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	<title>Commentaires sur : Peinture burlesque ? Arcimboldo !</title>
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	<description>Qu&#039;il est taquin cet Arlequin !</description>
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		<title>Par : Sirtin</title>
		<link>http://www.sirtin.fr/2007/10/22/peinture-burlesque-arcimboldo/#comment-31</link>
		<dc:creator>Sirtin</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Oct 2007 09:35:18 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour ce commentaire qui m&#039;a donné envie d&#039;en savoir plus sur les masques bachiques faisant référence à Bacchus (nom romain) ou Dionysos (nom grec). Dans la mythologie romaine, il est le dieu du vin et des fêtes alors que dans la mythologie grecque, il incarne les opposés et ambiguïtés (raison et folie, excès et modération...). Je connais mal la suite et je ne veux pas dire de bêtise. Juste mentionner cet extrait qui apporte une profondeur et confirme l&#039;inspiration à partir de ces masques :

&lt;em&gt;&quot;Si l’on considère Arcimboldo comme un novateur dans la systématisation de ses portraits, il faut se rappeler qu’à son époque il existe déjà une tradition, depuis l’antique, de masques bachiques ou hellénistiques, formés d’éléments pris dans la Nature.
Plusieurs des artistes de la Renaissance, dont Léonard de Vinci et Jérôme Bosch, s’étaient déjà intéressés aux faciès monstrueux, aux portraits déformés par des jeux de glace, ainsi qu’aux compositions à base d’éléments détournés. Les peintures d’Arcimboldo sont donc conformes aux penchants maniéristes.&quot;&lt;/em&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour ce commentaire qui m&#8217;a donné envie d&#8217;en savoir plus sur les masques bachiques faisant référence à Bacchus (nom romain) ou Dionysos (nom grec). Dans la mythologie romaine, il est le dieu du vin et des fêtes alors que dans la mythologie grecque, il incarne les opposés et ambiguïtés (raison et folie, excès et modération&#8230;). Je connais mal la suite et je ne veux pas dire de bêtise. Juste mentionner cet extrait qui apporte une profondeur et confirme l&#8217;inspiration à partir de ces masques :</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Si l’on considère Arcimboldo comme un novateur dans la systématisation de ses portraits, il faut se rappeler qu’à son époque il existe déjà une tradition, depuis l’antique, de masques bachiques ou hellénistiques, formés d’éléments pris dans la Nature.<br />
Plusieurs des artistes de la Renaissance, dont Léonard de Vinci et Jérôme Bosch, s’étaient déjà intéressés aux faciès monstrueux, aux portraits déformés par des jeux de glace, ainsi qu’aux compositions à base d’éléments détournés. Les peintures d’Arcimboldo sont donc conformes aux penchants maniéristes.&nbsp;&raquo;</em></p>
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		<title>Par : Aleph</title>
		<link>http://www.sirtin.fr/2007/10/22/peinture-burlesque-arcimboldo/#comment-30</link>
		<dc:creator>Aleph</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2007 06:46:59 +0000</pubDate>
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		<description>Très intéressante question que la tienne: quel est l&#039;état de la représentation du vivant au temps d&#039;Arcimboldo (XVIe)?
L&#039;innovation d&#039;Arcimboldo est toute relative: à l&#039;époque, on s&#039;inspire beaucoup des masques bachiques de l&#039;Antiquité (formés de feuilles de vigne). Qui plus est, le jeu sur la déformation, la composition, l&#039;anamorphose est relativement partagé par les peintres de son temps. De Vinci avait fait une lettre célèbre sur l&#039;art de peindre un monstre: une véritable recette de cuisine du type &quot;un griffon en cinq leçons&quot;! Pour la caricature, Arcimboldo puise aussi largement dans l&#039;art populaire et ses truculences (puisque tu revendiques la figure d&#039;Arlequin, cela ne t&#039;est pas étranger, hé, hé).
Sur cette façon de concilier le mythologique et la description fine du vivant, le merveilleux et le classement des espèces: les modèles de représentation en sont clairement exposés dans le début du livre de Michel Foucault, LES MOTS ET LES CHOSES.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Très intéressante question que la tienne: quel est l&#8217;état de la représentation du vivant au temps d&#8217;Arcimboldo (XVIe)?<br />
L&#8217;innovation d&#8217;Arcimboldo est toute relative: à l&#8217;époque, on s&#8217;inspire beaucoup des masques bachiques de l&#8217;Antiquité (formés de feuilles de vigne). Qui plus est, le jeu sur la déformation, la composition, l&#8217;anamorphose est relativement partagé par les peintres de son temps. De Vinci avait fait une lettre célèbre sur l&#8217;art de peindre un monstre: une véritable recette de cuisine du type &laquo;&nbsp;un griffon en cinq leçons&nbsp;&raquo;! Pour la caricature, Arcimboldo puise aussi largement dans l&#8217;art populaire et ses truculences (puisque tu revendiques la figure d&#8217;Arlequin, cela ne t&#8217;est pas étranger, hé, hé).<br />
Sur cette façon de concilier le mythologique et la description fine du vivant, le merveilleux et le classement des espèces: les modèles de représentation en sont clairement exposés dans le début du livre de Michel Foucault, LES MOTS ET LES CHOSES.</p>
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