce sont les conditions nécessaires pour se remettre en cause et aller plus loin. Mais nous avons une fâcheuse tendance à se contenter de la même opinion majoritaire. C’est tellement plus reposant ! Oh, qu’une information soit largement diffusée, je n’y trouve rien à redire mais à la condition express qu’on fasse un minimum d’effort d’assimilation pour mieux la retransmettre.

Ce qui n’est pas le cas des sites cités (vilain jeu de mots): L’intern@ute, Le journal du Net, Techno-Science et autres du même acabit. Pour conclure fort peu honorablement, je les conchie !

(*) Trouvé ces articles en cherchant sur les oiseaux migrateurs pour un commentaire du billet: L’homogénéité des cinq sens parmi les êtres vivants

Vendredi 17 avril 2009

C’est ma pensée du soir, celle qui te fait *tilt* sans prévenir et te fait turbiner la cervelle. Parfois pour pas grand chose, parfois c’est un pur trait de génie (ou de connerie). Est ce le cas ? Juges en !

Depuis tout petit, j’étais fasciné par les cinq sens et je le suis toujours. La vision, le goût, le toucher, l’odorat et l’audition, ces cinq petites fenêtres qui nous donne un aperçu de l’extérieur et nous donne les bases de la construction de notre réalité. Pour chaque utilisation différente des récepteurs sensoriels, c’est le monde extérieur qui change et ceci est encore plus vrai parmi les êtres vivants (lire: La réalité changeante du cerveau).

Quoi de commun entre l’odorat élevé d’un chien, le goût développé d’un serpent et la vue perçante d’un rapace ? Pas grand chose… Et pourtant ! Si l’on se penche un peu plus sur la variété des systèmes sensoriels, on se rend compte que la forme change mais que le fond demeure. Autrement dit, les récepteurs sensoriels, tout en s’adaptant au milieu à un degré divers, restent communs.

Par exemple, les éléphants sont capables de percevoir des infrasons et des ondes sismiques mais cela repose sur la détection des ondes sonores et des vibrations (lire: Un éléphant, ça communique infrasismement). Le système d’écholocalisation des chauve-souris et des dauphins, aussi insolite soit-il, reste basé sur la détection des ondes sonores. Les abeilles détectent les ultraviolets qui font partie du spectre lumineux, au même titre que la lumière visible. En somme, les cinq sens restent présents sous des déclinaisons multiples.

Je ne vois que deux exceptions qui échappent à la règle générale: la détection du champ magnétique par les oiseaux migrateurs et celle du champ électrique par les requins ou les ornithorynques. Et encore, cela reste à confirmer, du moins pour les oiseaux migrateurs. A part ça, les cinq sens restent présents sous des déclinaisons multiples. En cliquant ici, tu trouveras un tableau récapitulatif des organes sensoriels des êtres vivants.

Au fond, n’est ce pas étonnant que cette diversité cache en fait une base commune aux êtres vivants dotés d’un système sensoriel ? Je n’y avais jamais pensé et j’en suis bien plus fasciné, comme celle que j’éprouve devant un visage sans cesse changeant et utilisant pourtant les mêmes ingrédients: nez, bouche, oreilles, sourcis, menton, yeux…

C’était ma pensée du soir…
Vais m’endormir béat devant le spectacle de la comédie vivante.

170409

(Source image –> X)